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Quelle puissance de chaudière électrique ORAVA ai-je besoin pour mon foyer

Quelle puissance de chaudière électrique ORAVA avez-vous besoin pour votre foyer ?

C’est probablement la question la plus fréquente que les clients se posent avant d’acheter une chaudière électrique. Et c’est une question tout à fait justifiée – une chaudière trop faible ne chauffera pas la maison même en hiver modéré, une chaudière trop puissante prend inutilement de la place, peut surcharger l’installation électrique et paradoxicalement ne fonctionne pas efficacement, car elle cycle constamment en courtes phases. Une dimension correcte de la puissance de la chaudière est fondamentale, car elle détermine tout le confort de chauffage ainsi que le montant des factures d’électricité.

Dans cet article, nous allons passer en revue l’ensemble du processus de calcul, depuis les bases – du calcul approximatif jusqu’aux facteurs de correction (état d’isolation thermique de la maison, type d’habitation, climat, orientation du bâtiment), jusqu’aux exemples concrets tirés de la pratique. Je vous montrerai où les erreurs sont fréquemment commises lors de la dimensionnement, et je vous aiderai à choisir le modèle approprié dans la gamme des chaudières électriques ORAVA.

Pourquoi est-il si important de bien dimensionner ?

D’expérience, je sais que les clients, lors du choix d’une chaudière, adoptent deux approches extrêmes : soit ils pensent que « plus de puissance = mieux » et choisissent une chaudière avec une marge importante, soit ils cherchent à économiser et optent pour un modèle plus faible, car le moins cher. Ces deux approches comportent leurs risques.

Une chaudière surdimensionnée a des cycles d’allumage et d’arrêt plus courts. Cela signifie des variations de température plus importantes dans le système, une usure plus rapide des éléments de régulation et des thermostats, et dans le cas d’une chaudière électrique à plusieurs éléments chauffants – une capacité inutile que vous n’utiliserez jamais. De plus, une chaudière plus grande peut nécessiter une alimentation électrique plus puissante, ce qui augmente le coût de l’installation.

Une chaudière sous-dimensionnée, quant à elle, fonctionne en permanence à pleine puissance pendant les jours les plus froids de l’année et ne parvient jamais à atteindre la température souhaitée. Il fait froid dans les pièces, les habitants ne se réchauffent pas et la chaudière s’use prématurément, car elle n’a jamais de pause.

Une dimension correcte signifie que la chaudière, à une température extérieure d’environ –15 °C (température extérieure de calcul pour la plupart de la Slovaquie), fonctionne à 90–100 % de sa puissance et, à des températures automnales normales d’environ 0 °C, 50–60 % de puissance suffisent. C’est l’état idéal.

Calcul de base : combien de kW par mètre carré ?

Le calcul orientatif le plus simple part de la puissance thermique unitaire par mètre carré de surface à chauffer. Ce n’est pas une méthode précise – elle sert uniquement à une estimation initiale. La valeur réelle dépend de nombreux facteurs, que je détaillerai plus bas.

Puissance unitaire indicative (W/m²) selon l’état d’isolation 30–40 Maison passive 50–60 Nouvelle construction 70–90 Ancienne maison isolée 100–150 Ancienne maison non isolée 0 40 70 130 W/m²

D’après le graphique, les valeurs indicatives pour la pratique courante sont les suivantes :

  • Maison passive ou nouvelle construction avec des pertes thermiques très faibles : 30–40 W/m²
  • Nouvelle construction respectant les normes actuelles (depuis 2012) : 50–60 W/m²
  • Maison ancienne après une rénovation complète (isolation, fenêtres, toit) : 70–90 W/m²
  • Maison ancienne partiellement rénovée (fenêtres neuves, mais murs non isolés) : 90–110 W/m²
  • Maison ancienne non isolée avant rénovation : 110–150 W/m² et plus

Exemple de calcul approximatif : Vous avez une maison individuelle construite en 1985, structure originale, vous avez changé les fenêtres il y a 5 ans, mais les murs ne sont pas encore isolés. La surface à chauffer est de 120 m². Nous utilisons la valeur de 100 W/m² :

120 m² × 100 W/m² = 12 000 W = 12 kW

C’est la puissance approximative nécessaire pour votre chaudière. Il est maintenant important de vérifier et d’ajuster ce résultat à l’aide des facteurs correctifs.

Facteurs correctifs qui influencent fortement la puissance nécessaire

1. Hauteur des plafonds

Le calcul de base suppose une hauteur de plafond standard de 2,5 à 2,7 m. Si vous avez une maison ancienne avec des plafonds plus hauts (3,0 à 3,5 m est typique pour les maisons des années 50 à 70), vous devez augmenter le résultat. L’air chaud monte, donc avec des plafonds plus hauts, vous devez chauffer un volume plus grand, pas seulement une surface plus grande.

Ajustement : avec une hauteur de plafond de 3,0 m, augmentez la puissance calculée de 15 à 20 %. Avec 3,5 m, de 30 à 40 %.

2. Orientation de la maison et zone climatique

La Slovaquie n’est pas climatiquement homogène. Les différences entre le Záhorie (climat modéré, température moyenne en janvier d’environ –3 °C) et par exemple l’Oravsky región ou les Tatras (hiver plus rude, température de calcul –18 °C à –22 °C) sont fondamentales. Si vous vivez dans une région montagneuse ou dans une vallée où le gel persiste longtemps, augmentez la puissance de 20 à 30 % par rapport au calcul approximatif.

De plus, l’emplacement de la maison par rapport aux points cardinaux joue un rôle. Une maison avec une façade nord et de petites fenêtres au sud est thermiquement moins avantageuse qu’une maison avec de grandes fenêtres orientées au sud – en décembre, le soleil pénètre par les fenêtres sud et fournit effectivement de la chaleur.

3. Type de construction

Une maison individuelle (isolée) a toutes ses parois extérieures exposées à la température extérieure. Une maison en rangée a des voisins sur les côtés, ce qui réduit considérablement les pertes thermiques – une maison en rangée nécessite 15 à 25 % de puissance en moins qu’une maison isolée de mêmes dimensions.

4. État d’isolation du sol et du toit

Le sol et le toit sont, après les fenêtres, les principales sources de pertes thermiques dans les maisons anciennes. Si vous avez un espace non chauffé sous le plafond sans isolation thermique, ou un sous-sol non chauffé sous la partie habitable, comptez sur des pertes plus importantes. À l’inverse, un toit plat bien isolé ou un grenier habitable avec de la laine minérale d’au moins 200 mm améliore considérablement la situation.

5. Système de chauffage – radiateurs ou chauffage par le sol

La chaudière électrique ORAVA fonctionne aussi bien avec tout type de système, mais ce que vous chauffez (radiateurs contre chauffage par le sol) influence la puissance et le réglage. Le chauffage par le sol fonctionne avec une température d'eau plus faible (35–45 °C au lieu de 70–80 °C avec les radiateurs), ce qui est plus économique, mais nécessite une dimensionnement plus précis, car la surface du sol est fixe et on ne peut pas la "ralentir" rapidement.

Calcul exact des pertes thermiques – lorsque l'estimation n'est pas suffisante

Pour les nouvelles constructions et les reconstructions importantes, on effectue un calcul des pertes thermiques selon la norme STN EN 12831. Ce calcul prend en compte chaque élément de construction (mur, fenêtre, sol, toit) séparément avec sa surface, son coefficient de transmission thermique (U-valeur, W/m²K) et la différence de température. Le résultat est une valeur précise en kilowatts pour chaque pièce et pour l'ensemble du bâtiment.

Ce calcul est effectué par un architecte ou un auditeur énergétique. Pour une chaudière électrique, ce n'est pas toujours indispensable – si vous achetez une chaudière pour une maison existante, où vous connaissez l'historique du chauffage, vous pouvez vous baser sur l'expérience des saisons d'hiver précédentes. Mais pour une nouvelle construction ou si vous prévoyez une reconstruction importante, un calcul précis se justifie.

Où la chaleur s'échappe d'une maison familiale (%) Toit 25% Murs 35% Fenêtres 15% Sol 15% Aération 10%

D'après le diagramme, les murs extérieurs (environ 35 % des pertes) et le toit/plafond (25 %) jouent le rôle le plus important. Les fenêtres et les portes sont responsables d'environ 15 %, le sol d'un autre 15 %, et la ventilation naturelle (infiltration d'air) du reste, soit 10 %. C'est précisément pourquoi un isolation complète – murs + toit + fenêtres – peut réduire les pertes thermiques de 60 à 70 % et modifier considérablement la puissance nécessaire de la chaudière.

Vue d'ensemble des modèles ORAVA et pour qui ils sont destinés

Dans l'offre actuelle d'ORAVA, vous trouverez plusieurs modèles qui diffèrent par la puissance, le type (chauffage central vs. radiateur), le contrôle et les fonctions. Examinons-les en détail du point de vue du dimensionnement.

Chaudières électriques ORAVA EK – pour les maisons entières avec chauffage central

Les chaudières électriques de la série EK sont destinées aux systèmes de chauffage classiques à eau – qu'il s'agisse de radiateurs ou de chauffage par le sol. Elles fonctionnent comme une alternative à une chaudière au gaz ou au combustible solide : elles chauffent l'eau, qui circule ensuite vers les radiateurs ou les tuyaux du chauffage par le sol.

ORAVA EK-2003 est une chaudière électrique triphasée avec une puissance de 9 kW, adaptée aux maisons bien isolées avec une surface habitable de 80 à 100 m². Le raccordement triphasé (400 V) est ici indispensable – vous devez donc disposer d'une alimentation triphasée dans la maison. Une puissance de 9 kW garantit également la production d'eau chaude, si la chaudière dispose d'un ballon intégré ou est connectée à un ballon externe.

ORAVA EK-2004 est un modèle plus puissant avec une plus grande puissance thermique, adapté aux maisons plus grandes ou aux bâtiments avec un niveau d'isolation thermique inférieur. Ce modèle peut couvrir des surfaces habitables supérieures à 100 m² avec une isolation normale ou des surfaces plus petites avec une construction plus ancienne et une isolation moins bonne. Il exige à nouveau un raccordement triphasé et un disjoncteur approprié.

Lors du choix entre ces deux modèles, une règle simple s'applique : si votre estimation se situe près de la limite, choisissez toujours le modèle plus puissant. Une chaudière plus puissante peut être régulée (les chaudières électriques modernes disposent d'un réglage par paliers ou continu), mais une chaudière sous-dimensionnée ne chauffera tout simplement pas la maison.

Convecteurs ORAVA VL – pour le chauffage local et zonal

Les convecteurs de la série VL fonctionnent selon un principe différent – ils chauffent directement l'air dans la pièce, sans eau et sans réseau. Chaque convecteur est une unité de chauffage autonome avec sa propre régulation.

ORAVA VL-201 est un modèle plus petit, adapté aux pièces de 15 à 20 m². Utilisation typique : salle de bains, entrée, petite chambre, chalet ou chaumières, où vous avez besoin de réchauffer la pièce de manière saisonnière ou occasionnelle.

ORAVA VL-202 est un convecteur plus puissant pour des pièces plus grandes – salon, cuisine plus grande, bureau ou atelier. Il convient également comme source de chaleur complémentaire dans les ménages où le chauffage principal est assuré par un autre système et le convecteur sert à réchauffer des pièces problématiques.

Une différence fondamentale par rapport aux chaudières : les convecteurs sont adaptés à un réseau monophasé (230 V), n'exigent pas l'installation d'un système de chauffage et leur installation est beaucoup plus simple. Si vous hésitez entre ces deux types et que vous ne savez pas comment choisir, lisez le sujet Chaudière électrique vs. convecteur ORAVA – quel type de chauffage s'avère plus rentable, où les deux approches sont comparées en détail.

Puissance approximative de la chaudière pour une surface (maison bien isolée) 50m²/3kW 80m²/5kW 110m²/7kW 140m²/9kW 170m²/12kW 0 9kW 5kW 0 110m² 170m² Surface chauffée (m²) Puissance de la chaudière (kW)

Exemples pratiques – combien de kW dans des logements réels

Exemple 1 : Appartement dans un immeuble en panneaux, 65 m²

Le client se demandait s’il suffisait d’une chaudière électrique ou d’un radiateur pour réchauffer l’appartement d’un immeuble en panneaux des années 80, doté d’un chauffage central mais sous-dimensionné. L’immeuble en panneaux a certes une isolation des murs médiocre, mais il est en même temps adjacent à d’autres appartements, ce qui réduit considérablement les pertes thermiques. La demande réelle d’un tel appartement est d’environ 40 à 55 W/m². Pour 65 m², cela donne un besoin de 2,6 à 3,6 kW. La solution ici est soit un radiateur plus puissant dans la pièce la plus froide, soit une combinaison de deux radiateurs plus petits dans les pièces problématiques – une chaudière n’est ni nécessaire ni adaptée ici.

Exemple 2 : Maison familiale 150 m², année de construction 1978, partiellement rénovée

La maison a des fenêtres remplacées (double vitrage, pas triple), une partie de la façade isolée (l’extension de 2010 est isolée, l’ancienne partie ne l’est pas), un sous-sol non chauffé avec une cave non chauffée sous la partie habitable. La puissance unitaire estimée est de 90 à 100 W/m². Pour 150 m², on obtient 13,5 à 15 kW. Ici, une chaudière est incontestablement nécessaire, pas des radiateurs. Un modèle de 9 kW ne suffirait pas – le client devrait choisir un modèle plus puissant ou envisager de réduire les pertes thermiques avant l’installation (par exemple, terminer l’isolation de la façade, ce qui réduirait la puissance nécessaire à 11 à 12 kW).

Exemple 3 : Maison neuve à faible consommation d’énergie 120 m², année 2019

La maison répond aux exigences du standard à faible consommation d’énergie (valeur U des murs inférieure à 0,18 W/m²K, triple vitrage, VMC double flux). La puissance unitaire sera de 35 à 50 W/m². Pour 120 m², on obtient 4,2 à 6,0 kW. Une chaudière de 9 kW est ici absolument suffisante, avec une marge – le client utilisera principalement 50 à 60 % de la puissance. La puissance maximale ne sera activée que lors des gelées extrêmes.

Exemple 4 : Maison de campagne 45 m², non isolée

Bâtiment ancien en rondins, non isolé, utilisé occasionnellement en hiver. La puissance unitaire peut être de 150 à 180 W/m², mais comme on ne chauffe pas en continu, mais uniquement pendant les séjours (réchauffage rapide d’un espace refroidi), la situation est différente d’un logement permanent. Ici, les radiateurs ont plus de sens – vous pouvez réchauffer rapidement uniquement la pièce où vous vous trouvez, sans avoir à chauffer l’ensemble du bâtiment. Une chaudière électrique avec des tuyaux de distribution serait ici inutilement complexe, et dans un bâtiment non chauffé, le gel dans les tuyaux est possible.

Alimentation électrique et disjoncteurs – ne pas les négliger

La puissance de la chaudière n’est pas seulement une question thermique – c’est aussi une question électrique. Une chaudière électrique de 9 kW consomme, à pleine puissance, un courant qui doit être supporté par votre installation électrique.

Schéma : alimentation – tableau – chaudière (raccordement triphasé) Réseau de distribution 3×400V Compteur électrique Tableau Disjoncteur 3×16A/20A ORAVA Chaudière 9 kW L1 (phase 1) L2 (phase 2) L3 (phase 3)

Pour les chaudières électriques ORAVA triphasées, les exigences approximatives en matière de disjoncteurs et de câble d’alimentation sont les suivantes :

Puissance de la chaudière Courant (triphasé) Disjoncteur recommandé Section minimale du câble
6 kW ~8,7 A 3×16 A 5×2,5 mm²
9 kW ~13 A 3×16 A 5×2,5 mm²
12 kW ~17,3 A 3×20 A 5×4 mm²
18 kW ~26 A 3×32 A 5×6 mm²

Avant d’acheter une chaudière, vérifiez toujours la puissance de votre alimentation électrique – monophasée (1×230 V, max. ~3,7 kW par circuit) ou triphasée (3×400 V, permet les chaudières de 9 kW et plus). Une alimentation triphasée doit être évaluée et éventuellement mise en place par un électricien titulaire de la qualification professionnelle appropriée. Pour plus d’informations sur l’installation électrique, consultez le sujet Installation de la chaudière électrique ORAVA – procédure, exigences et ce qu’un électricien doit faire.

Puissance étagée – pourquoi c’est un avantage des chaudières électriques

Beaucoup de clients ne savent pas que les chaudières électriques modernes ORAVA ne sont pas un appareil simple "allumé/éteint" avec une seule valeur de puissance. Elles disposent de plusieurs éléments chauffants qui s’allument progressivement selon les besoins. Une chaudière de 9 kW peut avoir par exemple trois éléments de 3 kW chacun – et le régulateur allume 1, 2 ou tous les trois éléments selon la quantité de chaleur nécessaire pour réchauffer l’eau dans le système.

Cela má praktický dopad : à l’automne (5 °C dehors), la chaudière électrique peut consommer seulement 3 à 4 kW, ce qui est énergétiquement efficace. La puissance maximale de 9 kW n’est utilisée qu’en cas de froid extrême. C’est un point important par rapport aux simples chauffages électriques à résistance, qui fonctionnent soit à 100 %, soit pas du tout.

Réservation de puissance – combien suffit-il ?

D’expérience, je recommande de laisser une marge de 10 à 20 % au-delà de la valeur calculée lors de la dimensionnement d’une chaudière électrique. Les raisons sont multiples :

  • Le calcul approximatif n’est pas exact – vous pouvez être plus prudent dans l’estimation de l’état d’isolation thermique
  • La marge permet de chauffer rapidement la maison après le week-end ou les vacances (si vous avez activé le mode économie)
  • Une chaudière avec une marge cyclise moins fréquemment à des températures normales et a une durée de vie plus longue
  • Si vous prévoyez une extension ou une surélévation à l’avenir, la marge vous sera utile

D’un autre côté, si le calcul approximatif donne 8 kW et que vous avez à disposition un modèle de 9 kW, c’est tout à fait acceptable et il n’y a pas de raison d’opter pour un modèle de 12 kW « pour être sûr ». Une marge de 10 à 20 % suffit.

Que faire si vous chauffez seulement une partie de la maison ?

Situation courante : le client possède une maison individuelle de 180 m², mais n’utilise régulièrement que le rez-de-chaussée (90 m²), l’étage n’est chauffé que très partiellement ou pas du tout. Dans ce cas, il est correct de dimensionner la chaudière uniquement pour la surface réellement chauffée – donc pour 90 m². Il est cependant important que le système de chauffage soit conçu de manière à ce que la partie non chauffée de la maison ne gèle pas (par exemple, un thermostat anti-gel réglé à 5–8 °C).

Une situation similaire se présente lorsque quelqu’un achète une chaudière électrique uniquement comme dispositif de secours – il dispose d’une source principale de chaleur (par exemple, une pompe à chaleur ou une insert de poêle à bois avec échangeur) et la chaudière électrique sert uniquement de secours en cas de panne de la source principale. Ici, le dimensionnement est différent : la chaudière n’a pas besoin de couvrir 100 % des besoins thermiques, 50 à 70 % suffisent pour maintenir une température de base même en cas de panne de la source principale.

Eau chaude sanitaire – un autre facteur dans le choix de la puissance

Les chaudières électriques ORAVA EK servent généralement uniquement au chauffage – l’eau chaude sanitaire est gérée séparément (ballon d’eau chaude, chauffe-eau instantané). Si vous prévoyez d’installer un ballon d’eau chaude externe pour la production d’eau chaude sanitaire et que la chaudière électrique doit également servir à son chauffage, vous devez ajouter à la puissance calculée pour le chauffage la puissance nécessaire pour chauffer l’eau.

À titre indicatif : un ballon de 100 litres nécessite environ 5,8 kWh pour passer de 10 °C à 60 °C. Si vous le chauffez en 2 heures, vous aurez besoin d’une puissance supplémentaire d’environ 2,9 kW. Ce n’est pas une modification dramatique, mais dans certains cas (petite chaudière + grand ballon), cela peut être déterminant. C’est pourquoi je recommande toujours de consulter un installateur ou un vendeur si vous prévoyez un système combiné de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire.

Questions fréquentes (FAQ)

Quelle puissance de chaudière électrique ai-je besoin pour une maison de 100 m² ?

Pour une maison bien isolée construite après 2012, 5 à 6 kW suffisent. Pour une maison plus ancienne partiellement rénovée (fenêtres neuves, murs non isolés), prévoyez 8 à 10 kW. Pour une maison ancienne non isolée, vous pourriez avoir besoin de jusqu’à 12 à 15 kW. Le résultat dépend toujours de l’état spécifique de votre bien immobilier, et non seulement de sa surface.

Puis-je installer moi-même une chaudière électrique ORAVA ?

La partie hydraulique (branchement de la chaudière au système de chauffage) peut être réalisée par une personne compétente selon le manuel, mais le branchement électrique de la chaudière – c’est-à-dire le câblage au tableau électrique, l’installation des disjoncteurs et du fil de terre – doit être effectué par un électricien qualifié selon l’arrêté no 508/2009 Z.z. Sans cela, la chaudière n’est pas seulement dangereuse, mais aussi sans garantie. Plus d’informations sont disponibles dans le sujet Installation d’une chaudière électrique ORAVA – procédure, exigences et ce que l’électricien doit faire.

Est-il préférable d’acheter une chaudière avec une puissance plus élevée et de la réguler, ou de la dimensionner précisément ?

L’idéal est de combiner les deux – une estimation plus précise des besoins thermiques et une marge de 10 à 20 %. Une chaudière avec une marge excessive (par exemple, 18 kW pour une maison nécessitant 6 kW) fonctionnera la plupart du temps avec un seul élément chauffant, le reste restant inactif. Ce n’est pas un problème en termes de consommation (vous payez uniquement l’énergie effectivement utilisée), mais avec certains types de chaudières dont la régulation est de moindre qualité, cela peut entraîner un surcyclage. Dans le cas des chaudières ORAVA, la régulation en plusieurs étapes est bien conçue, donc un modèle plus grand n’est pas un problème fondamental, mais ce n’est pas la solution optimale.

Est-ce rentable d’utiliser une chaudière électrique malgré les prix actuels de l’électricité ?

Le chauffage électrique a des coûts d’exploitation plus élevés que le gaz ou la pompe à chaleur, mais il n’y a pas de coûts pour le combustible (pas besoin de stockage), pas de besoin de cheminée, une maintenance minimale et aucune émission sur place. L’économie s’améliore nettement avec le tarif nocturne (HDO), la régulation via thermostat et un bon isolement de la maison. Pour une comparaison détaillée, consultez le sujet Chauffage électrique ORAVA et consommation d’énergie – comment réduire les coûts de chauffage.

Puis-je utiliser une combinaison de deux chaudières ORAVA pour une maison plus grande au lieu d’une chaudière plus grande ?

C’est techniquement possible, mais pratiquement plus complexe – cela nécessite un raccordement hydraulique commun, une régulation commune ou au moins une synchronisation des thermostats, ainsi que deux circuits électriques séparés. Pour la plupart des ménages, une chaudière suffisamment puissante avec une régulation multistatique est une solution plus propre. L’utilisation de deux chaudières a du sens, par exemple, lors d’une rénovation progressive, où la première chaudière couvre une zone et la seconde une autre.

Comment puis-je déterminer les pertes thermiques de ma maison sans audit énergétique coûteux ?

La méthode la plus simple consiste à consulter l’historique de consommation – si vous avez auparavant chauffé au gaz ou à l’électricité et que vous avez des factures, vous pouvez calculer la consommation annuelle d’énergie et en déduire la puissance moyenne. Exemple : une consommation annuelle de 15 000 kWh d’électricité pour le chauffage sur une saison de chauffage de 2 000 heures correspond à une puissance moyenne de 7,5 kW – mais c’est une moyenne, pas la puissance maximale. La puissance maximale (pour le dimensionnement de la chaudière) sera plus élevée, typiquement 1,5 à 2 fois la moyenne, donc dans ce cas 11 à 15 kW. Cette estimation est assez approximative, mais pour un bâtiment existant avec un historique, c’est une base meilleure qu’un simple calcul basé sur la surface.

Conclusion : comment choisir étape par étape

Pour ne pas vous perdre dans le choix de la puissance de la chaudière électrique ORAVA, résumons l’ensemble du processus en étapes simples :

  • Étape 1 : Déterminez la surface totale chauffée de votre maison ou appartement.
  • Étape 2 : Évaluez l’état d’isolation thermique de l’immeuble (nouvelle construction, maison ancienne isolée, maison non isolée) et choisissez en conséquence une valeur approximative en W/m².
  • Étape 3 : Multipliez la surface par la puissance unitaire – vous obtenez ainsi une puissance approximative nécessaire en kW.
  • Étape 4 : Appliquez des facteurs correctifs : hauteur des plafonds, zone climatique, type d’habitation, orientation de la maison.
  • Étape 5 : Ajoutez une marge de 10 à 20 %.
  • Étape 6 : Vérifiez la puissance de votre raccordement électrique – pour les chaudières supérieures à 3,7 kW, vous avez besoin d’un raccordement triphasé 3×400 V.
  • Étape 7 : Choisissez le modèle ORAVA qui correspond le plus étroitement à la puissance calculée – ORAVA EK-2003 pour les maisons jusqu’à 100 m² avec un bon isolement, ORAVA EK-2004 pour les maisons plus grandes ou mal isolées, ORAVA VL-202 ou ORAVA VL-201 pour le chauffage local de pièces individuelles sans système hydronique.

Si vous n’êtes toujours pas sûr de votre choix après avoir lu cet article, consultez également le sujet Comment choisir une chaudière ou un radiateur électrique ORAVA – sur quoi se concentrer, où les différences entre les modèles et types de chauffage sont expliquées plus en détail, ou le sujet Questions fréquentes sur les chaudières et radiateurs électriques ORAVA, où vous trouverez des réponses à d’autres questions pratiques avant l’achat.

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