Conversion Protherm Raja vers Ray – différences entre l'ancien et le nouveau modèle
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Choix entre Protherm Raja et Ray : une confusion due à l’évolution du produit
Un doute récurrent chez les consommateurs
Bien des clients se retrouvent dans le doute lorsqu’ils souhaitent remplacer une chaudière électrique Protherm. Ils hésitent entre les modèles Raja et Ray, cherchant à savoir lequel correspond à leurs besoins. Cette incertitude est fréquente, car les deux modèles partagent une base technique commune : la chaudière électrique à puissance modulée.
Origine et disparition de la Protherm Raja
La Protherm Raja a représenté plusieurs générations de chaudières électriques, mais elle n’est plus fabriquée aujourd’hui. Elle a été remplacée par la Protherm Ray, qui en est la version améliorée. Malgré ce changement, des dizaines de milliers de Raja restent encore en fonctionnement. Elles sont entretenues par des professionnels, ce qui génère de nombreuses questions sur les différences entre les deux modèles.
Une réponse claire et technique
Cet article a pour objectif d’expliquer les évolutions constructives, électriques et fonctionnelles entre la Raja et la Ray. Il s’agit d’un guide concret pour ceux qui souhaitent remplacer leur chaudière ou qui veulent comprendre les raisons techniques du passage de l’un au modèle à l’autre. Les informations sont basées sur des données techniques et des retours d’expérience d’installateurs.
D'où viennent les modèles Raja et Ray ?
Quelles sont les origines de la chaudière Protherm Raja ?
La Raja est arrivée sur le marché au début des années 2000 comme une chaudière électrique modulée innovante. À cette époque, c’était un modèle rare dans la région centro-européenne et offrant un prix abordable. Contrairement aux modèles classiques on/off, la Raja pouvait s’adapter à la demande thermique grâce à des étapes de chauffe. Elle était disponible en plusieurs puissances : 6, 9, 12, 15, 18 et 24 kW.
Quand a-t-elle été remplacée ?
La production de la Raja a été progressivement arrêtée entre 2016 et 2018, en fonction des stocks et des marchés. Elle a été remplacée par la Protherm Ray.
Quelles sont les différences entre la Raja et la Ray ?
La Ray, qui est aujourd’hui en vente, présente des améliorations notables par rapport à la Raja, notamment en matière de design, d’électronique, de protocoles de communication et de fonctions de sécurité.
Évolution du design et des performances des chaudières Raja et Ray
Un exemple concret de transformation : le modèle 18 kW
Prenons le cas d’une chaudière Protherm Raja 18 kW typique : ses dimensions (environ 400 × 650 × 170 mm) et son poids (22 à 26 kg selon la version) offraient une solution compacte, mais l’aspect industriel du boîtier en acier donnait une impression de volume plus conséquent. En revanche, le modèle Protherm Ray 18KE présente des dimensions légèrement différentes (400 × 700 × 180 mm) et pèse environ 28 kg. Ce léger surpoids s’explique par un échangeur plus grand et une isolation thermique améliorée, mais le design plus sobre du panneau avant rend l’ensemble visuellement plus élégant.
En pratique, le remplacement d’une Raja par une Ray dans une salle de chaudière est souvent possible sans modification des suspentes ou du niché. Toutefois, il convient de vérifier la hauteur disponible, car certains modèles de la Ray sont plus hauts de 30 à 50 mm.
Améliorations structurelles et techniques
- La Raja disposait d’un échangeur tubulaire classique, avec des éléments chauffants immergés. Ce type de conception, bien que simple, limitait la flexibilité des raccordements hydrauliques.
- La Ray utilise un échangeur conçu pour améliorer la circulation de l’eau autour des éléments chauffants. Ce changement permet une meilleure efficacité thermique et réduit les risques de surchauffe localisée.
- En termes de bruit, la Ray est beaucoup plus silencieuse. La Raja pouvait générer des chocs hydrauliques audibles, surtout lors des variations de puissance.
- Pour l’entretien, les éléments chauffants de la Ray sont plus accessibles. Sur la Raja, le remplacement nécessitait souvent une démontage partiel, tandis que sur la Ray, il est possible de procéder sans démonter l’appareil du mur.
Choisir la bonne puissance et la régulation adaptée à votre installation
Les critères essentiels pour une régulation efficace
Pour une chaleur durable et stable, il est primordial de bien choisir le type de régulation de votre chauffage. Deux méthodes sont couramment utilisées : la commande par paliers et la commande modulée. La première implique un fonctionnement en étapes fixes. Par exemple, la Raja 18 kW pouvait fonctionner en paliers de 3, 6, 9, 12, 15 ou 18 kW. Chaque élément chauffant était soit activé, soit désactivé, sans transition progressive. Cela engendrait des variations visibles dans la consommation électrique, notamment des pics nets lors du passage d’un palier à l’autre.
Le Ray améliore ce principe en intégrant une modulation de la puissance sur certains paliers, grâce à une régulation par modulation de largeur d’impulsion (PWM). Cette technique permet une montée en température plus douce, réduisant ainsi les pics de consommation. Le régulateur surveille la température de retour, ce qui permet d’optimiser la durée des cycles et de limiter le nombre de manœuvres par heure. Résultat : une usure moindre des relais et une longévité accrue de l’appareil.
Les exigences électriques et la protection de l’installation
- En 3×400 V, la Raja 18 kW et le Ray 18 kW consomment chacun 26 A par phase en puissance maximale.
- Ce chiffre reste inchangé, car la physique ne varie pas.
- La différence réside dans la manière d’atteindre cette puissance maximale.
- La Raja passait brusquement de zéro à la puissance pleine, ce qui pouvait poser des problèmes sur une installation faible.
- Le Ray, quant à lui, utilise un « soft-start » pour répartir la charge sur une période et atténuer les pics de courant.
Cela rend l’appareil plus fiable, notamment dans une maison ancienne avec une installation électrique limitée, où la Raja pouvait parfois déclencher le disjoncteur au démarrage. Cependant, les exigences en matière de protection et de câblage restent identiques. Pour en savoir plus sur les normes électriques, veuillez consulter l’article sur les exigences électriques du Protherm Ray.
Évolution des technologies de régulation dans les chaudières Protherm
Les chaudières Protherm Ray offrent une avancée notable en matière de régulation thermique par rapport à leurs prédécesseurs comme la Raja. Grâce à des protocoles modernes tels qu’OpenTherm et eBUS, elles permettent une communication intelligente entre la chaudière et le thermostat, ce qui améliore le confort et réduit la consommation d’énergie.
Une amélioration technologique marquante
La chaudière Raja était équipée d’un régulateur interne limité à la gestion de la température de l’eau de chauffage. Pour une régulation par courbe climatique, il était nécessaire d’utiliser un régulateur externe comme le Protherm Thermaster. Ce système utilisait un protocole propriétaire, ce qui restreignait les choix de thermostats compatibles à ceux du même fabricant.
Les avantages de la technologie OpenTherm
Le modèle Ray intègre nativement les protocoles OpenTherm et eBUS. OpenTherm est un standard ouvert facilitant une communication bidirectionnelle entre la chaudière et le thermostat. Contrairement aux systèmes classiques, le thermostat ne commande pas simplement l’allumage ou l’arrêt de la chaudière, mais échange des informations comme la température d’eau cible, l’état de la chaudière, les messages d’erreur, ou encore sa température de sortie.
Cette avancée permet une modulation plus fine de la puissance, une précision de ±0,5 °C au lieu de ±2 à 3 °C, et un ajustement automatique de la courbe climatique en fonction de la température extérieure. Cela se traduit par une montée en température plus rapide, un meilleur confort et une meilleure efficacité énergétique.
Les modèles Protherm Ray selon les puissances disponibles
- Protherm Ray 6KE – 6 kW
- Protherm Ray 9KE – 9 kW
- Protherm Ray 12KE – 12 kW
- Protherm Ray 14KE – 14 kW
- Protherm Ray 18KE – 18 kW
Quelle puissance choisir en fonction de la taille du logement ?
Le modèle Ray 6 kW est idéal pour les logements compacts tels que les petits appartements ou les habitations peu consommatrices. Le Ray 9 kW convient mieux aux maisons de 80 à 100 m². Pour des habitations plus grandes, allant jusqu’à 130 m², le modèle 12 kW est généralement recommandé, à condition que le logement soit bien isolé. Le Ray 14 kW constitue une option intermédiaire, utile dans des contextes plus exigeants.Quel est l’usage du modèle Ray 18 kW ?
Le Ray 18 kW est destiné aux habitations de plus grande taille ou aux bâtiments anciens, qui nécessitent une puissance plus importante pour un chauffage efficace. Les versions 21, 24 et 28 kW, bien que disponibles, sont surtout réservées aux grandes maisons ou à des usages professionnels.Quels modèles de la Raja n’ont pas d’équivalent direct dans la gamme Ray ?
Les modèles Raja 15 et 24 kW ne possèdent pas d’homologues exacts dans la gamme Ray, car cette dernière saute directement aux versions 14 et 18 kW. Ce détail est à prendre en compte si vous envisagez de remplacer un modèle Raja par un Ray. Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire l’article dédié à la puissance nécessaire pour chaque modèle.Évolution des fonctions de sécurité dans le modèle Ray
Les chaudières modernes comme le Ray intègrent des fonctions de sécurité évoluées, allant au-delà des normes anciennes. Ainsi, si la Raja disposait déjà de dispositifs de sécurité de base comme un thermostat de sécurité, un manomètre, une soupape de sécurité et un disjoncteur de basse pression, le Ray les complète avec des systèmes plus récents et fiables.
Détection insuffisante de la circulation de l’eau
Dans le modèle Raja, la détection de la circulation de l’eau s’appuie uniquement sur la pression. Cela peut entraîner des risques de surchauffe en cas de panne de la pompe. Le Ray utilise un détecteur électronique de débit pour surveiller activement le mouvement de l’eau, et met en sécurité la chaudière en cas de blocage.
Absence de protection native contre le gel
La Raja ne possédait pas de protection intégrée contre le gel. Une intervention extérieure était nécessaire. Le Ray active automatiquement le chauffage dès que la température chute sous les 5 °C, ce qui évite les risques de gel sans nécessiter d’accessoire supplémentaire.
Diagnostic des pannes limité
La Raja ne permettait qu’une lecture limitée des pannes via une simple LED. Le Ray inclut un écran alphanumérique qui affiche des codes d’erreur (comme E01, E05, etc.) ainsi qu’un historique des incidents. Cela facilite grandement l’intervention des professionnels.
Risque de blocage de la pompe
Lors d’un arrêt prolongé, la pompe peut se bloquer. Le Ray résout ce problème en la relançant brièvement après 24 heures d’inactivité, ce qui maintient sa mobilité et évite les pannes saisonnières.
Questions fréquentes sur le remplacement des chaudières Raja par des chaudières Ray
Pourquoi le remplacement d’une Raja 18 kW dans une maison de 1998 a-t-il été nécessaire ?
Le propriétaire d’une maison individuelle à Trenčín faisait face à un fonctionnement irrégulier de sa chaudière Raja 18 kW installée en 2009. Après diagnostic, un module de régulation endommagé a été identifié. Comme les pièces de rechange pour ce modèle ne sont plus disponibles depuis 2021, il a opté pour le remplacement par la chaudière Protherm Ray 18KE. L’installation s’est faite sans problème : la nouvelle chaudière s’adapte aux mêmes points de fixation, au même raccordement hydraulique (½" et ¾") et à l’installation électrique (5×6 mm², disjoncteurs de 32 A). Un thermostat OpenTherm a remplacé l’ancien modèle bimétallique, améliorant immédiatement le confort. Le client constate une économie d’énergie estimée à 12 à 15 %.
Quel a été le problème avec la Raja 12 kW dans un appartement chauffé par le sol ?
Un logement de 85 m² à Bratislava, équipé d’un chauffage par le sol, disposait d’une Raja 12 kW installée en 2011. Le chauffage fonctionnait en continu même à 5 °C extérieur. Après analyse, la cause a été identifiée : une dégradation des éléments chauffants (dépôts) et un thermostat trop basique, incapable de gérer l’équithermie. La solution a consisté à remplacer l’appareil par le Protherm Ray 12KE couplé à un régulateur OpenTherm et à un capteur extérieur. Cette combinaison permet à la chaudière de maintenir la température de l’eau entre 35 et 45 °C, au lieu de 55 à 60 °C avec l’ancien modèle. Le confort s’est amélioré de façon notable, avec une chaleur uniforme et une réduction de la consommation de 18 %.
Comment adapter la puissance de la chaudière après des travaux d’isolation ?
Une cliente de Martin a hérité d’une maison avec une Raja 9 kW installée en 2007. Cependant, des travaux d’isolation des murs et de remplacement des fenêtres ont réduit les besoins thermiques, passant de 9 kW à environ 6 à 7 kW. Le choix logique a été de remplacer la Raja 9 kW par la chaudière Protherm Ray 6KE. Une chaudière plus petite, mieux adaptée aux nouvelles performances de l’habitation, consomme moins et fonctionne plus efficacement qu’un appareil trop puissant régulant constamment à faible capacité.
Les atouts communs qui font la solidité de la gamme
Imaginons une installation de chauffage où vous avez remplacé une chaudière Raja par un modèle Ray : malgré les évolutions, vous constatez que plusieurs éléments restent inchangés. Cela n’est pas fortuit : ces éléments constituent les fondations de la fiabilité et de la durabilité des chaudières Protherm.
Les deux modèles s’appuient sur un principe de chauffe électrique sec. Des éléments chauffants immergés directement dans le circuit de chauffage (méthode humide) assurent une distribution de chaleur sans combustion, sans émission ni conduit de fumées. Le fonctionnement est silencieux et peu coûteur en entretien.
Le système d’expansion reste également similaire : circuit fermé et vase d’expansion intégré ou externe, conformément aux normes européennes. La modularité des éléments chauffants est conservée, activés en fonction des besoins. Enfin, les raccords hydrauliques standardisés facilitent les rénovations.
Grâce à une maintenance régulière (dégazage, contrôle du pH, nettoyage), ces chaudières peuvent durer 15 ans ou plus, ce qui en fait un investissement à long terme. Pour en savoir davantage, lisez l’article sur la maintenance du Protherm Ray.
Choisir le régulateur compatible avec votre chaudière Ray
Lorsque vous remplacez une chaudière Raja par un modèle Ray, il est important de vérifier la compatibilité du régulateur existant. Un régulateur Protherm Thermaster ou Therm TR 21, par exemple, peut ou non s’adapter à la nouvelle chaudière selon son modèle et son mode de communication.
Pour bien choisir, prenez en compte les critères suivants :
- Optez pour un thermostat bimétallique (sans tension) pour un fonctionnement simple via les bornes 1–2, mais sans bénéfice d’OpenTherm.
- Évitez les anciens Protherm Thermaster s’ils utilisent un protocole propriétaire, car ils ne s’adaptent pas au bus numérique du Ray.
- Privilégiez les régulateurs OpenTherm (Vaillant VR 90, Honeywell evohome, etc.) pour une compatibilité totale et une régulation optimale.
- Validez la compatibilité eBUS si vous utilisez un VRC 700 ou un modèle similaire.
Un diagnostic technique ou un test concret reste la meilleure assurance avant toute installation.
Choisir entre réparation et remplacement : les bonnes décisions face aux pannes de Protherm
Si votre chaudière Protherm présente des signes de défaillance, il est crucial d’évaluer si une réparation est rentable ou si un remplacement par un modèle neuf comme le Ray s’impose. En pratique, pour les modèles anciens comme la Raj, une panne répétée ou coûteuse peut rendre la réparation moins avantageuse. Par ailleurs, l’ajout d’un régulateur OpenTherm peut améliorer le fonctionnement sans nécessiter un changement complet.
Protherm s’engage à assurer la disponibilité des pièces détachées pendant environ une décennie après la fin de la production. Cela signifie que, pour les chaudières Raj (production arrêtée entre 2016 et 2018), les pièces devraient être disponibles jusqu’en 2026 à 2028 via les distributeurs officiels. Cependant, certaines pièces électroniques peuvent ne plus être disponibles qu’en ensemble complet (comme des cartes de commande), ce qui limite le choix des réparations et augmente le coût.
À l’inverse, le Ray, modèle actuellement en production, bénéficie d’une disponibilité immédiate de composants clés tels que l’élément chauffant, la pompe ou la carte électronique. En outre, sa diffusion plus large a permis l’accumulation d’expériences de réparation et d’interventions rapides.
Quand opter pour un remplacement plutôt qu’une réparation ?
Lorsque la Raj a plus de 12 ans et présente des pannes récurrentes – notamment au niveau de l’électronique ou des éléments chauffants – il est souvent plus économique de la remplacer par un Ray. En comparant le coût total des réparations avec celui d’une chaudière neuve, vous bénéficierez d’une garantie prolongée et d’une régulation moderne. Les codes d’erreur fréquents et les pannes typiques sont décrits en détail dans l’article « Pannes courantes du Protherm Ray – codes d’erreur, pannes et comment les résoudre ».
Photovoltaïque et chaudières Protherm – une évolution nécessaire
- La Raj ne permet pas la gestion fine de la puissance en lien avec un système photovoltaïque.
- Elle ne dispose d’aucune entrée dédiée à la commande par un système externe.
- Le Ray, en revanche, offre une compatibilité avec les régulateurs modernes via PWM ou entrée numérique.
- Il permet d’exploiter l’énergie excédentaire pour le chauffage de l’eau sanitaire.
Quelles sont les limites de la chaudière Raj ?
La chaudière électrique Raj ne pouvait pas être intégrée de manière avancée à un système photovoltaïque. En effet, elle ne disposait d’aucune interface pour recevoir des signaux externes permettant de gérer sa puissance. La seule possibilité était d’utiliser l’onduleur avec une fonction de gestion d’export, activant ou désactivant le chauffe-eau selon la disponibilité d’énergie solaire. Cela empêchait toute régulation plus précise, comme l’ajustement progressif de la puissance selon l’excédent d’énergie.
Quelles sont les capacités du Ray en matière d’énergie solaire ?
Le Ray est conçu pour s’intégrer aux systèmes photovoltaïques modernes. Grâce à une entrée dédiée (généralement via PWM ou une entrée numérique), il est compatible avec des régulateurs tels que Kostal, SMA, Fronius Ohmpilot ou iSelect. Cela permet d’exploiter l’énergie excédentaire des panneaux solaires pour chauffer l’eau sanitaire, avec une puissance ajustable entre un minimum et un maximum. Cette solution est décrite en détail dans un autre article dédié.
Une transition acoustique notable entre les modèles Raj et Ray
Une utilisation parfois perturbée par des bruits indésirables
Certains utilisateurs du modèle Raj ont noté des nuisances sonores, notamment des clics mécaniques lors des variations de puissance. Ces sons pouvaient s’accompagner de bruits d’origine hydraulique, causés par des changements soudains de débit. Dans les configurations où le vase d’expansion est faible ou les canalisations courtes, ces sons pouvaient devenir fréquents, voire importuns, particulièrement en milieu nocturne.
Des améliorations ciblées pour une utilisation plus silencieuse
Le Ray propose des solutions concrètes pour atténuer ces inconvénients. Grâce à une atténuation optimisée des relais, un passage progressif de puissance avec des intervalles entre les étapes, ainsi qu’une meilleure qualité d’ingénierie hydraulique, le nouveau modèle est significativement plus silencieux. Le bruit de la pompe reste limité à 50–55 dB à proximité, avec seulement quelques clics épisodiques lors des ajustements de puissance – sans jamais déranger le sommeil.
Clarifications et conseils utiles pour le passage de la Raj au Ray
Quelles sont les différences concernant les points de fixation entre le Ray et la Raj ?
Les points de fixation du Ray sont standardisés, mais les distances entre eux varient de 20 à 40 mm par rapport à la Raj. Afin d’éviter toute erreur, il est recommandé d’utiliser le gabarit fourni dans l’emballage.
Comment le câblage électrique du Ray simplifie-t-il les interventions ?
Le câblage du Ray est mieux repéré et la borne d’accès est disponible sans avoir à démonter le couvercle avant. Cela facilite les interventions lors des révisions.
Quelle amélioration apporte le Ray concernant la borne de blocage pour le HDO ?
Le Ray intègre nativement la borne de blocage pour le HDO (télécommande de groupe) en deux tarifs, contrairement à la Raj qui utilisait parfois un relais externe.
Quelles sont les améliorations notables sur le raccordement hydraulique du Ray ?
Le sens du raccordement (entrée/sortie) est clairement indiqué sur le Ray, ce qui évite les erreurs de branchement constatées sur certaines anciennes installations Raj.
Quelle pression minimale doit-on respecter avec le Ray ?
Le Ray exige une pression minimale de 0,8 bar, contre une pression légèrement inférieure acceptée par la Raj. Sur une installation ancienne avec une pression plus faible, vérifiez le vase d’expansion et agissez si nécessaire (gonflage ou remplacement).
Un cas concret pour mieux comprendre
Imaginons une chaudière électrique Raj qui fonctionne encore sans problème, avec une régulation adaptée. Même après plusieurs années d’utilisation, il n’existe aucune obligation de la remplacer, tant que l’appareil continue à répondre aux besoins. En effet, une chaudière électrique est un système robuste : pas de pièces complexes comme dans les chaudières à combustion, ce qui permet une durée de vie pouvant atteindre 15 à 20 ans, surtout si la qualité de l’eau est bonne.
Quand envisager un changement ?
Le moment de remplacer une Raj est à envisager dans les cas suivants : lorsqu’il devient difficile de trouver des pièces de rechange, ou si le coût d’une réparation représente plus de 40 à 50 % du prix d’un modèle neuf. Cela vaut aussi si vous planifiez une mise à niveau globale (installation de panneaux solaires, d’un nouveau régulateur, ou d’un système de régulation avancé) et que la Raj pourrait devenir un frein technique. Dans ces situations, le passage au Ray n’est plus simplement un remplacement : c’est une évolution stratégique pour l’ensemble de votre système de chauffage.
Choisir entre Raj et Ray : les critères clés
Compatibilité électrique et adaptation des câbles
Pour remplacer une chaudière électrique Raj par un modèle Ray, il faut d’abord s’assurer que la puissance soit identique (ex. : Raj 18 kW ↔ Ray 18KE). La section des câbles et le disjoncteur peuvent rester inchangés. Avant l’installation, vérifiez l’état des câbles et du bloc bornes dans le tableau électrique. Si la puissance est différente, comme un passage de Raj 18KE à Ray 12KE, le disjoncteur peut être ajusté à un courant inférieur, ce qui est un avantage énergétique.
Compatibilité avec les émetteurs existants
La compatibilité dépend du type d’émetteur. Si l’ancien émetteur Thermaster communiquait avec la Raj via un bus numérique (eBUS ou protocole Protherm), il ne sera probablement pas entièrement compatible avec le Ray. Il est possible de le connecter en mode sans tension (ON/OFF), mais cela entraîne la perte de la modulation. Dans ce cas, il est recommandé de remplacer l’émetteur par un régulateur moderne OpenTherm. L’impact sur le confort et la consommation est significatif.
Choix de la puissance : pourquoi 14KE au lieu de 15KE ?
Le passage de la Raj à la Ray a entraîné un ajustement des puissances. Ainsi, le Ray 14KE remplace la Raj 15 kW. Cette différence provient d’une optimisation des éléments chauffants et d’une meilleure répartition triphasée. En pratique, la différence de 1 kW n’a aucun impact sur la couverture des besoins thermiques. Si la Raj 15 kW répondait à vos attentes, le Ray 14KE sera une alternative efficace. Pour la plupart des habitations, cette légère réduction de puissance n’est pas perceptible.
Durée du remplacement en pratique
Un professionnel peut remplacer une Raj par un Ray en 4 à 6 heures. Cela inclut le vidage d’air, le réglage du régulateur et la mise en service. Le raccordement hydraulique et électrique prend environ 1,5 à 2 heures. Les ajustements et vérifications constituent le reste du temps. En cas d’installation complexe (comme un HDO à deux tarifs ou une gestion FV), prévoyez 1 à 2 heures supplémentaires.
Garantie et réparations
Pour les appareils Raj, la garantie habituelle concerne les deux premières années après l’installation. Les appareils plus anciens sont hors garantie, peu importe le prestataire. Sur le Ray, la garantie légale de deux ans s’applique. En la prolongeant via un enregistrement, Protherm propose une garantie étendue. Les réparations sous garantie doivent être effectuées par un installateur autorisé pour conserver la garantie. Une fois celle-ci expirée, n’importe quel électricien qualifié peut intervenir.
Performance écologique
Les deux modèles n’émittent pas directement de CO₂, car il s’agit de chauffe-eaux électriques. L’empreinte écologique dépend donc de la source d’électricité. Cependant, le Ray est plus efficace grâce à un régulateur moderne et à une régulation climatique. Il consomme généralement 10 à 20 % d’électricité en moins pour un même confort thermique. Cela réduit à la fois les coûts et l’impact environnemental. Avec un abonnement à énergies renouvelables, l’avantage écologique du Ray est encore plus marqué.
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