Raccordement et installation du Protherm Ray – exigences pour l'installation électrique et la protection
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Pourquoi une installation électrique correcte pour la chaudière Protherm Ray est essentielle
La chaudière électrique Protherm Ray n’est pas seulement un appareil électrique ordinaire – c’est un appareil consommant de l’énergie, fonctionnant avec des puissances allant de 6 kW à 28 kW et nécessitant une approche adaptée pour l’installation électrique. Contrairement aux appareils domestiques classiques, où il suffit de brancher la fiche dans la prise, pour la chaudière Ray, on parle d’une connexion fixe au réseau électrique, de circuits triphasés, de câblage dimensionné selon la charge en courant, et d’une série d’éléments de protection, sans lesquels la chaudière ne peut pas être mise en service.
Sur la base de dizaines de projets dans lesquels nous avons résolu l’installation de chaudières électriques, nous avons vu presque tout – des chaudières connectées à un câble sous-dimensionné, l’absence de disjoncteur différentiel, un disjoncteur avec une caractéristique incorrecte, ou même une chaudière triphasée connectée à seulement deux phases. Le résultat était toujours le même : soit la chaudière ne délivrait pas la puissance, soit après un court fonctionnement, l’élément de protection déclenchait, dans les cas les plus graves, il pouvait même survenir un risque d’incendie ou d’électrocution. Cet article traite donc de manière systématique l’ensemble du problème – depuis la puissance et l’intensité, en passant par la dimension du câble, le type de protection, jusqu’au système de mise à la terre et à la distance par rapport au tableau électrique.
Si vous recherchez des informations sur la puissance Ray nécessaire pour vous ou comment Ray se compare aux autres chaudières, je vous recommande de consulter d’autres articles dans le Centre des connaissances – par exemple « Quelle puissance de Protherm Ray est nécessaire pour vous – 6, 9, 12, 14, 18, 21, 24 ou 28 kW ? » ou « Protherm Ray vs. autres chaudières électriques – en quoi diffère-t-elle et pour qui convient-elle ». Ici, nous nous concentrons exclusivement sur l’aspect électrique.
Paramètres électriques de base selon la puissance de la chaudière
Protherm Ray est disponible en plusieurs variantes de puissance. Chacune d’entre elles a des exigences différentes pour l’installation électrique. Voici un aperçu général :
| Modèle | Puissance nominale | Alimentation | Courant nominal | Disjoncteur minimum |
|---|---|---|---|---|
| Protherm Ray 6KE | 6 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~8,7 A / phase | 3×16 A |
| Protherm Ray 9KE | 9 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~13 A / phase | 3×16 A |
| Protherm Ray 12KE | 12 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~17,3 A / phase | 3×25 A |
| Protherm Ray 14KE | 14 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~20,2 A / phase | 3×25 A |
| Protherm Ray 18KE | 18 kW | 3×400 V / 50 Hz | ~26 A / phase | 3×32 A |
Attention – les courants indiqués dans le tableau sont les courants nominaux en charge pleine et cos φ = 1,0 (charge résistive, ce qui est le cas des éléments chauffants). Le disjoncteur est choisi avec une marge, car il doit supporter les courants de démarrage et les surcharges temporaires. Nous en reparlerons plus en détail ci-dessous.
Type d’alimentation – Réseau triphasé 3×400 V
Toutes les versions de Protherm Ray nécessitent une alimentation triphasée 3×400 V / 50 Hz avec conducteur neutre (système TN-S ou TN-C-S). C’est une information fondamentale à laquelle on revient constamment dans la pratique commerciale – certains clients se demandent s’il ne serait pas possible de raccorder la chaudière sur un réseau monophasé 230 V. La réponse est claire : non, ce n’est pas possible. La chaudière est conçue exclusivement pour un réseau triphasé et possède dans chaque phase un élément chauffant réparti de manière à ce que la charge soit uniformément répartie.
Si le domicile ne dispose pas d’un raccordement triphasé, il est nécessaire de contacter la société de distribution (ZSE, SSE, VSE) afin de modifier la puissance réservée ou de créer un raccordement triphasé. Ce processus peut durer plusieurs semaines à plusieurs mois et implique également la modification du compteur électrique et du disjoncteur principal après le compteur. C’est un coût supplémentaire, mais sans cela, l’installation de la chaudière Ray n’est pas possible.
Dimensionnement du câble d’alimentation – section et longueur
L’une des erreurs les plus fréquentes lors de l’installation d’appareils à forte puissance est la sous-dimension du câble d’alimentation. Le câble est choisi selon deux critères : le chauffage admissible (capacité de charge en courant) et la chute de tension dans le câble (ne doit pas dépasser 3 % à la tension nominale).
Pour une orientation pratique, voici la règle suivante :
- Protherm Ray 6KE et 9KE – section minimale 5×2,5 mm² (5 conducteurs : L1, L2, L3, N, PE), câble du type CYKY 5×2,5 ou YMVK 5×2,5. En cas de longueur de raccordement supérieure à 20 m, nous recommandons 5×4 mm² en raison de la chute de tension.
- Protherm Ray 12KE et 14KE – section minimale 5×4 mm², recommandée 5×6 mm² pour un raccordement plus long (plus de 15 m à partir du tableau de distribution).
- Protherm Ray 18KE – section minimale 5×6 mm², en cas de longue distance (25 m et plus) 5×10 mm².
La section doit toujours être consultée avec un électricien ou un technicien de contrôle, car elle dépend aussi de la manière dont le câble est posé (dans une gaine, librement à l’air, en terre, dans un mur) et de la température ambiante. Un câble posé dans une isolation thermique a une capacité de charge en courant inférieure à un câble posé librement.
Protection – Type et valeur du disjoncteur
Le disjoncteur protège le câble contre la surcharge et le court-circuit. Pour Protherm Ray, on utilise des disjoncteurs triphasés (3 phases), dont la valeur mais aussi la courbe de déclenchement sont importantes.
Caractéristique de déclenchement – pourquoi le type B ou C est important
Protherm Ray ne possède pas de moteurs inductifs ni d’autres composants qui pourraient générer des courants de démarrage élevés. C’est une charge purement résistive (élément chauffant). Par conséquent, la caractéristique B suffit, qui déclenche (désactive) à 3 à 5 fois le courant nominal. La caractéristique C (5 à 10 fois) est trop généreuse et, en cas de court-circuit, elle solliciterait plus longtemps le câble, ce qui n’est pas souhaitable. La caractéristique C est utile uniquement si elle est prescrite par la documentation ou exigée pour d’autres raisons (par exemple, coordination de la protection).
Dans la pratique, cependant, on installe souvent des disjoncteurs de type C sur les chaudières à haute puissance pour une simple raison – la plupart des tableaux domestiques en disposent déjà, et l’électricien les utilise selon ce qu’il a à disposition. Ce n’est pas une erreur, mais le disjoncteur B serait techniquement plus approprié.
Valeur du disjoncteur – étapes de courant
- 6KE (8,7 A/phase) : disjoncteur 3×16 A, caractéristique B ou C
- 9KE (13 A/phase) : disjoncteur 3×16 A (suffisant), en cas de long câble 3×20 A
- 12KE (17,3 A/phase) : disjoncteur 3×25 A
- 14KE (20,2 A/phase) : disjoncteur 3×25 A (attention – un disjoncteur 20 A n’est pas suffisant, car à 20,2 A il est en charge prolongée, et le disjoncteur doit être dimensionné avec une marge minimale de 125 %)
- 18KE (26 A/phase) : disjoncteur 3×32 A
La règle des 125 % du courant nominal pour les disjoncteurs des chauffages résistifs découle de la norme STN EN 60364-4-43. En pratique, cela signifie que vous devez choisir un disjoncteur dont le courant nominal est au moins 1,25× supérieur au courant nominal de l’appareil. Cela s’applique en cas de fonctionnement prolongé (plus de 3 heures).
Dispositif de protection différentielle – obligation, pas option
Le dispositif de protection différentielle (en anglais RCD – Residual Current Device) protège les personnes contre les chocs électriques. Il fonctionne en surveillant la différence entre le courant qui circule sur la phase et celui qui revient par le conducteur neutre. Si cette différence dépasse une valeur seuil (généralement 30 mA ou 300 mA), le dispositif déclenche et coupe le circuit.
Pour les appareils fixement branchés, tels que la chaudière Protherm Ray, il est obligatoire, selon les normes slovaques (STN 33 2000-4-41) et les règlements des sociétés de distribution, d’installer un dispositif de protection différentielle avec un courant différentiel nominal de 300 mA. Un dispositif de 30 mA provoquerait des déclenchements intempestifs sur une chaudière puissante et serait contre-productif.
Type de dispositif de protection différentielle – A ou B ?
C’est un détail technique où beaucoup d’électriciens se trompent. Protherm Ray contient de l’électronique (unité de commande, capteurs, régulateur). Cette électronique peut générer de petites composantes continues dans le courant de défaut. Le dispositif de protection différentielle standard du type AC réagit uniquement au courant alternatif de défaut, le type A réagit aussi au courant continu pulsé, et le type B réagit à tous les types de courants de défaut, y compris au courant continu lisse.
Pour Protherm Ray, le fabricant recommande un disjoncteur différentiel de type A (minimum), ce qui est conforme à la norme IEC 60755 pour les appareils contenant de l'électronique. Le type B est certes plus sûr, mais nettement plus coûteux et n'est pas absolument nécessaire pour les chaudières Ray (sauf si la chaudière fait partie d'un système avec des onduleurs ou de la photovoltaïque – dans ce cas, la situation peut être différente, voir l'article « Protherm Ray et photovoltaïque – comment utiliser l'énergie excédentaire des panneaux solaires »).
Protection par la terre et le conducteur PE
La chaudière Protherm Ray doit être reliée à la terre de manière fiable. Dans les bâtiments avec le système de distribution TN-C-S (qui est aujourd'hui la norme dans les maisons modernes et les rénovations), le conducteur de protection PE est conduit séparément depuis le tableau électrique vers la chaudière comme un fil jaune-vert indépendant. Le conducteur PE ne doit pas être coupé ni ouvert – il doit être conducteur en permanence.
Les sections des conducteurs PE sont régies par la norme et doivent être au moins équivalentes aux sections des conducteurs de phase (jusqu'à 16 mm²). En pratique, cela signifie que le câble CYKY 5×4 mm² possède un conducteur PE de 4 mm², ce qui est correct.
Si la maison dispose d'un système plus ancien TN-C (conducteur PEN, c'est-à-dire un conducteur neutre et de protection combinés en un seul), il est obligatoire, avant l'installation de la chaudière, de le séparer en TN-C-S au moins depuis le tableau principal, ou depuis le point de séparation (MEB – borne principale de terre). Sans cette séparation, la chaudière n'aurait pas de protection par la terre réelle et serait dangereuse.
Circuit électrique séparé uniquement pour la chaudière
La Protherm Ray doit être raccordée à un circuit électrique séparé et dédié. Ce n'est pas une recommandation – c'est une exigence du fabricant et une règle de sécurité. Partager le circuit avec d'autres appareils (lave-linge, cuisinière, chauffe-eau) entraînerait une surcharge du disjoncteur et une influence mutuelle. Dans la pratique, nous avons vu des cas où la chaudière partageait le circuit avec une cuisinière électrique – le résultat était que la chaudière déclenchait le disjoncteur lors de la cuisson.
Un circuit séparé signifie : son propre disjoncteur dans le tableau électrique, son propre disjoncteur différentiel (ou combinaison disjoncteur + RCBO), son propre câble conduit directement du tableau électrique vers la chaudière sans dérivation ou prolongation.
Bornier de la chaudière – description et procédure de raccordement
Le raccordement au bornier de la chaudière Protherm Ray est relativement simple, mais exige une précision. Le bornier est situé sous le couvercle inférieur de la chaudière et est accessible après le démontage du panneau frontal. Lors des travaux sur le bornier, la chaudière doit être déconnectée de l'alimentation et le disjoncteur dans le tableau électrique doit être éteint et verrouillé.
L'ordre des bornes sur le bornier est standardisé :
- L1 – première phase (fil marron ou noir)
- L2 – deuxième phase (fil noir ou marron)
- L3 – troisième phase (fil gris ou noir)
- N – fil neutre (fil bleu)
- PE – fil de protection (fil jaune-vert) – doit être connecté à la borne de terre de la chaudière, et non au bornier d'alimentation
L'ordre des phases L1/L2/L3 sur la chaudière Protherm Ray n'est pas critique (le corps chauffant est symétrique et ne possède pas de moteur), mais il est une bonne pratique électrique de respecter l'ordre standard des couleurs et des phases. En cas d'inversion de l'ordre des phases, la chaudière fonctionne de la même manière, mais cela peut causer une confusion lors de mesures ultérieures ou d'inspections.
Le câble est conduit vers la chaudière via une traverse (gaine ou passage câble), qui protège l'isolation contre les bords tranchants du métal. La chaudière est livrée avec une traverse adaptée à un diamètre de câble d'environ 13 à 18 mm (selon le modèle). Pour des câbles plus épais (par exemple 5×10 mm²), il est nécessaire d'utiliser une traverse plus grande, ou de consulter le fabricant.
Délesteur de sécurité – exigence de la norme
En plus du disjoncteur dans le coffret électrique, la norme STN EN 60335-1 et STN 33 2000-4-46 exige qu’un appareil électrique connecté de manière fixe soit équipé d’un dispositif de déconnexion (disjoncteur, interrupteur de sécurité) à proximité de l’appareil, si le disjoncteur dans le coffret n’est pas facilement accessible ou n’est pas directement visible depuis la chaudière.
Dans la pratique, on résout cela de deux manières :
- Si le coffret se trouve dans la même pièce ou directement à côté de la chaudière (par exemple, dans une pièce technique) – le disjoncteur du coffret peut également servir de dispositif de déconnexion, à condition d’être clairement marqué et facilement accessible.
- Si le coffret se trouve dans une autre pièce ou à un autre étage – il est nécessaire d’installer un interrupteur 4 pôles séparé (disjoncteur) avec une position visible ON/OFF. Cet interrupteur permet au technicien de maintenance de déconnecter la chaudière en toute sécurité, sans avoir à se rendre au coffret.
Cette exigence est importante aussi d’un point de vue pratique – lors d’une vérification, d’une maintenance ou d’un remplacement de la chaudière, il est très inconfortable d’avoir à courir à un autre étage pour atteindre le coffret, tout en communiquant avec le technicien à côté de la chaudière. Un interrupteur séparé à proximité de la chaudière économise du temps et augmente la sécurité.
Schéma de commande – partie basse tension (thermostat, OpenTherm)
En plus de l’alimentation électrique, la chaudière Protherm Ray dispose également de bornes basse tension pour la connexion d’un thermostat et la communication. Il est important de distinguer :
- Bornes eBUS / OpenTherm : La chaudière Protherm Ray supporte la communication via le protocole OpenTherm. Ces bornes sont dédiées à la basse tension (max. 24 V CC) et servent à relier un thermostat intelligent (par exemple, Protherm Thermolink P). Le câblage de ces fils de signal est réalisé avec un câble blindé 2×0,5 ou 2×0,75 mm², séparément des câbles d’alimentation.
- Bornes pour capteur extérieur de température : Si vous utilisez une régulation climatique (voir l’article « Paramétrage et programmation de la Protherm Ray – régulation, courbe équithermique, OpenTherm »), il est nécessaire de connecter un capteur extérieur de température. Pour ce capteur, on utilise un câble blindé à deux conducteurs, à nouveau séparément de l’alimentation électrique.
- Bus numérique eBUS : Si la chaudière fait partie d’un système avec un thermostat Protherm ou une régulation de chauffage zonale, la communication se fait via un bus à deux conducteurs eBUS (non polarisé, l’ordre des conducteurs n’a pas d’importance).
Les fils de signal ne doivent pas être regroupés dans le même faisceau ni dans la même gaine que les câbles d’alimentation. Le bruit électromagnétique provenant des câbles d’alimentation (surtout lors de l’allumage du corps de chauffe) pourrait provoquer des signaux erronés sur les lignes de régulation et une instabilité du fonctionnement. La distance minimale entre les câbles d’alimentation et les câbles de signal devrait être d’au moins 30 cm, ou les câbles de signal doivent être installés dans une gaine blindée en métal.
Puissance réservée – contrat avec le distributeur
L’installation d’une chaudière électrique de puissance élevée (12 kW et plus) nécessite presque toujours une modification du contrat avec la société de distribution d’électricité (ZSE, SSE, VSE). Le distributeur doit accepter l’augmentation de la puissance réservée, ce qui affectera également le montant mensuel de la redevance pour le disjoncteur principal (derrière le compteur).
La procédure est la suivante :
- Contactez le distributeur et demandez l’augmentation de la puissance réservée
- Le distributeur évalue la capacité du réseau de distribution dans la zone concernée
- Après l’approbation, le distributeur remplace le disjoncteur principal derrière le compteur par un modèle de plus grande puissance
- En parallèle, il est nécessaire de faire réaliser une documentation de projet et une installation professionnelle, ainsi qu’une vérification technique
Exemple pratique : un client dans une maison individuelle, avec un disjoncteur principal 3×25 A, voulait installer la Protherm Ray 18KE. En fonctionnement à pleine puissance (26 A par phase), la chaudière seule dépasserait le disjoncteur principal (25 A). De plus, d’autres appareils électriques fonctionnent dans la maison. Le distributeur a dû augmenter le disjoncteur principal à 3×40 A, ce qui a entraîné une augmentation du tarif mensuel pour le disjoncteur, mais a permis une utilisation sécurisée de la chaudière.
Vérification de l’installation électrique – obligation légale
Après l’installation et le raccordement de la chaudière Protherm Ray, une vérification technique de l’installation électrique est nécessaire, effectuée par un technicien qualifié (§ 24 de la loi n° 124/2006 Z. z. et l’arrêté du MPSVaR n° 508/2009 Z. z.). La vérification inclut :
- Une inspection visuelle – vérification de la justesse du raccordement, des sections des câbles, des disjoncteurs
- Mesure de la résistance d’isolation des câbles
- Mesure de l’impédance du circuit de défaut (vérification de la fiabilité de la mise à la terre de protection)
- Vérification du fonctionnement du disjoncteur différentiel (test par le bouton TEST et mesure du courant de déclenchement)
- Mesure de la charge en courant lors du fonctionnement
- Rédaction du rapport de vérification
Le rapport de vérification est une condition légale d’entrée en service de la chaudière et une condition de validité de la garantie du fabricant. Sans vérification, la chaudière est en fait utilisée de manière illégale, et tout dommage causé par une panne de l’installation électrique ne sera pas couvert par l’garantie. Cela n’est pas une formalité – la vérification est un contrôle de sécurité réel, qui peut révéler des erreurs cachées, qui autrement ne seraient découvertes qu’en cas d’incendie ou d’accident.
Erreurs typiques lors de l’installation – exemples pratiques
Au cours de notre expérience avec les chaudières électriques, nous avons constaté plusieurs erreurs typiques qui se répètent souvent :
- Câble sous-dimensionné : Un client a acheté la Protherm Ray 12KE et l’électricien l’a raccordé avec un câble CYKY 5×2,5 mm², car « c’est celui qu’il avait à la maison ». En fonctionnement à pleine puissance, le câble s’est mis à surchauffer, et le disjoncteur a dégagé une odeur. Le câble a dû être remplacé – démolition partielle du plâtre et coûts supplémentaires désagréables.
- Disjoncteur différentiel absent ou incorrect : Lors d’une rénovation d’un immeuble d’appartements, la chaudière a été raccordée via un ancien disjoncteur différentiel de type AC. En cas de première panne de l’électronique de la chaudière, le disjoncteur n’a pas déclenché – heureusement, il n’a pas touché à l’électronique interne, mais en cas de panne plus grave, cela aurait pu entraîner un accident.
- Circuit partagé avec un autre appareil : La chaudière partageait le circuit avec une cuisinière électrique dans l’appartement. Lors de la cuisson et du chauffage simultanés, le disjoncteur 3×25 A déclenchait régulièrement.
- Câbles de signal et d’alimentation dans la même gaine : Le thermostat se comportait de manière imprévisible, la chaudière redémarrait de manière aléatoire. Après séparation des câbles dans des gaines séparées, le problème a disparu.
- Bornes desserrées : Après plusieurs mois de fonctionnement, le client a signalé des arrêts intempestifs de la chaudière, et on a constaté des brûlures sur les bornes – une borne desserrée a provoqué une résistance de contact, un échauffement localisé et finalement une dégradation de l’isolation. Les bornes doivent être serrées selon le couple prescrit dans le manuel d’installation.
Exigences concernant la pièce et l’aménagement de l’installation
La Protherm Ray est une chaudière destinée à l’installation en intérieur, généralement dans une pièce technique, une salle de chaudière ou une partie habitable (la chaudière est silencieuse et ne nécessite pas d’évacuation des fumées, car elle ne brûle pas). En ce qui concerne l’installation électrique, les exigences suivantes s’appliquent à la pièce :
- L’indice de protection de la chaudière est IP20 (protection contre le contact des doigts, mais pas contre l’humidité). La chaudière ne doit donc pas être installée dans des espaces présentant un risque d’inondation ou une humidité relative supérieure à 85 %.
- Si la chaudière est installée dans une salle de bain ou à proximité (zones 0, 1, 2 selon la norme STN 33 2000-7-701), des exigences plus strictes concernant l’indice de protection et l’équipement de disjoncteur doivent être respectées.
- L’accès à la chaudière (et donc à son raccordement électrique et à son débranchement) doit être libre – au moins 70 cm devant la chaudière, afin que le technicien de maintenance puisse travailler confortablement.
- Le câble d’alimentation ne doit pas être installé à proximité de corps de chauffe, de tuyaux chauds ou d’autres sources de chaleur pouvant endommager l’isolation.
Questions fréquentes (FAQ)
Puis-je raccorder la Protherm Ray à un réseau monophasé 230 V ?
Non. Tous les modèles de Protherm Ray sont des appareils triphasés destinés au réseau 3×400 V / 50 Hz. Il n’est pas possible de les utiliser sur un réseau monophasé ou sur un réseau triphasé 3×230 V (delta). Si votre maison n’est pas équipée d’un raccordement triphasé, il est nécessaire de le faire installer par la société de distribution d’électricité avant l’installation de la chaudière.
Quelle section de câble ai-je besoin pour le Protherm Ray 9KE à une distance de 25 mètres du disjoncteur ?
Pour le Protherm Ray 9KE avec un courant nominal d'environ 13 A par phase et une distance de 25 m, nous recommandons le câble CYKY 5×4 mm² (ou éventuellement 5×6 mm² si vous souhaitez une marge plus grande pour la chute de tension). Un câble 5×2,5 mm² entraînerait une chute de tension proche de la limite autorisée (3 %), ce qui pourrait affecter la puissance et la durée de vie de l'électronique de la chaudière.
Est-il nécessaire d'avoir un disjoncteur différentiel dédié pour la chaudière Ray, ou suffit-il un disjoncteur de groupe dans le tableau électrique ?
Un disjoncteur différentiel de groupe (protégeant plusieurs circuits en même temps) est autorisé uniquement si ses paramètres correspondent à toutes les exigences (300 mA, type A ou B, 4 pôles) et si, en cas de panne de la chaudière, il ne provoque pas de coupure d'autres circuits critiques (par exemple, réfrigérateur, alarme, éclairage). En pratique, nous recommandons toujours un disjoncteur différentiel dédié ou un RCBO combiné (disjoncteur + différentiel en un seul module), ce qui élimine toute influence mutuelle entre les circuits.
Que se passe-t-il si j'oublie de connecter le conducteur PE (terre) à la chaudière ?
Une chaudière sans mise à la terre est dangereuse – en cas de panne d'isolation, les parties métalliques de la chaudière peuvent se trouver sous tension (phase, donc 230 V par rapport à la terre). Toute personne touchant la chaudière risque de subir un choc électrique mortel. Le disjoncteur différentiel ne détecte pas nécessairement cette situation (cela dépend du courant de défaut). Omettre le conducteur PE est l'une des erreurs les plus dangereuses lors de l'installation. En outre, sans mise à la terre, il n'est pas possible d'obtenir un certificat de révision positif.
Dois-je informer la société de distribution de l'installation d'une chaudière électrique ?
Oui. Une chaudière électrique dont la puissance dépasse 3,68 kW (c'est-à-dire tous les modèles Ray) doit être déclarée à la société de distribution. La raison est l'augmentation de la puissance réservée, le changement du disjoncteur principal et l'enregistrement du point de livraison. Sans déclaration et approbation, le distributeur peut techniquement déconnecter votre point de livraison ou exiger des sanctions pour des prélèvements illégalement augmentés. En pratique, cela est résolu simultanément avec l'élaboration du projet
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