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Quelle puissance de gazinière ai-je besoin – calcul selon la surface de la pièce

Quelle puissance de radiateur gaz ai-je besoin – calcul selon la surface de la pièce

L’une des questions les plus fréquentes que je rencontre lors de la vente des radiateurs à gaz Karma se formule ainsi : « Combien de kilowatts ai-je besoin pour ma pièce ? ». Une question apparemment simple – en réalité, elle cache plusieurs variables pouvant doubler la puissance nécessaire. Si vous achetez un radiateur trop faible, il travaillera en permanence à pleine puissance sans jamais suffire à chauffer. Si vous choisissez un modèle trop puissant, vous payerez inutilement un appareil qui ne réalisera jamais son potentiel la plupart du temps. Cet article vous guidera à travers l’ensemble du processus – des principes physiques de base aux méthodes de calcul pratiques, jusqu’aux recommandations concrètes selon le type d’espace.

Pourquoi « surface multipliée par une constante » ne suffit pas

Sur internet, vous trouverez des dizaines de calculateurs vous disant : divisez la surface de la pièce en mètres carrés par dix, et vous obtenez la puissance en kilowatts. Cette règle provient de l’époque des estimations grossières et de pays disposant de conditions normalisées. Dans la pratique des maisons slovaques, des chalets, des ateliers et des garages, ce chiffre est presque toujours trompeur – parfois de 50 %, parfois de 100 %. Pourquoi ?

Les pertes thermiques d’une pièce ne dépendent pas seulement de sa surface au sol. Elles dépendent de la hauteur du plafond (et donc du volume), des propriétés d’isolation thermique des murs, de la toiture et du sol, du nombre de fenêtres et de leur qualité, de savoir si la pièce est orientée au nord ou au sud, de la zone climatique dans laquelle se trouve le bâtiment, et de la température intérieure souhaitée. Le radiateur à gaz Karma est un chauffage d’espace qui chauffe l’air de la pièce par convection. Il doit compenser les pertes thermiques via les structures enveloppantes – et c’est précisément ces pertes que nous calculons.

Dans les sections suivantes, je détaillerai chaque facteur un par un, je donnerai des valeurs numériques concrètes et, enfin, je présenterai des exemples pour des espaces typiques en Slovaquie.

Faktory ovplyvňujúce tepelnú stratu miestnosti Tepelná strata Objem (výška stropu) Izolácia stien/strechy Okná – počet a typ Klimatická oblasť Požadovaná teplota Orientácia (sever/juh) Podlaha – typ a izolácia

Étape 1 – Calculez le volume de la pièce, pas seulement sa surface

La base d’un calcul correct est le volume de la pièce en mètres cubes, et non seulement sa surface au sol. Le volume se calcule simplement comme suit :

Volume (m³) = longueur (m) × largeur (m) × hauteur du plafond (m)

Exemple : une pièce de 5 × 4 m avec une hauteur de plafond de 2,5 m a un volume de 50 m³. La même pièce avec un plafond de 3,2 m (maison plus ancienne, combles) a un volume de 64 m³ – c’est-à-dire 28 % d’air supplémentaire à chauffer et à maintenir à température. Si vous utilisez uniquement la surface (20 m²), vous ne prendrez pas du tout compte de cette différence.

Pour des espaces standards avec une hauteur de plafond de 2,5 m, on peut orientativement dire :

  • 20 m² → 50 m³
  • 30 m² → 75 m³
  • 40 m² → 100 m³
  • 50 m² → 125 m³

Pour les combles, les salons avec plafonds suspendus ou les halls de production avec une hauteur de 4 à 6 m, ces chiffres sont nettement plus élevés – et la puissance du radiateur doit s’adapter à cela.

Étape 2 – Déterminez le coefficient de perte thermique selon la construction du bâtiment

Les pertes thermiques dépendent de la qualité de l’isolation de l’édifice. Les spécialistes utilisent la puissance thermique spécifique – watts par mètre cube (W/m³). Le tableau suivant montre des valeurs orientatives pour différents types de construction :

Type de construction / isolation W/m³ (orientativement) Exemple typique
Excellente – maison basse consommation/pasif, isolation épaisse, triple vitrage 25 – 30 Maison construite après 2015 selon les normes actuelles
Bonne – murs isolés (min. 10 cm), double vitrage, toiture isolée 30 – 40 Appartement rénové, maison après 2005
Moyenne – isolation partielle ou double vitrage plus ancien 40 – 55 Immeuble panel après rénovation partielle
Faible – sans isolation, vitrage simple ou ancien double vitrage 55 – 75 Maison ancienne en brique sans isolation, chalet
Très faible – chalets, espaces de garage, murs en maçonnerie non enduits 75 – 120 Chalet en bois, panneau sandwich, garage en tôle

Le calcul de la puissance se présente alors comme suit :

Puissance nécessaire (W) = Volume (m³) × coefficient (W/m³)

Exemple : une pièce de 30 m², hauteur de plafond 2,6 m → volume 78 m³. Maison de 1985, non isolée, fenêtres simples → coefficient 70 W/m³. Puissance nécessaire = 78 × 70 = 5 460 W ≈ 5,5 kW.

La même pièce dans une maison basse consommation (coefficient 28 W/m³) : 78 × 28 = 2 184 W ≈ 2,2 kW. La différence est dramatique – plus du double. C’est pourquoi comparer les radiateurs uniquement selon la surface sans tenir compte de l’isolation est une erreur fondamentale.

Puissance nécessaire pour une pièce de 78 m³ selon l'isolation 0 2 4 6 8 kW 2,2 Passif 3,1 Bonne 4,3 Moyenne 5,9 Faible 7,8 Très faible

Étape 3 – Ajustements selon la zone climatique et l'orientation

La Slovaquie présente des différences climatiques assez marquées. Alors que la température extérieure de projet à Bratislava est de –12 °C selon la norme, elle est de –18 °C à Oravska Polhora et dans les chalets de montagne au-dessus de 1 200 m d'altitude, on peut s'attendre à –24 °C. Il faut donc tenir compte de ces différences à l'aide d'un coefficient correctif :

  • Occident slovaque, plaines (température de projet –11 à –13 °C) : correction × 1,0
  • Centre slovaque, terrain en pente (–14 à –16 °C) : correction × 1,1 – 1,15
  • Haut-Kysuce, Orava, Tatra (–17 à –20 °C) : correction × 1,2 – 1,3
  • Objets de montagne au-dessus de 1 000 m (–20 à –25 °C) : correction × 1,3 – 1,5

En plus de la zone climatique, tenez compte de l'orientation de la pièce. Une pièce nord sans soleil direct perdra plus de chaleur par les murs (température moyenne plus faible sur la surface de la construction) et ne bénéficiera pas des gains solaires. Ajoutez approximativement 10 à 15 % à la puissance calculée pour les pièces nord, ou pour les appartements de coin au nord.

Exemple de calcul : gamatka pour un chalet à Kysuce, pièce de 25 m², plafond de 2,4 m, mur en brique sans isolation.

  • Volume : 25 × 2,4 = 60 m³
  • Coefficient pour isolation faible : 70 W/m³
  • Puissance de base : 60 × 70 = 4 200 W
  • Correction climatique pour Kysuce (×1,25) : 4 200 × 1,25 = 5 250 W
  • Orientation nord (+12 %) : 5 250 × 1,12 = 5 880 W ≈ 6 kW

Pour la même pièce en plaine près de Komárno (ouest de la Slovaquie) avec la même isolation, il suffirait de 4,7 kW. La différence de 1,3 kW est énergétiquement et financièrement significative en exploitation continue pendant les mois d'hiver.

Étape 4 – Ajustements spéciaux selon le type d'espace

Les gamatka Karma s'installent dans divers espaces – dans les maisons familiales, les chalets, mais aussi dans des espaces commerciaux, des ateliers, des entrepôts et des garages. Chaque type d'espace a ses propres spécificités :

Espaces résidentiels (chambres à coucher, salons)

Cas standard. Température cible 20–22 °C. Je vous recommande de faire le calcul pour des conditions pires (nuit d'hiver, vent). Dans une chambre à coucher, où vous dormez, une température plus faible (18 °C) est acceptable – la puissance peut être légèrement réduite.

Salles de bains

La température cible de 23–24 °C est plus élevée que dans les autres pièces. En outre, les salles de bains sont souvent plus petites et ont des fenêtres minimales. Comptez avec un coefficient 15 à 20 % plus élevé par rapport à une pièce de même volume – notamment en raison de la température et de l'humidité plus élevées. La gamatka dans une salle de bain doit avoir un degré de protection IP adapté aux espaces humides.

Garages et ateliers

Ici, il n'est généralement pas nécessaire d'atteindre 20 °C – 10–14 °C suffisent (protection contre le gel, respectivement température de travail confortable). En outre, les garages et ateliers ont souvent une isolation très faible (béton, tôles), des portes grandes ouvertes avec des ponts thermiques et des plafonds hauts. La puissance résultante peut être surprenamment élevée. Pour un chauffage irrégulier (le garage est chauffé uniquement lorsque vous y travaillez), envisagez une gamatka avec un démarrage rapide et un thermostat pour régler la température de veille nocturne (« anti-gel »).

Serre, jardin d'hiver

Pertes thermiques exceptionnellement élevées par la vitre (le coefficient de transmission thermique du verre est nettement plus élevé que celui d'un mur isolé). Pour des constructions vitrées sans verre isolant, comptez avec un coefficient de 100–150 W/m³. Les jardins d'hiver avec du verre triple vitrage moderne sont meilleurs, mais restent pires que l'isolation des murs.

Combles et mansardes

Toit = toiture → les pertes de chaleur vers le haut sont énormes si l'isolation n'est pas bonne. Pour un combles non isolé avec une charpente en bois et des tuiles, le coefficient est de 90–120 W/m³. Si le combles est bien isolé (minimum 20 cm de laine minérale), le coefficient descend à 35–45 W/m³.

Température cible et coefficient W/m³ selon le type d'espace Type d'espace Température cible Coefficient (W/m³) Pièce de vie / cuisine 20–22 °C 30–70 (selon l'isolation) Chambre à coucher 18–20 °C 28–65 Salle de bain 23–24 °C 45–85 Garage / atelier (protection) 10–14 °C 50–100 Chalet – bois/mur standard 20–22 °C 60–110 Jardin d'hiver / serre 16–20 °C 100–150 Combles – sans isolation 18–20 °C 90–120

Procédure pratique de calcul pas à pas

J’ai résumé la procédure en cinq étapes concrètes que vous pouvez effectuer même sans formation technique :

1. Mesurez la pièce : longueur × largeur × hauteur = volume en m³.

2. Évaluez la qualité de l’isolation : regardez l’âge de la maison, le type de murs, l’épaisseur de l’isolation, le type de fenêtres. Choisissez le coefficient dans le tableau ci-dessus.

3. Calculez la puissance de base : volume × coefficient = watts.

4. Appliquez des corrections : zone climatique, exposition nord, type d’espace.

5. Arrondissez à la puissance disponible la plus proche de gamatka : ne jamais choisir une puissance inférieure à celle calculée. Une gamatka fonctionnant à 80–90 % de charge est efficace et durable ; une gamatka fonctionnant en permanence à 100 % s’use rapidement et l’espace ne sera jamais chauffé.

Note pratique importante : les fabricants de gamatiek Karma indiquent la puissance en kW pour une certaine consommation de gaz et un certain rendement. Les gamatiek Karma atteignent un rendement de 82–86 %. Cela signifie qu’une gamatka de 6 kW fournit effectivement 4,9–5,2 kW de chaleur à la pièce. Lors du choix, travaillez toujours avec la puissance thermique (et non avec la puissance en kW de gaz naturel), telle qu’elle est indiquée dans la documentation technique du fabricant.

Exemples concrets de la pratique

Exemple 1 – Chalet à Horehronie

Le propriétaire demande une gamatka pour un salon avec un coin cuisine. La pièce mesure 6 × 4,5 m, plafond 2,4 m. Chalet construit en 1978, murs en pierre épaisse sans isolation extérieure, fenêtres en bois à double vitrage. Localité : Brezno – température de calcul : –16 °C.

  • Volume : 6 × 4,5 × 2,4 = 64,8 m³
  • Coefficient : murs anciens sans isolation → 72 W/m³
  • Puissance de base : 64,8 × 72 = 4 666 W
  • Correction climatique Brezno (×1,15) : 4 666 × 1,15 = 5 366 W
  • Les chalets ne sont pas chauffés en permanence, une puissance plus élevée est nécessaire pour le démarrage (×1,1) : 5 366 × 1,1 = 5 903 W
  • Recommandation : gamatka avec une puissance thermique minimale de 6 kW

Exemple 2 – Appartement moderne à Bratislava

La cliente souhaite une gamatka complémentaire pour une chambre à coucher 3,8 × 3,2 m, plafond 2,6 m. Immeuble en panneaux après une rénovation complète – isolation extérieure de 10 cm, fenêtres en PVC à triple vitrage. Bratislava – température de calcul : –12 °C.

  • Volume : 3,8 × 3,2 × 2,6 = 31,6 m³
  • Coefficient : panneaux bien isolés → 32 W/m³
  • Puissance de base : 31,6 × 32 = 1 011 W
  • Correction climatique Bratislava (×1,0) : 1 011 W
  • Recommandation : une gamatka avec une puissance thermique minimale de 1,1–1,5 kW suffira

Ici, on voit une différence extrême – alors qu’un chalet a besoin de 6 kW, un appartement moderne bien isolé se contentera de 1,5 kW. C’est pourquoi les calculateurs en ligne standard « m² / 10 » sont dangereusement imprécis.

Exemple 3 – Atelier avec abri

Le client possède un atelier maçonné 7 × 5 m, plafond 2,8 m. Les murs sont en blocs de brique non isolés d’une épaisseur de 25 cm, portes métalliques 2,5 × 2,5 m, une fenêtre simple. Il souhaite maintenir une température de 15 °C pour travailler, localité : Martin.

  • Volume : 7 × 5 × 2,8 = 98 m³
  • Coefficient : atelier non isolé avec portes métalliques → 85 W/m³
  • Puissance de base : 98 × 85 = 8 330 W
  • Correction climatique Martin (×1,18) : 8 330 × 1,18 = 9 829 W
  • Recommandation : gamatka avec une puissance thermique minimale de 10 kW

C’est une situation où les clients sont souvent surpris. Ils pensent à 5 kW « pour un atelier » et gaspillent de l’argent sur une gamatka qui ne chauffera jamais l’espace. Les portes métalliques sont le plus grand ennemi – leurs pertes thermiques sont plusieurs fois supérieures à celles d’un mur isolé de même surface.

Puissance de la gamatka et accessoires de ventilation

Les gamatiek Karma sont des appareils dépendant de l’air de la pièce (type B) ou indépendants avec combustion close (type C). Lors du choix et de l’installation, il est important de savoir que le surdimensionnement correct du conduit d’échappement influence directement la puissance réelle de la gamatka – la résistance au débit d’air (sous-pression ou surpression) dans le tuyau peut réduire le rendement de 5 à 15 %.

Pour les systèmes avec prolongation du conduit, je recommande de jeter un œil aux accessoires spécifiques : Prolongation d’échappement Gamat 471 et Prolongation d’échappement Gamat 473 sont dimensionnées pour des types spécifiques de gamatiek et leur utilisation garantit que la puissance déclarée sera effectivement atteinte en exploitation. Si vous utilisez un diamètre incorrect ou une prolongation trop longue, la gamatka peut réduire sa puissance ou se protéger en s’arrêtant en raison d’une insuffisance d’aspiration. En savoir plus sur ces accessoires dans l’article Prolongation d’échappement Gamat – quel diamètre et quelle longueur conviennent à votre modèle.

Pour les petites installations avec un conduit d’échappement plus court, l’accessoire Prolongation d’échappement VYD60 est également adapté, couvrant les situations où le mur n’est pas directement accessible depuis l’emplacement d’installation de la gamatka.

Comment choisir un modèle spécifique de gamatka Karma

Après avoir calculé la puissance nécessaire, vient le choix du modèle spécifique. Dans la gamme Karma, vous trouverez plusieurs variantes de puissance. Pour les ménages et les espaces plus petits, la série BETA 2C est populaire. Par exemple, Karma BETA 2C 01 et Karma BETA 2C 02 diffèrent principalement par le type de commande et les accessoires, bien que les deux modèles couvrent une plage de puissance adaptée aux espaces habitables de 60 à 80 m³ environ avec une isolation standard.

Lors du choix entre deux modèles avec une puissance similaire, je vous recommande de lire l’article Karma BETA 2C vs. BETA 2E – différences entre les types et quand choisir lequel, où sont expliqués en détail les différences de construction et les avantages des séries respectives. Si vous hésitez également sur le type de commande (mécanique vs. thermostat électronique), consultez également l’article Commande mécanique vs. électronique de la gamatka Karma – lequel est meilleur.

Procédure de calcul de la puissance de la gamatka 1. Mesurez la pièce (m³) 2. Déterminez le coefficient (W/m³) selon l’isolation du bâtiment 3. Puissance de base (W) m³ × W/m³ 4. Correction climatique × coefficient de la localité (1,0 – 1,5) 5. Corrections (exposition, type) nord +10 %, chalet +10 % Résultat → choisir une gamatka ≥ puissance

Erreurs courantes lors du choix de la puissance de la chaudière

Après des années de travail avec des chaudières, je constate régulièrement les mêmes erreurs. Je les liste ici pour que vous puissiez les éviter :

  • Sous-estimation de l'isolation : le client dit « chez moi, c'est bien isolé » – mais cela signifie une isolation datant de 1992, d'une épaisseur de 5 cm, et des anciennes fenêtres en plastique. Ce n'est pas une bonne isolation selon les normes actuelles.
  • Négligence de la hauteur sous plafond : les anciennes maisons, les maisons de campagne, les maisons avec combles – une hauteur sous plafond de 3 m ou même 3,5 m modifie fortement le calcul.
  • Ignorance du mode d'utilisation : une chaumière où l'on chauffe uniquement le week-end et où la chaudière démarre à froid avec une température extérieure de –15 °C a besoin d'une puissance nettement plus élevée pour se réchauffer qu'un appartement chauffé en continu.
  • Choix basé sur le prix, pas sur la puissance : une chaudière moins chère mais à faible puissance est une « économie » uniquement au départ – en exploitation, elle coûtera davantage (fonctionnement continu, plus de consommation de gaz en raison d'un rendement moindre) et aura une durée de vie plus courte.
  • Non-prise en compte de l'évacuation des fumées : si l'évacuation des fumées traverse un long tuyau ou des coudes, la puissance réelle de la chaudière diminue. Cela doit être coordonné avec les dimensions des accessoires de ventilation.
  • Surdimensionnement dans les nouveaux logements modernes : dans un bon logement bien isolé, une faible puissance suffit. Les clients achètent parfois une chaudière de 5 kW pour une pièce où une chaudière de 2 kW suffirait – et ensuite se plaignent du surchauffage rapide et des cycles fréquents.

Dépendance de la puissance au type de chauffage – continu vs. intermittent

Un facteur important, presque jamais mentionné dans les calculateurs standards, est le mode d'exploitation : chauffez-vous l'espace en continu, ou de manière intermittente ? Cela a une influence fondamentale sur la puissance installée nécessaire.

Chauffage continu (la chaudière fonctionne aussi la nuit et le jour) : la chaudière maintient la température, elle travaille principalement à puissance partielle. Une puissance équivalente aux pertes thermiques à la différence de température maximale suffit.

Chauffage intermittent (chaumière, bureau pendant les jours de travail, atelier uniquement pendant qu'on y travaille) : la chaudière doit non seulement compenser les pertes thermiques, mais aussi chauffer rapidement une structure massive à partir d'une température basse jusqu'à une température confortable. Pour chaque heure que vous souhaitez réduire le temps de chauffe, il faut ajouter environ 15 à 20 % de puissance supplémentaire par rapport à une exploitation continue.

Pour une chaumière avec une température de 8 °C à l'arrivée et l'objectif d'atteindre 21 °C en 2 heures, la puissance réellement nécessaire est beaucoup plus élevée que la puissance nécessaire pour maintenir la température. C'est là que les clients se trompent le plus souvent – ils achètent une chaudière qui suffirait en exploitation continue, mais en chauffage intermittent, elle fonctionne deux heures à pleine puissance sans effet.

FAQ – Questions fréquemment posées

Combien de kW me faut-il pour une pièce de 20 m² ?

Cela dépend principalement de l'isolation et de la hauteur sous plafond. Pour une pièce bien isolée (nouvelle construction, coefficient 30 W/m³, hauteur sous plafond 2,5 m, ouest de la Slovaquie), 1,5 kW suffisent. Pour une pièce de même taille dans une chaumière non isolée (coefficient 90 W/m³) au nord de la Slovaquie, vous aurez besoin de 6 à 7 kW. La formule simple « m² / 10 » n'est qu'une estimation brute valable uniquement pour des conditions moyennes.

Puis-je utiliser une chaudière de puissance inférieure et la laisser fonctionner toute la journée ?

Ce n'est pas une solution optimale. Une chaudière fonctionnant en continu à 100 % de sa capacité s'use rapidement, a une durée de vie plus courte et peut se protéger thermostatiquement, ce qui entraîne des coupures de chaleur. La puissance devrait être dimensionnée de manière à ce que, dans les pires conditions météorologiques, la chaudière fonctionne à 80 à 85 % de charge, et non à 100 %.

Faut-il prendre en compte les pièces adjacentes ?

Oui, partiellement. Si la pièce adjacente est également chauffée à la même température, les pertes thermiques via le mur intérieur sont minimes. Si, en revanche, une paroi touche un espace non chauffé (cave, garage, couloir extérieur), il faut la considérer comme un mur extérieur. En pratique, cela signifie d'augmenter le coefficient ou d'inclure directement la surface de cette paroi dans le calcul des pertes thermiques.

Le calcul s'applique-t-il aussi aux pièces avec chauffage par le plancher ?

La chaudière Karma est un convecteur d'air – elle chauffe directement l'air dans l'espace. Le chauffage par le plancher est un système séparé qui chauffe l'espace par rayonnement à travers le sol. Si vous avez un chauffage par le plancher comme source principale, la chaudière sert de source complémentaire ou de secours – dans ce cas, vous pouvez réduire sa puissance de 40 à 50 % par rapport au calcul pour une source principale de chaleur.

Comment l'altitude influence-t-elle la puissance de la chaudière ?

Au-delà de 800 m d'altitude, la densité de l'air est plus faible, ce qui affecte la combustion dans la chaudière. Les fabricants Karma indiquent une altitude maximale pour une exploitation standard (généralement jusqu'à 2 000 m d'altitude). Pour des positions très élevées (chaumières montagneuses au-delà de 1 500 m), je recommande de consulter le vendeur, car il pourrait être nécessaire de changer le bec ou d'ajuster la régulation du gaz.

Vaut-il mieux acheter une chaudière plus grande ou deux chaudières plus petites ?

Pour un seul espace ouvert (par exemple, un grand salon avec cuisine), une chaudière plus grande est généralement plus avantageuse – moindre coût d'installation (un seul raccordement au gaz, une seule évacuation), une régulation plus simple. Pour deux espaces séparés (par exemple, une chambre à coucher + un salon), deux chaudières plus petites sont plus avantageuses – chaque pièce peut être régulée séparément, vous n'avez pas besoin de chauffer la chambre à coucher si vous êtes dans le salon, et vice-versa. Vous économisez ainsi sur l'exploitation.

Conclusion – Un calcul bien fait vaut la peine d'être fait

Un dimensionnement correct de la chaudière est l'une de ces étapes où une heure de calcul soigneux avant l'achat économise des années de frustration et de dépenses inutiles. Les chaudières Karma sont des appareils fiables et efficaces – mais uniquement si on leur donne la chance de fonctionner dans les conditions pour lesquelles elles sont conçues. Une puissance insuffisante = cycles de surchauffe permanents et matin froid. Une puissance trop grande = investissement inutile et régulation de température de mauvaise qualité.

La procédure est pourtant simple : volume de la pièce, coefficient d'isolation, zone climatique, type d'exploitation – et vous avez un chiffre réel. Pour une meilleure compréhension des exigences d'installation, de l'installation et de l'exploitation correcte de la chaudière, je vous recommande de lire également d'autres articles dans le Centre des connaissances : Installation de la chaudière Karma pas à pas – procédure et exigences et Comment régler et exploiter correctement la chaudière Karma pour économiser de l'énergie. Si vous n'êtes pas encore certain que la chaudière Karma est le bon choix pour votre espace, lisez également Comment choisir la bonne chaudière Karma pour votre espace.

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