Installation d'une chaudière électrique ORAVA – procédure, exigences et ce que l'électricien doit faire
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Exemple concret : pourquoi l’installation d’une chaudière ORAVA ne se fait pas seul
Imaginons une maison neuve où le propriétaire a choisi une chaudière électrique de la gamme ORAVA pour alimenter son système de chauffage. Bien que ce type d’équipement soit technologiquement simple par rapport à d’autres systèmes, comme les chaudières à gaz ou les pompes à chaleur, cela ne signifie pas qu’elle puisse être installée sans assistance professionnelle. Contrairement à ces autres solutions, la chaudière électrique n’a pas de chambre de combustion, ne nécessite pas de conduits d’évacuation ou de raccordement au gaz, ni même une étude du terrain. Cependant, la mise en place de l’installation électrique doit respecter des normes très strictes.
En effet, le branchement de la chaudière électrique s’intègre dans l’ensemble du réseau électrique de la maison. Une erreur de câblage ou de dimensionnement peut entraîner des pannes, voire des risques pour la sécurité. C’est pourquoi une intervention d’un électricien qualifié est indispensable. L’objectif de cet article est de vous guider pas à pas à travers l’ensemble du processus, depuis la phase de planification, en passant par les travaux hydrauliques, jusqu’à la mise en service réalisée par l’électricien.
Pour faire un choix éclairé entre une chaudière et un radiateur, lisez l’article Chaudière électrique vs. radiateur ORAVA – quel type de chauffage est plus rentable. Si vous souhaitez vérifier la puissance nécessaire, consultez Quelle puissance de chaudière électrique ORAVA est nécessaire pour votre foyer. Ici, nous supposons que vous avez déjà sélectionné votre modèle et que vous souhaitez comprendre les étapes de l’installation.
Les critères pour choisir la chaudière ORAVA adaptée à votre projet
La série ORAVA propose des chaudières électriques conçues pour le chauffage central, en chauffant l’eau d’un circuit fermé, distribué via radiateurs, canalisations ou boucles de plancher chauffant. Elles se substituent aux modèles à gaz ou au fioul, avec l’avantage d’une maintenance simplifiée et de l’absence totale de besoin de cheminée.
Quels modèles choisir en fonction de vos besoins ?
- ORAVA EK-2003 – Idéale pour les espaces restreints ou comme chauffage d’appoint
- ORAVA EK-2004 – Plus adaptée aux maisons familiales, grâce à une régulation avancée
- ORAVA VL-202 – Modèle intégrant un ballon, pour le chauffage central et la production d’eau chaude
- ORAVA VL-201 – Solution de base en version ballon, pour les installations réduites
Les éléments clés à évaluer avant l’installation
- Définir la puissance nécessaire en fonction de la surface à chauffer
- Vérifier si votre alimentation est monophasée ou triphasée
- Connaître la capacité du disjoncteur principal pour garantir la sécurité
Une réponse claire à ces questions vous permettra de choisir la chaudière la mieux adaptée et d’anticiper les interventions techniques avec professionnels.
Vérifications essentielles avant de poser une chaudière électrique
Un audit électrique incontournable
Avant d’installer une chaudière électrique, il est indispensable de s’assurer que l’installation électrique de votre maison est adaptée. En effet, ces appareils consomment une puissance importante, et selon leur modèle, peuvent nécessiter une alimentation triphasée, des câbles renforcés ou une mise à la terre renforcée. Dans de nombreux cas, une mise aux normes électrique est obligatoire avant même le branchement de l’appareil.
Les chaudières électriques de faible puissance, comme un modèle de 4 kW, nécessitent une alimentation monophasée (230 V) et peuvent consommer jusqu’à 17,4 A. Les appareils de 9 à 12 kW demandent déjà une alimentation triphasée 3×400 V et des disjoncteurs d’au moins 16 à 25 A par phase. Pour les modèles de 18 kW et plus, les protections doivent atteindre 25 à 32 A par phase, avec des câbles de 6 mm² (cuivre) ou plus.
Un professionnel doit donc vérifier plusieurs éléments cruciaux, notamment :
- La capacité du HDO et du disjoncteur principal
- L’état général du tableau électrique
- La section des câbles reliant le tableau à l’emplacement de la chaudière
- La présence continue du conducteur de protection (PE)
- L’état de la mise à la terre générale du bâtiment
Si votre maison ne dispose pas d’une alimentation triphasée, mais que vous avez besoin d’une chaudière de plus de 3,5 kW, vous devrez solliciter une modification du réseau électrique. Ce type de demande prend en moyenne 4 à 8 semaines et peut coûter entre quelques centaines d’euros et mille euros, selon la distance de la sous-station et l’état du réseau.
Adaptation du système hydraulique
En cas de remplacement d’une chaudière ancienne (à gaz ou au fioul), il est primordial de vérifier l’ensemble du système hydraulique. Contrairement aux chaudières traditionnelles, les chaudières électriques ne chauffent l’eau qu’à des températures plus modérées. Par exemple, la plupart des modèles ORAVA fonctionnent jusqu’à 85 °C, mais une température courante est de 55 à 70 °C. Cela peut entraîner une puissance de chauffage insuffisante si les radiateurs anciens étaient conçus pour fonctionner à 90 °C. Une solution consiste alors à ajouter des radiateurs ou à augmenter la puissance de la chaudière.
En revanche, une nouvelle installation est plus flexible. Pour un chauffage au sol, la chaudière électrique est particulièrement adaptée, car le système fonctionne à des températures plus basses (35 à 45 °C), ce qui réduit la charge sur l’appareil et prolonge sa durée de vie.
Installation d’une chaudière électrique ORAVA : les étapes essentielles
Pour une chaudière électrique ORAVA, l’installation se divise en quatre phases principales : le choix de l’emplacement, la mise en place du raccordement hydraulique, le raccordement électrique, et enfin la mise en service. Voici les points clés à maîtriser avant d’entamer ces étapes.
- Sélectionner un endroit sec, accessible, avec une bonne connexion électrique
- Prévoir les composants hydrauliques obligatoires : vase d’expansion, circulateur, soupape de sécurité
- Utiliser un câble électrique adapté à la puissance de la chaudière, posé par un électricien qualifié
- Effectuer un test hydraulique avant la mise en service
- Vérifier le fonctionnement complet (circulation, pression, régulation)
Où installer la chaudière électrique ORAVA ?
Contrairement aux chaudières à combustible, l’ORAVA ne nécessite ni cheminée ni ventilation spécifique, ce qui permet une grande flexibilité dans le choix de l’emplacement. Elle peut être installée dans une cave, une salle technique, un couloir, voire une cuisine spacieuse. Cependant, un local technique reste le choix recommandé, notamment pour faciliter l’entretien, limiter l’humidité, et garantir l’accès aux composants annexes comme le vase d’expansion.
Quelques critères à prendre en compte lors de la sélection du site :
- Respecter les distances minimales vis-à-vis des matériaux combustibles (50 à 100 mm sur les côtés, 200 mm en hauteur)
- Veiller à une évacuation efficace du condensat, via un égouttement ou une soupape de sécurité
- Assurer un espace d’au moins 600 mm devant l’appareil pour l’entretien
- Placer la chaudière proche d’une source électrique pour réduire la longueur du câble
- Choisir un mur résistant si l’installation est murale, car la chaudière peut peser entre 30 et 60 kg
Quels composants hydrauliques sont nécessaires ?
Le raccordement hydraulique est assuré par un plombier ou un chauffagiste. La chaudière est connectée à un circuit de chauffage fermé, et plusieurs éléments doivent être inclus dans le montage pour assurer sa sécurité et son efficacité.
Voici les composants indispensables à intégrer dans l’installation :
- Vase d’expansion : indispensable pour compenser la dilatation de l’eau. Pour un volume de 100 à 150 litres, un vase de 18 à 25 litres est généralement suffisant. Certains modèles ORAVA disposent d’un vase intégré.
- Circulateur : permet la circulation de l’eau dans le circuit. Certains modèles incorporent un circulateur intégré, mais il faut en ajouter un séparé si ce n’est pas le cas.
- Soupape de sécurité : réglée à 2,5 à 3 bar, elle protège le système contre la surpression. Aucune vanne ne doit être installée après elle.
- Manomètre : pour surveiller la pression dans le circuit.
- Vannes à boisseau sphérique : installées sur les canalisations d’entrée et de retour pour isoler la chaudière sans vider le système.
- Filtre ou séparateur magnétique : utile pour capter les impuretés pouvant endommager le corps de chauffe, surtout dans les anciens systèmes.
- Vanne de purge d’air : placée au point le plus haut du circuit.
Une fois ces éléments montés, le système est rempli d’eau, idéalement traitée ou déminéralisée, et pressurisé à 1,0 à 1,5 bar à froid. Un essai de pression est réalisé avant le raccordement électrique et avant la première mise en marche.
Quel type de câble et de protections électriques utiliser ?
Cette étape est essentielle et doit être exécutée par un électricien qualifié, conformément à l’arrêté no 508/2009 Z.z. Une mauvaise mise en œuvre est dangereuse, illégale, et annule la garantie de l’appareil.
L’électricien effectue les actions suivantes :
- Choix du câble : pour une chaudière triphasée de 9 kW, utiliser un câble 5G 2,5 mm² en cuivre. Pour 12 à 18 kW, opter pour un câble 5G 4 mm². Au-delà de 18 kW, un câble 5G 6 mm² est nécessaire. Les câbles en aluminium ne conviennent pas.
- Installation des dispositifs de protection : chaque chaudière doit disposer d’un disjoncteur dédié et d’un dispositif différentiel (FI) sensible à 30 mA. Le FI est obligatoire pour les logements collectifs et fortement recommandé pour les maisons individuelles.
- Protection du câble : le câble est posé dans une gaine ou un tube pour le protéger des dommages mécaniques, de la surchauffe et de l’humidité. Dans les murs, il est encastré avec un revêtement de plâtre d’au moins 5 cm.
- Raccordement à la chaudière : les fils individuels (L1, L2, L3, N, PE) sont branchés selon le schéma du fabricant. Chaque marque a son propre cahier des charges – ne jamais improviser.
- Raccordement à la terre : le fil de protection PE doit être relié à la borne de terre de la chaudière, et l’appareil doit être connecté au système de protection TN-S ou TN-C-S.
- Branchement d’un thermostat ou d’un HDO : la plupart des modèles ORAVA acceptent un thermostat externe. Ce dernier est branché sur des bornes à faible impédance, généralement en 230 V AC ou en contact sans potentiel. C’est également l’occasion de connecter un HDO pour une gestion de la consommation énergétique.
Quelles vérifications effectuer lors de la première mise en marche ?
Une fois le câblage électrique terminé et l’essai hydraulique réussi, la mise en service peut être effectuée. Idéalement, ce test est réalisé par un technicien ou, au minimum, par un plombier expérimenté en collaboration avec un électricien.
Voici les contrôles essentiels à réaliser lors de la première mise en marche :
- Dégazage du système : chauffer progressivement et purger les radiateurs, en commençant par les plus éloignés, puis en s’approchant de la pompe.
- Fonctionnement du circulateur : vérifier qu’il tourne normalement, sans bruit anormal.
- Étanchéité des raccords : inspecter toutes les connexions après 10 à 15 minutes de chauffe.
- Température du circuit : en fonctionnement normal, la différence entre la température de sortie et celle du retour est de 10 à 15 °C.
- Réaction du thermostat : la chaudière doit allumer et éteindre en fonction de la demande.
- Paramétrage de la puissance : la plupart des chaudières permettent d’ajuster la puissance maximale (pleine puissance, 2/3, 1/3), ce qui est utile pour l’adaptation saisonnière.
- Documentation : l’électricien rédige un rapport d’essai technique et l’ajoute au registre d’entretien.
Installation électrique d’une chaudière : les obligations légales et les tests à effectuer
Lors de l’installation d’une chaudière, il est essentiel de comprendre que l’intervention de l’électricien ne se limite pas à la simple mise en place d’un câblage. Le professionnel exerce une fonction technique et juridique précise. Il doit respecter des normes strictes, effectuer des tests obligatoires et produire un document essentiel : le rapport d’inspection et d’essai professionnels (OPS).
Manque de tests électriques : un risque pour la conformité
Un des éléments clés du processus est l’absence de tests complets effectués après l’installation ou la modification du réseau électrique. Cela peut entraîner une non-conformité de l’installation. Ainsi, l’électricien doit réaliser une inspection complète, incluant plusieurs vérifications techniques, pour garantir la sécurité et l’efficacité du système.
Inspection et essai professionnels (OPS) : les tests à effectuer
Conformément aux normes STN 33 1500 et STN EN 60364, l’électricien est tenu de produire un rapport d’inspection et d’essai professionnels (OPS) après chaque nouvelle installation ou modification majeure. Ce document inclut les éléments suivants :
- Une inspection visuelle du câblage, de la protection mécanique et du marquage des conducteurs
- Une mesure de l’isolation : la résistance doit être d’au moins 0,5 MΩ
- Une vérification de la mise à la terre, en s’assurant que sa résistance ne dépasse pas les valeurs définies
- Un test du disjoncteur FI, via le bouton de test et un appareil de mesure
- Une vérification de la sélectivité des disjoncteurs, pour que seul celui associé à la chaudière se déclenche en cas de panne
Le rapport OPS est indispensable. Sans ce document, l’installation n’est pas légale, et cela peut poser des problèmes d’assurance en cas d’accident ou d’incendie. Vous devez donc le conserver avec la notice de la chaudière et la facture de l’installation.
Choix incorrect des protections : risque de surcharge ou d’interdiction
Un choix inadéquat des protections peut entraîner une surcharge du circuit, un arrêt inopiné de la chaudière ou une interdiction d’exploitation. Pour référence, voici des valeurs typiques de protection selon la puissance de la chaudière :
| Puissance de la chaudière | Alimentation | Section minimale du câble (Cu) | Disjoncteur | Disjoncteur différentiel |
|---|---|---|---|---|
| jusqu’à 3,5 kW | 1× 230 V | 3G 2,5 mm² | B16 A (1-pôle) | 30 mA, 25 A |
| 4 – 6 kW | 3× 400 V | 5G 2,5 mm² | B10 A (3-pôle) | 30 mA, 25 A |
| 7 – 12 kW | 3× 400 V | 5G 4 mm² | B20 A (3-pôle) | 30 mA, 40 A |
| 13 – 18 kW | 3× 400 V | 5G 6 mm² | B25 A (3-pôle) | 30 mA, 40 A |
| 18 – 24 kW | 3× 400 V | 5G 10 mm² | B32 A (3-pôle) | 30 mA, 63 A |
Ces valeurs sont données à titre indicatif et valables pour une longueur de câble de 20 à 30 mètres. En cas de câbles plus longs, l’électricien doit recalculer la chute de tension et éventuellement choisir une section de câble plus grande.
Manque de dispositif HDO : une perte d’opportunité d’économie
Les chaudières électriques peuvent bénéficier d’un tarif double (D45d ou D56d) pour réduire le coût énergétique. Cependant, cela nécessite l’installation d’un récepteur HDO, qui permet de commander la chaudière à distance. L’électricien doit connecter l’entrée HDO de la chaudière aux contacts du récepteur, généralement sans potentiel (contacts secs), pour éviter toute confusion avec l’alimentation électrique.
Cette fonctionnalité est cruciale en termes d’économie. Avec le tarif D45d, vous pouvez profiter d’un prix plus avantageux pendant 20 à 22 heures par jour. Cela peut réduire de plusieurs centaines d’euros le coût annuel d’une chaudière consommant 10 000 kWh.
Quelles erreurs éviter lors de la mise en place d'une chaudière électrique ?
Il arrive souvent que les ennuis liés à une chaudière électrique proviennent non pas d’un défaut de l’appareil, mais d’une installation inadéquate. Voici quelques interrogations clés pour identifier les pièges à éviter.
Puis-je connecter une chaudière de 12 kW à une alimentation monophasée de 16 A ?
Non, cette combinaison est inadaptée. Une alimentation monophasée limitée à 16 A ne supporte qu’une puissance maximale de 3,5 kW. Avant d’acquérir une chaudière, il est indispensable de vérifier la capacité électrique du domicile. Pour plus d’informations, consultez l'article Quelle puissance de chaudière électrique ORAVA ai-je besoin pour mon foyer ?.
Est-il nécessaire d’installer un filtre ou un séparateur magnétique ?
Oui, surtout dans les systèmes anciens avec des radiateurs en acier ou en fonte. Le temps aidant, la corrosion et les impuretés s’accumulent dans le circuit. Si ces saletés atteignent le corps de chauffe, elles altèrent la performance thermique et raccourcissent sa durée de vie. L’ajout d’un filtre, à un coût de 20 à 50 euros, permet d’éviter des réparations onéreuses.
Quelles sont les conséquences d’une vase d’expansion inadaptée ?
Quand l’eau est chauffée de 10 °C à 80 °C, son volume augmente de 3 à 4 %. Dans un système de 200 litres, cela représente 6 à 8 litres supplémentaires. Une vase d’expansion mal dimensionnée ou absente ne peut absorber ce volume. La pression excédentaire peut alors forcer l’ouverture de la soupape de sécurité, entraînant une perte d’eau et un refroidissement forcé du système.
Quels risques encourus en installant une chaudière sans vérification électrique ?
L’installation d’une chaudière sans document officiel comme le rapport de vérification électrique (OPS) expose à des conséquences graves. Si un incident survient plus tard, la compagnie d’assurance peut refuser l’indemnisation en raison d’une installation non conforme. Ce scénario, bien qu’inquiétant, est fréquemment observé dans la pratique.
Comment éviter un contact entre l’eau et l’électricité en installation murale ?
Un raccord défectueux au-dessus de la chaudière peut provoquer une fuite qui atteint directement les câbles ou bornes électriques. Cela crée un danger évident. Tous les raccords hydrauliques installés au-dessus de l’appareil doivent être soigneusement étanches et vérifiés après l’installation.
Chaudières ORAVA VL-201 et VL-202 : des précautions particulières lors de l’installation
Imaginons une installation classique : une maison équipée d’une chaudière combinée à un ballon d’eau chaude sanitaire. Avec les chaudières ORAVA VL-201 et ORAVA VL-202, ce dispositif est intégré dans un seul appareil. Cependant, cela exige une attention particulière à certains paramètres techniques.
Quelques points essentiels à respecter
- Gestion de la pression de l'eau froide : le ballon ECS est relié directement à l'eau froide. La pression doit être comprise entre 0,3 et 6 bar, selon le modèle. Si la pression du réseau excède cette limite, une vanne de réduction doit être installée.
- Deux soupapes de sécurité : il ne faut pas confondre les protections. Le circuit de chauffage et le circuit ECS disposent chacun de leur propre soupape de sécurité, indépendantes l’une de l’autre.
Maintenance et hygiène du ballon ECS
Pour éviter l’accumulation de tartre, le ballon doit être détartré au moins une fois par an. Cela nécessite la présence d’un robinet de vidange à sa base. En outre, pour limiter le risque de prolifération de la bactérie Legionella, l’eau doit être chauffée à 65 °C au moins une fois par semaine. La plupart des modèles ORAVA incluent un programme anti-légionellose pour automatiser cette opération.
Conditions à respecter pour l'efficacité des garanties et du SAV
Pour que les garanties du fabricant et du vendeur soient valables, plusieurs critères doivent être remplis. Ces points garantissent non seulement la conformité de l’installation, mais aussi la pérennité du matériel. Voici les principaux éléments à surveiller :
- L'installation doit être réalisée par un professionnel qualifié, comme un électricien titulaire d’un certificat valide
- Un certificat ou un rapport d’installation établi par le technicien est indispensable
- Le fonctionnement doit se faire dans les limites définies (pression, température, puissance)
- Un entretien régulier, conformément au mode d'emploi, est obligatoire – pour en savoir plus, lisez Entretien et SAV de la chaudière électrique ORAVA – ce qu'il faut contrôler et à quelle fréquence
En cas de réclamation, des signes tels que la corrosion, les brûlures ou les dommages mécaniques sont examinés. Ces vérifications ne sont pas une simple formalité, mais un moyen concret de protéger votre appareil et votre budget à long terme.
Coût total de l'installation : les éléments à prendre en compte
Pour une maison familiale standard, sans gros travaux, le coût de l'installation d'une chaudière électrique se situe entre 500 et 800 euros en situation favorable, ou entre 1500 et 3000 euros si des adaptations électriques importantes sont nécessaires. Ces montants incluent les travaux et les matériaux, mais pas la chaudière elle-même.
Les composantes du prix d'installation
Plusieurs éléments entrent en jeu dans le calcul final. L'intervention de l'électricien (câblage, protections, vérifications) peut varier entre 150 et 350 euros. Le matériel électrique (câble, disjoncteur, etc.) coûte entre 80 et 200 euros. L'installateur thermique réalise les branchements hydrauliques, ce qui représente un coût de 200 à 500 euros. Enfin, le matériel hydraulique dépend de l'état du système existant, avec un prix compris entre 100 et 400 euros.
En cas de besoin d'adapter le tableau électrique ou l'alimentation, le budget peut grimper de 300 à 1500 euros.
Clarification des aspects techniques et réglementaires liés à la chaudière ORAVA
Pour une installation électrique en toute sécurité, voici les réponses essentielles aux interrogations les plus courantes :
- Le raccordement électrique doit être réalisé par un professionnel certifié selon l'arrêté no 508/2009.
- L’installation peut prendre de 1 à 2 jours ouvrables, voire plus si des travaux électriques sont nécessaires.
- Aucune autorisation de construction n’est habituellement requise, sauf cas particuliers.
- Certains modèles ORAVA permettent de produire de l'eau chaude sanitaire (ECS) en été.
- La pression du système après remplissage se situe entre 1,0 et 1,5 bar.
- La chaudière doit disposer d’un circuit électrique indépendant avec un disjoncteur et idéalement un différentiel.
Le raccordement électrique est-il réservé aux professionnels ?
Il est strictement interdit de raccorder une chaudière électrique sans l'intervention d’un technicien titulaire du certificat requis. Toute chaudière dépassant 3,5 kW de puissance doit être connectée par une personne détenant le certificat valide selon l'arrêté no 508/2009. Une installation non conforme annule la garantie, nuit à la sécurité électrique et peut causer un incendie ou un risque électrique grave.
Combien de temps faut-il prévoir pour l’installation ?
Dans des conditions optimales (circuit électrique existant, système chauffant en état), une équipe formée (électricien et installateur) peut réaliser l’installation complète en 1 à 2 jours ouvrables. Cependant, si des travaux électriques sont nécessaires (comme un renforcement de l’alimentation triphasée), le délai peut s’étendre de 4 à 8 semaines. Il est donc recommandé de planifier l’installation 2 à 3 mois avant la saison de chauffage.
L’installation d’une chaudière électrique nécessite-t-elle une autorisation de construction ?
En général, non. Lors d’un simple remplacement d’une chaudière existante par une chaudière électrique, sans modification des structures porteuses, aucune autorisation de construction n’est nécessaire. Cependant, si la chaudière fait partie d’un projet de rénovation global ou si l’immeuble est classé, cela peut être obligatoire. Dans certains communes, il est néanmoins nécessaire de signaler la modification du système de chauffage à l’office municipal de la construction.
Quels modèles permettent de chauffer l'eau sanitaire en été ?
Seuls les modèles dotés d’un ballon ECS sont capables de produire de l'eau chaude sanitaire en été. Il s'agit des chaudières ORAVA VL-202 et ORAVA VL-201. Les modèles sans ballon, comme les ORAVA EK-2003 ou EK-2004, ne sont pas équipés d’un circuit ECS. Pour obtenir de l’eau chaude en été, il faudra donc recourir à un chauffe-eau ou à un ballon séparé.
Quelle doit être la pression du système après le remplissage ?
Après le remplissage du système, la pression doit être comprise entre 1,0 et 1,5 bar. Lorsque le système chauffe à une température de 60 à 75 °C, la pression augmente de 0,3 à 0,6 bar, ce qui porte la pression totale à 1,3 à 2,1 bar. Une pression inférieure à 0,8 bar entraîne un message d’erreur et l’arrêt de la chaudière. Une pression trop élevée, avec une ouverture fréquente de la soupape de sécurité, est un signe de problème dans la vase d'expansion.
Est-il possible de partager le même circuit électrique avec d'autres appareils ?
Oui, à condition de respecter certaines règles. La chaudière doit disposer de son propre disjoncteur, et idéalement d’un différentiel séparé, comme le prévoit l’OPŠ. La puissance électrique consommée par la chaudière (par exemple 12 kW = 17,3 A par phase) est ajoutée à celle des autres appareils. Le total ne doit pas dépasser la capacité du disjoncteur principal. Par exemple, si ce dernier est de 25 A et que la chaudière utilise 17 A, il ne reste que 8 A pour les autres appareils sur la même phase. La répartition triphasée dépend alors de l’organisation électrique de la maison.
Un fonctionnement optimal dépend de l'installation
Un matériel performant, mais vulnérable sans mise en œuvre adéquate
Bien que robuste et fiable, la chaudière électrique ORAVA ne peut pleinement exprimer ses atouts sans une installation rigoureuse. Une négligence dans la configuration technique peut en effet affecter sa durée de vie et sa performance.
Les clés d’une mise en service fiable
Pour garantir son bon fonctionnement, l’alimentation électrique doit être adaptée, avec un disjoncteur et un différentiel bien dimensionnés. L’hydraulique, quant à elle, nécessite un vase d’expansion, un filtre et des soupapes de sécurité. Le démarrage doit enfin être effectué avec une vérification technique complète.
Des doutes ou des cas spécifiques ? Nous vous écoutons
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