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Comment choisir le tuyau solaire : flexible vs. gainé rigide

Comment choisir le tuyau solaire : flexihousse contre gainage rigide

Quand vous installez un chauffe-eau solaire et que vous avez déjà choisi le capteur et le ballon, vient le moment de décider comment relier ces deux éléments. Le choix entre une flexihousse et un gainage rigide semble au premier abord trivial – après tout, il s'agit d'un simple tube. En pratique, cependant, c'est une décision qui influencera l'installation, la fiabilité à long terme, les pertes thermiques, et même la façon dont vous vous sentirez lors de la première réparation, cinq ans plus tard. Au cours des années passées à installer des systèmes solaires, j'ai vu des installations avec les deux types, à la fois réussies et problématiques. Cet article vous aidera à comprendre en quoi ces deux catégories diffèrent vraiment, où chacune a sa place, et comment éviter les erreurs courantes, même chez les installateurs expérimentés.

Terminologie de base : qu'est-ce que quoi

Avant de nous lancer dans la comparaison, fixons les termes. Par flexihousse solaire (appelée aussi en pratique « double tuyau »), on entend un tuyau flexible à double paroi, généralement composé de tubes intérieurs en cuivre ou en acier inoxydable, enveloppés d'une isolation thermique et d'un revêtement protecteur extérieur. Le tout forme un ensemble compact, facilement flexible, que l'on peut façonner à la main lors de l'installation sans outil particulier.

Le gainage rigide (tuyau ondulé en acier inoxydable) est, lui, un tube individuel en acier inoxydable à surface ondulée. Cette ondulation permet une certaine flexibilité, mais pas au sens strict du terme – le gainage conserve sa forme, les rayons de courbure sont limités, et pour des changements de direction importants, il faut utiliser des outils de pliage ou des raccords. Le gainage se vend soit nu (sans isolation), soit avec une isolation déjà montée.

Dans la catégorie des flexihousses solaires et des gainages ondulés en acier inoxydable, vous trouverz les deux variantes. Chacune a sa logique d'utilisation, et nous allons maintenant les analyser en détail.

Section transversale – flexihousse 2 en 1 vs. gainage ondulé en acier inoxydable Flexihousse 2 en 1 2 tubes + isolation dans 1 enveloppe Gainage ondulé en acier inoxydable (1 tube) médium 1 tube – isolation séparée

Flexihousse solaire 2 en 1 : forces et utilisation typique

La flexihousse en version double tube représente aujourd'hui la solution la plus répandue pour les maisons individuelles avec des capteurs sur toiture et un ballon dans la pièce technique. La raison est simple : rapidité d'installation. Au lieu de tirer deux conduits séparés (départ et retour), les isoler et les fixer tout au long du parcours, une seule opération suffit – du capteur au ballon, un seul élément flexible contient les deux tubes et l'isolation en un seul paquet.

Une flexihousse solaire 2 en 1 de 10 m couvre la plupart des installations de maisons individuelles, où le capteur est installé sur une toiture à deux versants et le ballon dans la cave ou le rez-de-chaussée – la longueur du parcours le long du mur, du plafond et de la gaine ne dépasse généralement pas 8 à 9 mètres nets. Si la distance est plus grande ou si le parcours est plus complexe (par exemple, capteur sur le mur latéral d'une remise, ballon dans l'angle opposé de la maison), préférez plutôt une flexihousse solaire 2 en 1 de 20 m. Mieux vaut avoir un mètre ou deux de trop que de voir le parcours se tendre, car le raccordage de deux flexihousses comporte le risque de fuites aux raccords et l'interruption de l'isolation au point de raccord.

Où la flexihousse excelle

  • Passages simples à travers murs et plafonds : Vous percez un seul trou d'environ 50 à 60 mm de diamètre, et la flexihousse passe sans problème. Si vous tiriez deux gainages ondulés séparés, vous auriez besoin de deux trous ou d'un trou nettement plus grand.
  • Changements de direction sans raccords : La flexihousse peut courber avec un rayon courant à partir de 15 cm, selon le type exact. Les changements de direction se font à la main directement lors de l'installation, sans coudes ni raccords supplémentaires, qui sont des points potentiels de fuite.
  • Isolation déjà montée : L'isolation est intégrée, donc l'étape d'calorifugeage est inutile. Sur un toit, où l'isolation extérieure doit résister aux rayons UV et à l'usure mécanique, c'est un avantage énorme.
  • Installation rapide : Un installateur expérimenté peut installer une flexihousse en une heure, alors qu'avec des tubes séparés, cela prendrait nettement plus de temps.

Où la flexihousse rencontre ses limites

La flexihousse n'est pas adaptée à chaque installation. La première limite est la résistance thermique. Les flexihousses solaires courantes sont dimensionnées pour une utilisation continue jusqu'à 150 °C et des pointes thermiques courtes jusqu'à 200–210 °C. La plupart des capteurs plans, dans un système correctement dimensionné, ne dépassent pas ces températures, mais les capteurs tubulaires à vide en état de stagnation peuvent générer des températures plus élevées. Vérifiez toujours ce que le fabricant garantit pour la flexihousse.

La deuxième limite est la longueur disponible en un seul élément. Les flexihousses se vendent en longueurs standardisées (10 m, 20 m), ce qui peut être un inconvénient pour des parcours complexes – vous gaspillez du matériel ou cela ne suffit pas et vous devez raccorder.

Le troisième aspect est la réparabilité. Si le revêtement extérieur ou le tube intérieur est endommagé à un endroit précis, vous changez généralement toute la flexihousse du capteur au ballon. Avec un gainage en ondulé, vous pouvez réparer localement.

Tracé du capteur au ballon – flexihousse vs. gainages ondulés Flexihousse 2 en 1 Capteur Ballon 1 élément 1 passage 2 × gainage ondulé en acier inoxydable Capteur Ballon 2 éléments + isolation + raccords

Tuyau ondulé inox : quand est-ce le bon choix

Le tuyau ondulé inox est une solution ingénieuse du point de vue matériel. Sa paroi ondulée en acier inoxydable austénitique (généralement AISI 304 ou 316L) lui confère une résistance à la corrosion tout en conservant une certaine malléabilité. Contrairement aux tubes en cuivre, le tuyau ondulé n’est pas sensible à la dégradation par les mélanges glycolés agressifs (les mélangues glycolés peuvent avoir un effet corrosif à long terme sur certaines alliages cuivrants).

Le tuyau ondulé inox est particulièrement apprécié dans les cas où le tracé traverse partiellement ou entièrement l’intérieur (par exemple, dans une gaine technique d’un immeuble d’appartements), où la flexi-habillage n’est pas souhaité pour des raisons esthétiques ou d’espace, ou lorsque le système exige un diamètre nominal plus élevé pour des tracés longs avec une capacité de débit accrue.

Le tuyau ondulé est disponible dans différentes diamètres – dans la pratique, pour les systèmes solaires de maisons individuelles, on rencontre le plus souvent DN12, DN16 et DN20. Pour les systèmes moyens, le tuyau ondulé inox DN16 est devenu une sorte de norme – il offre un bon compromis entre résistance au débit et compacité. Pour les tracés longs (plus de 15–20 m de longueur unilatérale) ou pour des ensembles solaires plus grands avec un débit plus élevé, optez pour le tuyau ondulé inox DN20, qui réduit nettement les pertes de charge sur le tracé. Nous aborderons ce choix plus en détail dans l’article séparé Quel diamètre de tuyau solaire est nécessaire : DN12, DN16 ou DN20 dans ce centre de connaissances.

Scénarios typiques pour le tuyau ondulé inox

Scénario 1 – Immeuble d’appartements, installation solaire commune. Vous avez cinq appartements, chacun avec son propre ballon, et sur le toit se trouve un champ de quatre capteurs solaires. Les tracés traversent une gaine technique commune, puis se ramifient vers les appartements individuels. Ici, le tuyau fixe dans la gaine est une nécessité – il s’accroche plus facilement aux étagères et fixations, il est plus facile à identifier (rubans colorés pour chaque branche), et en cas de panne sur une branche, il est plus facile de localiser et remplacer le segment.

Scénario 2 – Bâtiment industriel, tracé long. Une halle de production dispose d’un capteur sur le toit, et le ballon se trouve dans la cave, à 30 mètres de distance. Une flexi-habillage d’une seule pièce ne serait pas possible (longueur) et le raccordement de deux pièces est un compromis que l’on cherche à éviter. Un tuyau fixe en tuyau ondulé dimensionné en DN20 est ici l’option évidente.

Scénario 3 – Rénovation, installation cuivrée existante. Le client dispose d’un réseau cuivré existant dans la maison, et le système solaire est ajouté comme complément. Il souhaite l’uniformité visuelle et la compatibilité technique. Ici, le tuyau ondulé inox est raccordé aux éléments en cuivre via des raccords de transition – une solution courante, sans problème.

Comparaison – flexi-habillage vs. tuyau ondulé (valeurs relatives) 0 25 50 75 100 Temps d'installation 50% 100% Nombre de raccords 20% 80% Flexibilité du tracé 100% 40% Flexi-habillage Tuyau ondulé

Paramètres techniques décisifs

Température et pression

Le circuit solaire fonctionne avec un mélange caloporteur (généralement de l’eau + mélange de glycol de propylène dans un rapport d’environ 40:60 pour nos conditions climatiques), qui atteint des températures de 60 à 90 °C en fonctionnement. En cas de stagnation (le capteur est chaud, la pompe ne suffit pas, le ballon est plein), la température dans le circuit primaire peut monter à 130–160 °C, et en cas de stagnation prolongée avec des tubes à vide, même plus haut. La pression dans le circuit primaire se situe généralement entre 2 et 3 bars.

Le tuyau ondulé inox supporte sans problème une pression de service de 25 bars et une température jusqu’à 200 °C – il y a donc une marge importante pour un système solaire. Les flexi-habillages sont généralement dimensionnés pour une pression de service de 10 à 16 bars (selon le fabricant) et des températures de 150 à 200 °C. Pour un système solaire standard, les deux types sont donc suffisants, mais pour les systèmes avec tubes à vide, où la stagnation génère des températures élevées, vérifiez toujours la spécification exacte du câble choisi.

Débit et pertes de charge

Le débit dans un système solaire est un paramètre clé. Pour les capteurs plans, on recommande un débit spécifique de 30 à 50 litres par heure par mètre carré de surface du capteur. Un panneau de 2,5 m² nécessite donc un débit de 75 à 125 l/h. Les pertes de charge dépendent du diamètre du tuyau, de la longueur du tracé, du nombre de coudes et des raccords utilisés.

Le tuyau ondulé présente une rugosité de surface accrue par rapport à un tuyau lisse (en raison de l’ondulation), ce qui signifie une résistance à la pression 20 à 40 % plus élevée pour le même diamètre et la même longueur par rapport à un tuyau lisse. Le flexi-habillage présente en outre des coudes intégrés dans le tracé, ce qui augmente encore légèrement la résistance. Pour les tracés longs, la règle est donc : toujours choisir un diamètre plus grand que ce que le calcul théorique indiquerait. Pour une procédure détaillée de calcul, consultez l’article Quel diamètre de tuyau solaire est nécessaire : DN12, DN16 ou DN20.

Durée de vie et corrosion

Le tuyau ondulé en acier AISI 316L est beaucoup plus résistant aux milieux agressifs que l’AISI 304. Pour les systèmes solaires avec un mélange eau-glycol, les deux types sont mutuellement compatibles, mais si l’eau locale est agressive (chlorures supérieurs à 100 mg/l), l’AISI 316L sera plus résistant à long terme. En pratique, les deux types sont couramment disponibles, et avec une installation correcte et un contrôle du pH du milieu (la valeur devrait se situer entre 7 et 8), ils dureront 25 à 30 ans sans problème. Les flexi-habillages ont généralement une durée de garantie plus courte pour l’enveloppe extérieure (10 à 15 ans en exposition extérieure), tandis que les tubes intérieurs sont généralement en inox ou en cuivre, avec la même stabilité à long terme.

Différences d'installation en pratique

Préparation du tracé et mesures

Avant chaque installation, vous devez mesurer la longueur réelle du tracé – non la ligne droite du capteur vers le ballon, mais le parcours réel avec courbures, passages à travers les murs, sections verticales le long du mur. Sous-estimer cette longueur est l'erreur la plus fréquente que je constate. Je vous recommande de suivre le tracé planifié avec une corde et de mesurer physiquement, et non seulement d'estimer. À ce sujet, l'article Longueur du tuyau solaire : comment mesurer correctement le tracé du capteur au ballon s'y consacre en détail.

Pour le tuyau flexible, ajoutez au moins 0,5 m de longueur mesurée à chaque extrémité pour un montage confortable sur les raccords et d'éventuelles corrections de direction. Pour les tubes ondulés, prévoyez une longueur de matériau pour les courbures – un coude à 90° consomme plus de matériau qu'une simple estimation géométrique ne le suggère.

Fixation et guidage

Le tuyau flexible est fixé à l'aide de colliers avec une garniture suffisamment souple (en caoutchouc ou en silicone), afin d'éviter l'écrasement de l'isolation. La distance typique entre les points de fixation est de 0,8 à 1,5 m sur les tronçons horizontaux, et de 1,5 à 2 m sur les tronçons verticaux. Le tube ondulé est fixé séparément pour chaque tube, avec une distance similaire. L'avantage du tube ondulé est qu'il est beaucoup plus facile à guider dans des caissons techniques ou des gaines tubulaires.

N'attachez jamais le tuyau de manière à ce qu'il soit tendu ou forcé dans une forme – lors de la dilatation thermique (le tuyau s'allonge en chauffant et se contracte en refroidissant), le système doit avoir une liberté de mouvement. Le tube inox ondulé a un coefficient de dilatation thermique d'environ 16 à 17 µm/(m·K) – ce qui signifie qu'un tuyau de 10 m, soumis à une augmentation de température de 100 °C, s'allonge d'environ 16 à 17 mm. Cette extension doit aller quelque part – soit dans une lyre de dilatation prévue à l'avance, soit dans les courbures du tracé.

Dilatation du tuyau – points fixes et coude de dilatation FIX Lyre de dilatation GLISSANT FIX Direction de la dilatation Le coude de dilatation absorbe l'allongement ±Δl en cas de variations de température

Raccords, écrous et étanchéité

C'est ici que la précision de l'installateur est la plus déterminante. Le tube inox ondulé se raccorde au collecteur, au circulateur ou au ballon soit par des raccords à compression (écrous à deux composantes avec anneau de sertissage), soit par des raccords à enclenchement directement conçus pour le tube ondulé. Le choix précis des bons écrous en fonction de la dimension du tube ondulé est détaillé dans l'article Étanchéité des raccords et choix des écrous pour tuyau solaire DN12 et DN16.

Pour les tuyaux flexibles, les raccords sont généralement préinstallés aux deux extrémités avec filetage interne ou externe, ce qui facilite grandement l'installation. Utilisez toujours un joint adapté aux hautes températures – les joints en caoutchouc standard se dégradent rapidement à 150 °C. Pour les applications solaires, les rubans en téflon (Teflon/PTFE) ou les joints en silicone résistant aux températures d'au moins 200 °C sont recommandés. L'installation du tuyau inox est traitée en détail dans l'article Installation du tuyau inox solaire et des écrous à filetage.

Isolation : une étape essentielle, souvent sous-estimée

Le tuyau flexible possède une isolation intégrée. Le tube ondulé non – il faut y ajouter l'isolation. Pour les tracés extérieurs, on utilise principalement de l'isolation en mousse élastomère (comme Armaflex) ou en laine minérale recouverte d'une gaine en aluminium. Sur le circuit solaire, la température du tuyau est élevée, et sans isolation, les pertes par rayonnement et convection sont énormes si le tuyau traverse l'extérieur (par exemple, le long d'une façade).

L'épaisseur minimale d'isolation pour un tracé extérieur devrait être de 25 à 30 mm pour DN16 et de 30 à 40 mm pour DN20. À l'intérieur, 13 à 20 mm suffisent. L'isolation doit être résistante aux rayons UV (en cas d'installation extérieure) – sans protection UV, l'isolation en élastomère se dégrade en 2 à 3 ans. L'calorifugeage solaire est traitée en détail dans l'article Calorifugeage solaire : ce qu'il ne faut pas oublier lors de l'installation extérieure et intérieure.

Résumé : quand choisir le tuyau flexible et quand le tube ondulé

Critère Tuyau flexible 2 en 1 Tube inox ondulé
Longueur typique du tracé jusqu'à 20 m (1 pièce) n'importe laquelle (raccordable)
Vitesse d'installation très rapide plus lente, plusieurs étapes
Isolation intégrée à ajouter séparément
Nombre de raccords (risque de fuite) minimum (seulement aux extrémités) plus grand (raccords, connexions)
Réparabilité faible (remplacement complet) élevée (réparation locale)
Températures supérieures à 200 °C (tubes sous vide) vérifier les spécifications ! aucun problème
Guidage dans une gaine / tranchée plus complexe facile, flexible
Diamètre (choix) limité (type de tuyau) DN12, DN16, DN20
Prix du matériau moyen plus bas (sans isolation)
Coûts totaux y compris le travail plus bas (économies sur le travail) plus élevé pour le même tracé

Erreurs les plus fréquentes lors du choix et de l'installation

En de nombreuses années d'expérience, j'ai vu les mêmes erreurs se répéter encore et encore :

  • Tuyau flexible trop court : Le client mesure la distance en ligne droite de 7 mètres, commande un tuyau de 10 m et découvre lors de l'installation que la longueur réelle avec tous les coudes et passages est de 11,5 m. Résultat ? Un raccord au milieu du tracé, qui est le point faible de tout le système.
  • Diamètre incorrect : Un DN12 sur une longueur supérieure à 10 m entraîne des pertes de charge importantes, la pompe fonctionne à la limite de sa puissance et l'efficacité du système diminue fortement.
  • Absence de protection UV sur l'calorifugeage ondulé : Un tuyau ondulé nu isolé avec de l'Armaflex sans gaine extérieure et, en trois ans, l'isolation est dégradée.
  • Joint inadapté à la température : Un joint en caoutchouc ordinaire dans les raccords, après la première stagnation, le système commence à fuir.
  • Dilatation mal prévue pour les tuyaux ondulés : Un long tronçon droit de tuyau ondulé sans coudes de dilatation – le tuyau, lorsqu'il se réchauffe, tente de s'allonger, la pression sur les attaches et les raccords entraîne une fuite du fluide ou un dommage à l'isolation.
  • Mélange de matériaux sans raccords de transition : Raccordement direct d'un raccord en aluminium sur un tuyau en inox via une vis en acier sans insert diélectrique – la corrosion galvanique au fil des années endommage le raccord.

Un examen plus détaillé de ces pannes est abordé dans l'article Problèmes courants avec les tuyaux solaires : surchauffe, fuites et corrosion de l'inox ainsi que dans Entretien et contrôle des tuyaux solaires : comment prolonger la durée de vie du tuyau ondulé.

Démarche pratique de choix – étape par étape

Si vous vous trouvez face au choix et que vous ne savez pas comment vous décider, je vous recommande la démarche suivante :

  1. Mesurez physiquement la longueur réelle du tracé (une corde le long du tracé prévu).
  2. Si le tracé est inférieur à 18 mètres et qu'il s'agit d'une maison individuelle avec un capteur plat sur le toit – le tuyau flexible 2 en 1 est pratiquement toujours plus rapide et plus avantageux sur le plan du prix.
  3. Si le tracé est plus long, s'il traverse une gaine intérieure ou s'il s'agit d'un capteur tubulaire à vide avec une température de stagnation élevée – optez pour un tuyau ondulé.
  4. Déterminez le diamètre DN en fonction de la longueur du tracé et des exigences de débit (voir l'article sur le diamètre).
  5. Vérifiez les températures et les pressions par rapport aux spécifications du produit choisi.
  6. Planifiez l'isolation – pour les tuyaux ondulés, n'oubliez pas de l'inclure dans le budget et le planning des travaux.
  7. Vérifiez la compatibilité des filetages et des matériaux des raccords sur le capteur et le ballon.

Questions fréquentes (FAQ)

Puis-je raccorder deux tuyaux flexibles si un seul n'est pas suffisant pour tout le tracé ?

Techniquement oui, mais je ne le recommande pas comme solution principale. Chaque raccord est un point potentiel de fuite – et le fluide solaire sous une pression de 2 à 3 bars et à une température de 80 à 150 °C peut être très dangereux en cas de fuite. Si le tracé dépasse 20 mètres (longueur maximale d'un seul tuyau), il est plus raisonnable de passer à un tuyau rigide ondulé, qui peut être raccordé plus facilement en sections arbitraires avec une fiabilité accrue des raccords. Si vous ne pouvez absolument pas éviter le raccordement de deux tuyaux flexibles, utilisez une bride certifiée pour les applications solaires, pas une bride ordinaire de plomberie.

Quelle est la différence entre DN16 et DN20 en termes d'exploitation quotidienne ?

Le DN16 a un diamètre intérieur d'environ 16 mm, le DN20 environ 20 mm. Sur les tracés courts (jusqu'à 10 m), la différence de perte de charge est minime et le DN16 est suffisant. Sur les tracés de 15 à 25 m avec un débit supérieur à 150 l/h, le DN16 génère une résistance de pression nettement plus élevée, ce qui oblige la pompe circulatrice à travailler avec une puissance plus élevée et réduit l'efficacité globale du système. Dans ces cas, le DN20 est une saine investissement, qui se justifie par une consommation plus faible de la pompe au fil de la saison. Le calcul détaillé est disponible dans l'article Quel diamètre de tuyau solaire est nécessaire : DN12, DN16 ou DN20.

Peut-on corroder un tuyau ondulé en inox s'il est à l'extérieur ?

L'acier inoxydable AISI 304 et 316L sont très résistants à la corrosion atmosphérique. Le problème survient uniquement dans un environnement à haute concentration de chlorures (air marin, émanations industrielles) ou en cas de contact prolongé avec un condensat agressif. Dans la plupart des conditions slovaques, le tuyau ondulé en 304 ou 316L est suffisant pour une installation extérieure – mais il doit être correctement isolé, car l'isolation le protège non seulement thermiquement, mais aussi contre le condensat et l'humidité directe. Plus d'informations dans l'article Problèmes courants avec les tuyaux solaires : surchauffe, fuites et corrosion de l'inox.

L'calorifugeage flexible est-elle suffisante pour une installation extérieure sur toute la longueur ?

Cela dépend du produit spécifique. La plupart des tuyaux flexibles destinés aux applications solaires ont une gaine extérieure résistante aux rayons UV (généralement en EPDM, silicone ou gaine en aluminium). Vérifiez toujours si le fabricant indique explicitement la résistance UV de la gaine extérieure. Sans cette propriété, la gaine se dégrade sous l'effet du soleil en 2 à 3 ans et l'isolation interne perd ses propriétés thermiques et absorbe l'humidité. Si le fabricant ne précise pas la résistance UV, installez le tuyau dans un conduit protégé ou traitez-le avec un revêtement ou un revêtement stabilisé UV.

Combien de temps dure un tuyau flexible solaire par rapport à un tuyau ondulé en inox ?

Les tubes intérieurs des deux types (inox ou cuivre) ont une durée de vie comparable – avec une installation et une maintenance correctes, ils durent facilement 25 à 30 ans. La différence réside dans l'isolation et la gaine extérieure. Un tuyau ondulé en inox avec une isolation élastomère de qualité et une gaine protégée contre les UV dure 20 à 25 ans sans intervention. La gaine extérieure du tuyau flexible est plus sensible aux dommages mécaniques et à la dégradation UV, donc sa durée de vie réelle dans des conditions exposées est plutôt de 15 à 20 ans. La raison de remplacer le tuyau flexible est rarement liée au tube intérieur – presque toujours, c'est la gaine extérieure qui est endommagée. Une inspection annuelle régulière prolonge considérablement la durée de vie – le processus est décrit dans l'article Entretien et contrôle des tuyaux solaires : comment prolonger la durée de vie du tuyau ondulé.

Puis-je utiliser le même tuyau pour des systèmes avec différents types de fluides solaires ?

Le tuyau ondulé en inox est compatible avec une mélange de propylène-glycol/eau, des fluides solaires synthétiques et de l'eau pure. Les problèmes surviennent uniquement lors de l'utilisation d'un mélange à base d'éthylène-glycol (toxique, moins adapté aux systèmes fermés résidentiels) ou d'un mélange incorrect (une solution de glycol trop concentrée peut carboniser et s'accumuler dans le tuyau lors de la stagnation). Les tuyaux flexibles avec des tubes intérieurs en cuivre peuvent être limités lors de l'utilisation de certains fluides synthétiques – vérifiez toujours la compatibilité dans la documentation technique du fluide.

Conclusion

Le choix entre un tuyau flexible solaire et un tuyau ondulé en inox n'est pas une question de ce qui est « meilleur » – c'est une question de ce qui est plus adapté à un projet spécifique. Le tuyau flexible gagne en vitesse, simplicité et compacité pour les installations résidentielles classiques avec un tracé inférieur à 20 mètres. Le tuyau ondulé gagne là où l'on a besoin de tracés plus longs, d'une dimension précise du diamètre, d'un passage dans des gaines, d'une réparabilité plus facile et d'une performance plus durable dans des conditions extrêmes.

Dans tous les cas, il faut garder à l'esprit : n'achetez pas de tuyau uniquement en fonction du prix. Le circuit solaire fonctionne avec un liquide chaud sous pression, parfois dans des endroits difficiles d'accès pour les réparations. Les 20 euros économisés sur le tuyau ne se rattraperont pas si, dans cinq ans, vous devez démonter la structure du toit à cause d'une fuite au niveau d'un raccord. Investissez dans un matériau de qualité, une installation soigneuse et un entretien régulier – c'est le chemin le plus sûr vers un système solaire qui fonctionnera en silence et de manière fiable pendant les vingt prochaines années.

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