Raccordement et installation du Protherm Ray – exigences pour l'installation électrique et la protection
Nous sommes encore en train de préparer des produits.
Mais vous pouvez consulter d'autres catégories.
Une installation électrique mal conçue peut nuire au bon fonctionnement de votre chaudière Protherm Ray
Les risques liés à une mise en œuvre électrique inadaptée
Lorsque la chaudière électrique Protherm Ray n’est pas connectée correctement, cela peut entraîner des incidents, allant de simples dysfonctionnements à des situations dangereuses. Plusieurs cas concrets illustrent ces risques : chaudières alimentées par des câbles sous-dimensionnés, absence de disjoncteur différentiel, utilisation de disjoncteurs mal adaptés ou encore raccordement d’une chaudière triphasée sur seulement deux phases. Dans tous ces cas, la chaudière ne fournit pas sa puissance nominale ou, pire, un dispositif de sécurité se déclenche, exposant à des pannes, des incendies ou des risques d’électrocution.Les spécificités électriques de la chaudière Protherm Ray
Contrairement aux appareils ménagers usuels, la chaudière Ray exige une installation dédiée. Elle consomme entre 6 kW et 28 kW, nécessitant une connexion permanente, un câblage adapté à la charge en courant, un circuit triphasé et une gamme complète de dispositifs de protection. Ces éléments sont indispensables pour garantir un fonctionnement stable, conforme et sans danger.Une approche structurée pour une installation fiable
Pour éviter ces problèmes, il est essentiel d’aborder l’installation de manière systématique. Cela inclut la détermination de la puissance nécessaire, le calcul de l’intensité, le choix du câble en fonction de la charge, la sélection des protections électriques adéquates, la vérification du système de mise à la terre, ainsi que l’évaluation de la distance entre la chaudière et le tableau électrique. Chaque étape contribue à la fiabilité globale de l’installation.Paramètres électriques de base selon la puissance de la chaudière
Quels sont les besoins électriques en fonction de la puissance de la chaudière Protherm Ray ?
Protherm Ray se décline en plusieurs modèles, chacun ayant des exigences électriques distinctes. Un tableau récapitulatif présente les valeurs typiques comme le courant nominal en charge pleine. Cependant, ces données sont calculées avec un facteur de puissance cos φ = 1,0, correspondant à une charge résistive (typique des éléments chauffants).
| Modèle | Puissance nominale | Alimentation | Courant nominal | Disjoncteur minimum |
|---|---|---|---|---|
| Protherm Ray 6KE | 6 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~8,7 A / phase | 3×16 A |
| Protherm Ray 9KE | 9 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~13 A / phase | 3×16 A |
| Protherm Ray 12KE | 12 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~17,3 A / phase | 3×25 A |
| Protherm Ray 14KE | 14 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~20,2 A / phase | 3×25 A |
| Protherm Ray 18KE | 18 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~26 A / phase | 3×32 A |
Il est important de noter que le disjoncteur doit être dimensionné avec une marge suffisante pour gérer les courants de démarrage et les surcharges temporaires. Nous y reviendrons plus en détail.
Quel type de réseau électrique est requis pour Protherm Ray ?
La chaudière Protherm Ray exige une alimentation triphasée 3×400 V / 50 Hz avec un fil neutre, conformément aux normes TN-S ou TN-C-S. Contrairement à certaines idées reçues, il n’est pas possible de l’installer sur un réseau monophasé 230 V. Le design de la chaudière repose sur une répartition équitable de la charge entre les trois phases, avec un élément chauffant dans chaque phase.
Que faire si le domicile n’est pas équipé d’un réseau triphasé ?
En l’absence d’un raccordement triphasé, il est indispensable de contacter l’opérateur de distribution (ZSE, SSE, VSE) pour demander un raccordement ou une modification de la puissance réservée. Ce processus peut prendre plusieurs semaines ou mois et inclut également la mise à jour du compteur électrique et du disjoncteur principal. Bien que cela entraîne des coûts supplémentaires, cette étape est indispensable avant l’installation de la chaudière.
Choix de la section du câble en fonction de la distance et de la puissance
Lors de l’installation d’un chauffe-eau électrique Protherm Ray, il arrive souvent que le câble d’alimentation soit mal dimensionné. Cela peut entraîner une surchauffe ou une chute de tension trop importante, affectant le bon fonctionnement de l’appareil. Pour éviter cela, il est primordial de tenir compte à la fois de la puissance de l’appareil et de la longueur du câble.
Exemples concrets pour les modèles Protherm Ray
Prenons l’exemple du modèle Protherm Ray 6KE. Si la distance entre le tableau électrique et le chauffe-eau dépasse 20 mètres, la section du câble doit passer de 5×2,5 mm² à 5×4 mm² pour limiter la chute de tension. Pour les modèles plus puissants, comme le Protherm Ray 12KE ou 14KE, la section minimale recommandée est de 5×4 mm², mais on conseille 5×6 mm² pour des longueurs supérieures à 15 m.
- Pour le modèle Protherm Ray 6KE : 5×2,5 mm² jusqu’à 20 m, puis 5×4 mm².
- Pour le modèle Protherm Ray 12KE ou 14KE : 5×4 mm², puis 5×6 mm² à partir de 15 m.
- Pour le modèle Protherm Ray 18KE : 5×6 mm², puis 5×10 mm² à partir de 25 m.
La section du câble dépend aussi de sa pose : encastré, en surface ou dans une gaine. Par exemple, un câble enterré a une capacité de charge plus faible qu’un câble posé librement. C’est pourquoi une consultation avec un électricien qualifié est indispensable avant l’installation.
Choix du disjoncteur adapté à Protherm Ray
Pour garantir la sécurité électrique et la durée de vie du câblage, il est essentiel de sélectionner un disjoncteur adapté à l’appareil. Protherm Ray, doté d’un élément chauffant pur, ne génère pas de pics de courant à la mise sous tension. C’est pourquoi le choix du type de disjoncteur (B ou C) et de sa valeur nomiale est primordial.
Type B ou C – quels sont les avantages et inconvénients ?
- Le type B déclenche à 3 à 5 fois le courant nominal, ce qui convient parfaitement à une charge résistive comme Protherm Ray.
- Le type C déclenche plus tardivement, entre 5 et 10 fois le courant nominal. Bien qu’acceptable, il n’est pas optimal pour ce type d’appareil, car il pourrait prolonger l’effet du court-circuit sur le câble.
- Le type C est généralement utilisé lorsque la coordination de protection le nécessite, ou si la documentation l’exige.
- En pratique, de nombreux installateurs optent pour un type C, car il est souvent déjà disponible dans les coffrets. Ce choix n’est pas incorrect, mais le type B est techniquement plus adapté.
Choix de la valeur du disjoncteur – comment s’y prendre ?
- 6KE (8,7 A/phase) : disjoncteur 3×16 A (type B ou C)
- 9KE (13 A/phase) : disjoncteur 3×16 A (suffisant), ou 3×20 A en cas de câble long
- 12KE (17,3 A/phase) : disjoncteur 3×25 A
- 14KE (20,2 A/phase) : disjoncteur 3×25 A (un disjoncteur 20 A est insuffisant)
- 18KE (26 A/phase) : disjoncteur 3×32 A
En application de la norme STN EN 60364-4-43, le disjoncteur doit être dimensionné à 125 % du courant nominal. Cela signifie que vous devez multiplier le courant consommé par 1,25 pour choisir un appareil adapté. Cela s’applique en cas de fonctionnement prolongé (plus de 3 heures).
Protection contre les chocs électriques : la solution adaptée pour la chaudière Protherm Ray
Pour garantir votre sécurité et respecter les réglementations en vigueur, il est indispensable d’équiper votre chaudière Protherm Ray d’un dispositif de protection différentielle de type A, avec un seuil de déclenchement de 300 mA. Ce choix est à la fois sécurisé, conforme aux normes et économiquement pertinent.
Le dispositif de protection différentielle, ou RCD (Residual Current Device), surveille en permanence l’équilibre entre le courant entrant sur la phase et celui qui retourne par le neutre. Dès qu’une fuite de courant est détectée, au-delà d’un seuil prédéfini, l’appareil coupe l’alimentation pour éviter tout risque de choc électrique.
Les chaudières fixes, comme la Protherm Ray, nécessitent l’installation d’un disjoncteur différentiel de 300 mA conformément à la norme slovaque STN 33 2000-4-41 et aux exigences des distributeurs d’électricité. Un seuil plus bas, comme 30 mA, entraînerait des coupures intempestives dues à la puissance de la chaudière, ce qui nuirait à son bon fonctionnement.
Choisir le bon type de dispositif de protection différentielle
Le type de dispositif est un élément crucial souvent négligé. La chaudière Protherm Ray intègre une électronique sensible (régulateur, capteurs, etc.), qui peut générer des courants de défaut avec des composantes continues. Le type AC ne réagit qu’aux courants alternatifs, le type A inclut aussi les courants continus pulsés, et le type B couvre tous les types de fuites.
Pour la chaudière Protherm Ray, le fabricant recommande un disjoncteur différentiel de type A, qui correspond aux spécifications IEC 60755. Ce type assure une protection efficace sans surcoût inutile. Le type B, bien que plus performant, est coûteux et inutile dans la plupart des cas.
Protection électrique de la chaudière Protherm Ray
- Une connexion fiable à la terre est indispensable.
- Dans les systèmes TN-C-S, le conducteur PE est indépendant et coloré en jaune-vert.
- Le conducteur PE doit rester conducteur en tout temps.
- Ses dimensions doivent être au moins équivalentes à celles des conducteurs de phase.
- Dans les anciens systèmes TN-C, une séparation en TN-C-S est nécessaire avant l'installation.
Quelle est l'importance de la mise à la terre ?
Pour garantir votre sécurité, la chaudière Protherm Ray doit être connectée à la terre de manière fiable. Dans les logements équipés d’un système TN-C-S, le conducteur PE, indépendant et de couleur jaune-vert, est installé séparément entre le tableau électrique et la chaudière. Ce conducteur ne doit jamais être interrompu ou ouvert : il doit rester conducteur à tout moment.
Quelles sont les exigences concernant les dimensions des conducteurs PE ?
Les dimensions du conducteur PE sont encadrées par des normes. Elles doivent être au moins égales à celles des conducteurs de phase, avec une section minimale de 16 mm². Ainsi, un câble CYKY 5×4 mm², doté d’un conducteur PE de 4 mm², est considéré comme adéquat.
Que faire en cas de système TN-C ancien ?
Dans les systèmes plus anciens TN-C, le conducteur PEN (neutre et protection combinés) doit être séparé pour former un système TN-C-S. Cette séparation doit intervenir au moins au niveau du tableau principal ou à la borne principale de terre (MEB). Sans cette modification, la chaudière ne disposerait pas d’une protection par la terre efficace, ce qui pourrait être dangereux.
Installation électrique inadéquate
Problèmes liés au partage du circuit
Lorsque la chaudière Protherm Ray est connectée à un circuit partagé avec d'autres appareils, comme une cuisinière ou un chauffe-eau, cela peut entraîner des surcharges et des déclenchements intempestifs du disjoncteur. Dans un cas réel, la chaudière déclenchait le disjoncteur pendant la cuisson, ce qui compromettait son fonctionnement.Nécessité d’un circuit dédié
Pour garantir la sécurité et l’efficacité, la Protherm Ray doit être connectée à un circuit électrique exclusif. Cela inclut un disjoncteur dédié dans le tableau électrique, un disjoncteur différentiel (ou un RCBO), ainsi qu’un câble direct, sans aucune dérivation ou prolongation.Questions fréquentes sur le bornier de la chaudière Protherm Ray
Où se trouve le bornier et comment l’atteindre ?
Pour accéder au bornier de la chaudière Protherm Ray, il faut d’abord retirer le panneau frontal. Le bornier est situé sous le couvercle inférieur. Avant d’entreprendre tout raccordement ou démontage, il est essentiel de débrancher la chaudière et de couper le disjoncteur dans le tableau électrique, puis de le verrouiller pour éviter tout risque d’électrocution.
Quel est l’ordre des câbles sur le bornier ?
Les bornes du bornier suivent un ordre standardisé :
- L1 – première phase (fil marron ou noir)
- L2 – deuxième phase (fil noir ou marron)
- L3 – troisième phase (fil gris ou noir)
- N – fil neutre (fil bleu)
- PE – fil de protection (fil jaune-vert) – à connecter à la borne de terre de la chaudière, pas au bornier d’alimentation
Quelles sont les conséquences d’une inversion des phases L1/L2/L3 ?
L’ordre des phases n’est pas critique car le corps chauffant est symétrique et ne comporte pas de moteur. Cependant, respecter l’ordre standard des couleurs et des phases est une bonne pratique électrique. Une inversion pourrait engendrer une confusion lors de mesures ou d’inspections futures.
Quel type de traverse utiliser pour le câble ?
La chaudière est équipée d’une traverse adaptée aux câbles de diamètre compris entre 13 et 18 mm, selon le modèle. En cas de câble plus épais, comme un câble 5×10 mm², il est nécessaire d’utiliser une traverse plus grande ou de contacter le fabricant.
Installation proche de la chaudière pour une coupure électrique en toute sécurité
Imaginons un technicien qui effectue une vérification ou une maintenance d’une chaudière. Si le coffret électrique se trouve sur un autre niveau, il est nécessaire de courir pour le rejoindre, ce qui est à la fois pénible et potentiellement dangereux. Pour éviter cette situation, la norme STN EN 60335-1 ainsi que STN 33 2000-4-46 impose l’installation d’un dispositif de déconnexion, comme un délesteur de sécurité ou un interrupteur 4 pôles, à proximité de l’appareil.
Cette obligation vise à garantir une coupure électrique rapide et fiable, sans que l’utilisateur ou le technicien ait à se rendre dans une autre pièce ou étage. Plus précisément :
- Lorsque le coffret électrique est dans la même pièce ou juste à côté de la chaudière (typiquement dans une pièce technique), le disjoncteur du coffret peut jouer le rôle de dispositif de déconnexion, à condition d’être bien repérable et facile d’accès.
- Si le coffret est localisé ailleurs dans le bâtiment, un interrupteur 4 pôles autonome, doté d’une position ON/OFF clairement visible, doit être installé à proximité de la chaudière. Cela permet une mise hors tension rapide et sécurisée.
Cette disposition n’est pas seulement réglementaire, mais également utile en pratique : elle facilite les interventions techniques, réduit le risque d’accident et optimise le temps de travail.
Choisir le câblage adéquat pour la communication basse tension
Pour assurer une communication fiable entre la chaudière Protherm Ray et les éléments de régulation, il est essentiel de respecter des critères précis concernant le câblage basse tension. Voici les principaux points à prendre en compte.
Caractéristiques des connexions basse tension
- Utilisez des câbles dédiés pour la communication (thermostat, capteur extérieur) et isolez-les des câbles d’alimentation.
- Le protocole OpenTherm nécessite un câble blindé 2×0,5 ou 2×0,75 mm² pour relier un thermostat intelligent, comme le modèle Protherm Thermolink P.
- Le capteur extérieur de température doit être raccordé à l’aide d’un câble blindé à deux conducteurs.
- Le bus eBUS, utilisé pour un thermostat ou une régulation zonale, fonctionne avec deux conducteurs non polarisés.
Éviter les erreurs d’installation
- Ne regroupez jamais les câbles de signal et les câbles d’alimentation dans le même conduit ou gaines.
- Évitez les perturbations électromagnétiques, notamment lors de l’allumage du corps de chauffe.
- Respectez une distance minimale de 30 cm entre les câbles d’alimentation et les câbles de signal.
- Si cette distance n’est pas possible, optez pour une gaine blindée en métal pour les câbles de signal.
Avantages d’un câblage correct
- Précision des signaux envoyés par le thermostat ou le capteur.
- Stabilité du fonctionnement de la chaudière, même en cas de variation de charge.
- Compatibilité avec les systèmes de régulation avancés (OpenTherm, programmation, courbe équithermique).
Un câblage soigneusement organisé garantit une meilleure performance énergétique et une durée de vie prolongée des composants. Veillez à suivre ces conseils lors de l’installation ou de l’entretien de votre système de chauffage.
Augmenter la puissance électrique pour une chaudière haute consommation
Avant d’installer une chaudière électrique de grande puissance, comme la Protherm Ray 18KE, il est indispensable de modifier votre contrat d’électricité avec le distributeur. Cela implique souvent un remplacement du disjoncteur principal et une hausse de votre redevance mensuelle. C’est une étape incontournable pour garantir une utilisation en toute sécurité.
En quoi cela consiste-t-il ?
Lorsque vous souhaitez utiliser une chaudière consommant plus de 12 kW, le distributeur d’électricité (ZSE, SSE, VSE) doit être informé. Il vérifie la capacité du réseau dans votre zone et décide si l’augmentation de la puissance réservée est possible. Si c’est le cas, il remplace le disjoncteur principal (derrière le compteur) par un modèle plus puissant, adapté à vos besoins. En parallèle, une étude technique, une installation professionnelle et une vérification sont nécessaires pour respecter les normes de sécurité.
Procédure à suivre
- Adressez-vous directement à votre distributeur pour demander l’augmentation de la puissance réservée
- Le distributeur évalue la faisabilité technique et la capacité du réseau local
- En cas d’approbation, le disjoncteur principal est remplacé par un modèle plus puissant
- Parallèlement, faites réaliser une documentation de projet, une installation professionnelle et une vérification technique
Exemple concret
Un client souhaitait installer la Protherm Ray 18KE dans une maison individuelle équipée d’un disjoncteur 3×25 A. Lorsque la chaudière fonctionne à pleine puissance (26 A par phase), elle dépasserait la capacité du disjoncteur. En ajoutant les autres appareils électriques de la maison, le distributeur a dû remplacer le disjoncteur par un modèle 3×40 A. Cette modification a entraîné un coût supplémentaire, mais a permis d’utiliser la chaudière en toute sécurité.
Contrôle électrique indispensable pour la chaudière Protherm Ray
Pour respecter la réglementation en vigueur, un expert doit réaliser un contrôle technique complet de l’installation électrique après l’installation de la chaudière Protherm Ray (§ 24 de la loi n° 124/2006 Z. z. et l’arrêté du MPSVaR n° 508/2009 Z. z.). Ce contrôle inclut plusieurs éléments clés :
- Contrôle visuel des câbles, disjoncteurs et raccordements
- Évaluation de la résistance d’isolation
- Test de l’impédance du circuit de défaut
- Vérification du disjoncteur différentiel
- Mesure du courant pendant le fonctionnement
- Rédaction d’un rapport officiel
Quel est l’objectif d’un contrôle visuel des câbles ?
L’expert vérifie que les câbles ont été connectés correctement, qu’ils possèdent la bonne section et qu’ils sont protégés par des disjoncteurs adaptés. Cela permet d’éviter des surcharges ou des courts-circuits.
Quelles mesures sont effectuées pour garantir la sécurité ?
Des tests précis sont effectués, comme la résistance d’isolation, l’impédance du circuit de défaut et le fonctionnement du disjoncteur différentiel. Ces mesures garantissent une mise à la terre fiable et une protection en cas de panne.
Pourquoi le rapport est-il obligatoire ?
Ce document est requis pour la mise en service légale de la chaudière. Sans ce contrôle, l’installation est irrégulière, et la garantie du fabricant n’est plus valable. Cette vérification n’est pas un simple formulaire, mais un examen concret permettant d’éviter des incidents graves.
Problèmes courants liés à l’installation électrique des chaudières
L’installation électrique des chaudières électriques exige une attention particulière. Voici quelques erreurs fréquemment constatées, avec leurs causes et les solutions à apporter.
Surchauffe due à un câble de faible section
Lors d’une installation, un câble CYKY 5×2,5 mm² a été utilisé pour alimenter la chaudière Protherm Ray 12KE, en raison de sa disponibilité. Cependant, cette section est insuffisante pour supporter la puissance nominale de l’appareil. En conséquence, le câble a surchauffé, déclenchant une odeur suspecte et une intervention du disjoncteur. La solution consiste à utiliser un câble dont la section correspond aux exigences techniques, ce qui permet d’éviter des réparations coûteuses, comme la démolition de plâtre.
Choix inadéquat du disjoncteur différentiel
L’utilisation d’un disjoncteur de type AC, trop ancien, pour une chaudière électronique peut s’avérer dangereuse. Ce type de disjoncteur ne réagit pas correctement en cas de fuite de courant alternative pulsée, qui peut survenir en cas de défaillance interne. La solution est de privilégier un modèle de type ACB ou B, compatible avec les variations de courant modernes.
Partage du circuit avec un appareil électrique de grande puissance
Lorsque la chaudière est branchée sur un circuit partagé avec une cuisinière, les pics de consommation simultanés peuvent provoquer des déclenchements intempestifs. Pour remédier à cela, il est conseillé de dédier un circuit exclusif à la chaudière.
Interférences entre câbles de signal et d’alimentation
Le mélange de câbles de signal et d’alimentation dans une même gaine peut perturber le fonctionnement du thermostat et de la chaudière. La solution consiste à les isoler dans des gaines séparées.
Échauffement des bornes dues à un serrage insuffisant
Des bornes desserrées peuvent provoquer une résistance de contact et un échauffement localisé. Cela entraîne une dégradation progressive de l’isolation. Il est donc essentiel de respecter le couple de serrage indiqué dans le manuel d’installation.
Où et comment installer la chaudière Protherm Ray ?
Puis-je installer la chaudière Protherm Ray dans une salle humide ?
Non, la chaudière Protherm Ray ne doit pas être installée dans des espaces humides ou soumis à un risque d’inondation. Son indice de protection est IP20, ce qui signifie qu’elle protège contre le contact des doigts, mais pas contre l’humidité. Une humidité relative supérieure à 85 % est donc inacceptable.
Quelles règles doivent être respectées si l’installation se fait dans une salle de bain ?
Si la chaudière est placée dans une salle de bain ou à proximité (zones 0, 1 ou 2 selon la norme STN 33 2000-7-701), des exigences supplémentaires s’appliquent. Cela inclut un indice de protection plus élevé ainsi qu’un équipement spécifique pour le disjoncteur.
Quel espace dois-je prévoir autour de la chaudière ?
Il faut prévoir un espace libre d’au moins 70 cm devant la chaudière. Cela permet un accès facile à son raccordement électrique et son débranchement, facilitant ainsi l’intervention d’un technicien de maintenance.
Où doit être positionné le câble d’alimentation ?
Le câble d’alimentation ne doit pas être installé à proximité de sources de chaleur comme des corps de chauffe, des tuyaux chauds ou d’autres dispositifs pouvant endommager l’isolation du câble.
Installation électrique de la chaudière Protherm Ray : points clés à connaître
Un exemple concret : le raccordement d’une chaudière à 25 mètres du tableau électrique
Imaginons que vous souhaitiez installer un modèle Protherm Ray 9KE à une distance de 25 mètres du tableau électrique. Cela signifie que vous devez choisir le câble électrique adapté pour assurer une alimentation stable. Ce modèle consomme environ 13 A par phase. Ainsi, un câble CYKY 5×4 mm² est recommandé, voire 5×6 mm² si vous souhaitez limiter davantage la chute de tension. Un câble 5×2,5 mm² pourrait entraîner une chute de tension proche de la limite autorisée (3 %), ce qui pourrait affecter la performance et la durée de vie de l’électronique interne.
Le réseau électrique nécessaire pour la Protherm Ray
La Protherm Ray est conçue pour fonctionner sur un réseau triphasé 3×400 V / 50 Hz. Elle ne peut pas être connectée à un réseau monophasé 230 V ou à un réseau triphasé 3×230 V (delta). Si votre logement n’est pas raccordé en triphasé, il est indispensable de faire installer ce type de raccordement par votre fournisseur d’électricité avant de procéder à l’installation de la chaudière.
Choix du disjoncteur : dédié ou de groupe ?
Il est possible d’utiliser un disjoncteur différentiel de groupe à condition que ses caractéristiques soient conformes (300 mA, type A ou B, 4 pôles) et qu’il ne coupe pas d’autres circuits essentiels en cas de défaut. Dans la pratique, il est préférable d’opter pour un disjoncteur dédié ou un RCBO (disjoncteur+différentiel combiné). Cela permet d’éviter toute interaction entre les circuits et garantit une sécurité maximale.
Conséquences d’une absence de mise à la terre
Omettre la mise à la terre de la chaudière est une erreur grave. En cas de défaut d’isolation, les éléments métalliques de la chaudière peuvent se mettre sous tension (230 V par rapport à la terre). Cela expose à un risque électrique mortel pour toute personne entrant en contact avec l’appareil. De plus, le disjoncteur différentiel ne détectera pas toujours la situation. Enfin, une absence de mise à la terre empêche l’obtention d’un certificat de conformité.
Déclaration de la chaudière à la société de distribution
La Protherm Ray a une puissance supérieure à 3,68 kW, ce qui oblige à informer la société de distribution de son installation. Cette démarche concerne la mise à jour du disjoncteur principal, l’augmentation de la puissance réservée et l’enregistrement du point de livraison. Sans cette déclaration, le distributeur pourrait interrompre l’alimentation ou infliger des sanctions.
Des doutes ou une configuration particulière ?
Vous avez des interrogations ou un cas spécifique dans votre logement ? Contactez-nous, notre équipe est à votre écoute pour vous guider.
