Installation d'un système solaire – procédure pas à pas
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Un système solaire pour l’eau chaude fait partie des investissements pour lesquels il est utile de savoir exactement ce que vous achetez et comment cela apparaîtra sur le toit et dans la pièce technique. Alors qu’avec une chaudière ou une pompe à chaleur, la plupart des ménages se représentent un seul appareil, l’installation solaire est toujours la somme de plusieurs composants – des capteurs sur le toit, d’un ballon d’eau chaude sanitaire, d’une unité de pompage, d’une unité de régulation et d’un réseau de tuyaux entre ces éléments. Chacun de ces composants a sa propre fonction et l’installation suit un ordre logique, qui peut être divisé en étapes claires.
Dans cet article, nous allons détailler l’installation d’un système solaire pour l’eau chaude sanitaire pas à pas, exactement dans l’ordre dans lequel elle est réalisée sur le chantier : du choix et du montage des capteurs, en passant par le réseau de tuyauterie, le raccordement du ballon, l’installation de l’unité de pompage et de la régulation, jusqu’au remplissage du circuit et au démarrage. L’objectif est que vous compreniez pourquoi chaque étape est réalisée dans cet ordre et à quoi il faut faire attention à chaque fois – que vous confiiez l’installation à une entreprise professionnelle ou que vous souhaitiez simplement vérifier qu’elle a été correctement réalisée.
Il est important de préciser dès le début ce que le système solaire ne peut pas faire. Il ne remplace pas la source principale de chaleur – la chaudière ou la pompe à chaleur – mais en est un complément. Il peut couvrir au maximum le besoin de chauffage de l’eau chaude sanitaire pendant les mois d’été, lorsque l’irradiation solaire est suffisante et les températures extérieures élevées. Il ne peut pas être utilisé seul pour le chauffage des pièces en hiver ou pour couvrir entièrement le besoin de chauffage de l’eau chaude sanitaire sur l’ensemble de l’année. Cette question est traitée plus en détail dans l’article séparé Le chauffage solaire comme complément à la chaudière, où vous trouverez une comparaison plus approfondie avec la source principale de chaleur.
Qu’est-ce qu’un système solaire pour l’eau chaude et de quoi est-il composé
Un système solaire pour l’eau chaude, plus précisément une installation solaire à eau chaude, se compose de quatre éléments principaux. Le premier sont les capteurs solaires thermiques installés sur le toit ou une autre surface exposée au soleil, qui captent l’énergie solaire et chauffent le fluide caloporteur – un mélange d’eau et de liquide antigel, résistant au froid et aux hautes températures dans le circuit. Le deuxième élément est le ballon d’eau chaude sanitaire avec un échangeur de chaleur, où la chaleur des capteurs est transmise à l’eau utilisée. Le troisième est l’unité de pompage, qui assure la circulation du fluide caloporteur entre les capteurs et le ballon, et le quatrième est l’unité de régulation, qui décide, en fonction des températures, quand le pompage doit être activé.
Ces quatre éléments sont reliés par des tuyaux qui partent des capteurs sur le toit jusqu’à la pièce technique, où se trouve le ballon et l’unité de pompage. Le circuit est fermé et pressurisé, comme un circuit de chauffage classique, et dispose de son propre vase d’expansion, qui compense la dilatation du fluide à des températures élevées dans les capteurs.
Il est important d’avoir des attentes réalistes : le système solaire complète la source principale de chaleur, il ne la remplace pas. En pratique, cela signifie qu’il peut couvrir une grande partie, voire la majeure partie du besoin de chauffage de l’eau chaude sanitaire dans le ménage pendant les mois d’été, mais en dehors de la saison, lorsque l’irradiation solaire est plus faible et les températures plus basses, le chauffage doit être pris en charge par la chaudière ou une autre source de chaleur connectée au deuxième échangeur du ballon solaire. Si vous n’êtes pas sûr du type d’installation et de la taille du ballon adaptés à votre maison, l’article Comment choisir un système solaire pour l’eau chaude vous aidera à vous orienter.
Étapes principales de l’installation d’un système solaire, du choix des capteurs jusqu’à la mise en service.
Étape 1 : Choix du type de capteurs – plans ou à vide
La première décision qui influencera l’installation complète est le choix du type de capteur. Sur le marché, on rencontre principalement deux types – les capteurs plans et les capteurs à vide (ou tubulaires) – chacun ayant des exigences différentes en matière de fixation, d’espace et de budget.
Les capteurs plans ont une surface d’absorption recouverte de verre trempé, montée dans un cadre isolé en aluminium. Cette construction les rend plus résistants mécaniquement – ils résistent mieux, par exemple, aux chutes de grêle ou aux contraintes mécaniques lors de l’installation – et en même temps, ils sont plus abordables. Pour le chauffage de l’eau chaude sanitaire dans les conditions de l’Europe centrale, ils sont généralement suffisants et, en pratique, c’est le type de capteur le plus fréquemment choisi pour les maisons individuelles.
Les capteurs à vide, ou tubulaires, fonctionnent selon un principe différent – l’absorbeur est enfermé dans une tube de verre sous vide, ce qui réduit considérablement les pertes de chaleur vers l’extérieur. Grâce à cela, ils atteignent une meilleure efficacité, notamment à des températures extérieures basses et à une faible intensité de rayonnement solaire, c’est-à-dire typiquement au printemps, en automne ou les jours nuageux. Cette avantage a toutefois un prix – les capteurs à vide sont plus chers et plus fragiles, ce qui se traduit par des exigences plus élevées en matière d’installation et d’éventuels travaux de SAV.
Les capteurs plans sont plus abordables et plus résistants, les capteurs à vide atteignent un meilleur rendement à basse température.
Le choix entre ces deux types doit avant tout dépendre de la saisonnalité d'utilisation que vous attendez du système – un simple chauffage de l'eau chaude sanitaire en été, ou une utilisation prolongée sur l'année – ainsi que du budget disponible. Un comparatif détaillé de ces deux types est disponible dans l'article Capteurs solaires plats versus capteurs à vide, où vous trouverez également d'autres différences techniques.
Étape 2 : Conception du montage et fixation des capteurs sur le toit
Une fois le type de capteur choisi, vient l'une des étapes les plus importantes de l'installation – la fixation sur le toit ou une autre structure. Les capteurs sont fixés à l'aide d'une structure de montage spécialisée, qui est choisie en fonction du type de toit et doit correspondre exactement aux dimensions du modèle de capteur concerné. Il n'existe pas de structure universelle adaptée à tout – c'est pourquoi les kits de montage sont toujours vendus comme une partie intégrante du type de capteur et de toit concerné.
Sur un toit pentu, la fixation varie également selon le type de couverture – un système d'ancrage différent est utilisé pour les tuiles, un autre pour les toits en tôle et un autre encore pour les toits en ardoise. Les crochets ou supports sont fixés dans les chevrons de la structure du toit, et non seulement sur la couverture, afin de supporter le poids du capteur ainsi que les charges dues au vent et à la neige pendant toute la durée de vie du système.
Sur un toit plat, la situation est différente – le capteur doit être incliné à un angle approprié, car un panneau posé à l'horizontale ne fournirait pas un rendement suffisant et, en outre, l'eau et les saletés pourraient s'y accumuler plus longtemps. On utilise généralement une pente ajustable d'au moins 15°, et cette pente minimale d'environ 15° est choisie notamment pour l'auto-nettoyage – à cet angle, l'eau de pluie peut facilement enlever la poussière et les saletés de la surface du capteur, ce qui permet de maintenir le rendement du système sans nettoyage manuel fréquent. C'est précisément pour ce type d'installation que ce kit de montage est conçu :
Kit de fixation pour capteurs sur toit plat avec une pente de 15°, pour capteur KS 2100F 1,82m2
Structure de montage pour fixer directement un capteur plat sur un toit plat, avec une pente ajustable, afin que le capteur fonctionne avec un rendement optimal et se nettoie efficacement par l'eau de pluie.
Prix : 117,34 €
Lors de l'installation sur une façade ou directement sur le sol (par exemple, sur une structure autonome dans un jardin), le principe est similaire – la structure doit être dimensionnée pour le type et la taille spécifiques du capteur, et doit également prendre en compte les charges climatiques locales, c'est-à-dire le vent et la neige. Pour plus d'informations sur les différences entre les différents types de toits, consultez l'article Fixation des capteurs – toit pentu, toit plat, façade.
Une fois que la structure est solidement fixée et vérifiée pour supporter le poids et les charges pendant toute l'année, les capteurs eux-mêmes sont montés. Cette étape est toujours réalisée avant le raccordement des tuyaux, car la position exacte du capteur détermine d'où et dans quelle direction les tuyaux partiront vers la pièce technique.
Étape 3 : Distribution des tuyaux entre le capteur et la pièce technique
Après la fixation des capteurs, vient l'une des étapes les plus longues – le raccordement des capteurs à la pièce technique, où se trouve le ballon d'eau chaude et l'unité de pompage. Pour ce raccordement, deux approches sont utilisées en pratique.
La première consiste à utiliser des tuyaux en cuivre ou en inox, qui sont soudés ou raccordés par sertissage, puis isolés séparément avec un revêtement thermique résistant aux hautes températures et aux influences météorologiques. Cette méthode éprouvée est flexible pour des itinéraires non standard, mais l'installation prend plus de temps, car l'isolation doit être faite manuellement sur le toit et dans la gaine technique.
La deuxième, de plus en plus populaire, est le tuyau flexible isolé 2 en 1, qui intègre à la fois le tuyau d'entrée et de retour dans un seul revêtement isolant flexible. Grâce à cette isolation intégrée, le temps d'installation est considérablement réduit – l'installateur n'a pas besoin d'isoler séparément les tuyaux sur le toit ou dans la gaine, il suffit de faire passer le tuyau sur l'itinéraire préparé et de le raccorder aux deux extrémités.
Tuyau flexible solaire 2 en 1, 10 m
Tuyau double flexible pré-isolé avec entrée et retour intégrés dans un seul revêtement – permet une installation rapide de l'ensemble du réseau entre le capteur sur le toit et la pièce technique, sans nécessiter d'isolation supplémentaire sur place.
Prix : 308,75 €
Directement au capteur, là où le tuyau flexible ou le tuyau classique se raccorde à l'entrée et à la sortie du capteur, on utilise souvent un court tronçon de tuyau flexible inox, appelé « vagues ». Ce type de tuyau est suffisamment flexible, grâce à sa structure ondulée, pour compenser les petites dilatations et les imprécisions d'installation, tout en étant résistant aux hautes températures que la liquide thermique dans le circuit du capteur solaire atteint couramment, notamment en été sous un rayonnement solaire intense.
Tuyau flexible inox pour le raccordement entre le capteur et le ballon, résistant aux hautes températures de la liquide solaire – idéal pour les courts tronçons de raccordement directement au capteur ou à l'unité de pompage.
Prix : 3,81 €
Peu importe le type de tuyau choisi, l'itinéraire doit être le plus court possible et comporter le moins de courbes possible, car chaque mètre de tuyau et chaque raccord représente une perte thermique potentielle ainsi qu'un point possible de fuite. Les détails techniques plus approfondis sur le réseau de distribution et le fonctionnement des vagues inox sont abordés dans l'article Tuyaux solaires et vagues inox – comment ça fonctionne.
Étape 4 : Raccordement du ballon solaire
Pendant que le tuyau est posé du toit vers la pièce technique, le ballon est également préparé en parallèle, car c'est là que la chaleur des capteurs sera transférée. À première vue, le ballon solaire ressemble à un chauffe-eau classique, mais il présente une différence fondamentale – il contient au moins un échangeur de chaleur raccordé directement au circuit solaire. Dans la plupart des cas, le ballon dispose également d'un deuxième échangeur, destiné à compléter le chauffage par la chaudière ou une autre source de chaleur, lorsque l'irradiation solaire n'est pas suffisante pour atteindre la température d'eau souhaitée.
Le principe de chauffage est indirect : le fluide caloporteur du circuit solaire circule séparément, dans un circuit fermé, et ne entre jamais en contact direct avec l'eau chaude sanitaire dans le ballon. La chaleur est transmise exclusivement à travers la paroi de l'échangeur. Cette séparation est importante d'un point de vue hygiénique (l'eau chaude sanitaire, que vous utilisez ensuite pour la douche ou le lavage, ne se mélange pas avec le mélange antigel du circuit solaire), mais aussi parce que cela permet au circuit solaire d'avoir une pression et des paramètres de fonctionnement différents de ceux du circuit d'eau chaude sanitaire.
Lors de l'installation du ballon, il est important de connecter correctement l'échangeur inférieur au circuit solaire (il est généralement placé plus bas, car le fluide chauffé du capteur s'écoule de haut en bas à travers l'échangeur) et l'échangeur supérieur ou secondaire au circuit de chauffage par la chaudière, si le ballon est équipé de cette fonction. Un échange de raccordement réduirait l'efficacité de transfert de chaleur et pourrait empêcher le système de fonctionner comme prévu. C'est pourquoi il est utile, lors du choix du ballon et de son raccordement, de suivre les recommandations du fabricant pour ce modèle. Pour savoir quel type et quelle taille de ballon choisir en fonction du nombre de personnes dans le ménage et de la surface des capteurs, l'article Quel ballon solaire avez-vous besoin vous donne des informations utiles.
Étape 5 : Installation de l'unité de pompage et de l'unité de régulation
Une fois que les canalisations sont posées et que le ballon est raccordé, vient le tour du cœur du système de régulation – l'unité de pompage, accompagnée de l'unité de régulation (ou unité solaire). L'unité de pompage est un bloc compact qui intègre le circulateur, les vannes de fermeture, les manomètres, les thermomètres et la soupape de sécurité. Grâce à ce regroupement de tous ces composants en un seul bloc, l'installation est considérablement simplifiée, tout comme l'entretien ultérieur – tout ce qui est nécessaire se trouve à un seul endroit, de manière ordonnée et accessible au technicien de SAV.
Unité de pompage solaire ZP2-12 ECO
Groupe complet de pompage – circulateur, vannes de fermeture, manomètres et soupape de sécurité en un seul bloc compact – pour la circulation du fluide caloporteur entre le capteur et le ballon.
Prix : 750,55 €
L'unité de pompage, à elle seule, ne sait pas quand elle doit fonctionner. Cette tâche revient à l'unité de régulation, ou unité solaire, qui utilise des capteurs de température pour comparer constamment la température du capteur et celle du ballon. Lorsque le capteur est plus chaud que le ballon d'une différence prédéfinie (généralement quelques degrés Celsius), l'unité de régulation active le circulateur de l'unité de pompage et le fluide caloporteur commence à circuler du capteur vers l'échangeur du ballon. Lorsque la différence de température tombe en dessous de la limite définie, par exemple lorsque le soleil se couche ou que le ballon est suffisamment chauffé, la pompe s'arrête à nouveau.
Régulation solaire (unité de régulation) pour piloter le circulateur en fonction de la différence de température entre le capteur et le ballon – évalue les capteurs et décide quand la circulation du fluide caloporteur doit être active.
Prix : 108,94 €
Lors de l'installation de ce duo, il est essentiel de placer correctement les capteurs de température – l'un directement à la sortie du capteur (là où le fluide est le plus chaud) et l'autre dans le ballon, au niveau de l'échangeur solaire. Le câblage entre les capteurs et l'unité de régulation est posé en parallèle avec les canalisations, il est donc utile de le poser en même temps que le circuit lui-même, afin d'éviter d'ouvrir à nouveau des tracés déjà fermés. Pour des informations plus détaillées sur la manière dont les unités de régulation et les groupes de pompage collaborent, consultez l'article Unités de régulation et groupes de pompage des systèmes solaires.
Étape 6 : Remplissage du circuit, dégazage et vase d'expansion
L'étape finale d'installation, avant de mettre le système en service, est le remplissage et le dégazage du circuit solaire. Comme mentionné précédemment, il s'agit d'un système fermé sous pression, qui partage beaucoup de similitudes avec un circuit de chauffage classique – un vase d'expansion est donc indispensable.
Le rôle du vase d'expansion est de compenser la dilatation volumique du fluide caloporteur. Dans le circuit solaire, cette dilatation est plus marquée que dans un chauffage ordinaire, car le fluide dans le capteur peut atteindre des températures très élevées par temps ensoleillé et chaud. Sans un vase d'expansion correctement dimensionné, la pression dans le circuit pourrait augmenter de manière incontrôlée lors du chauffage, ce qui pourrait entraîner l'activation de la soupape de sécurité et une fuite de fluide, ou, dans les cas les plus graves, des dommages aux composants.
Le remplissage et le dégazage du circuit se font via les vannes de remplissage intégrées à l'unité de pompage, à l'aide d'une pompe à main ou électrique – le principe est similaire à celui du remplissage d'un circuit de chauffage. Le fluide caloporteur (mélange d'eau et de liquide antigel) est injecté dans le circuit sous pression, tout en expulsant l'air restant dans le système après l'installation. La présence d'air dans le circuit est indésirable, car elle perturbe la circulation du fluide et peut provoquer des "poches d'air" dans les points les plus hauts des canalisations, c'est-à-dire généralement directement aux capteurs sur le toit.
Une fois le circuit rempli, le système est laissé fonctionner quelques minutes avec la pompe activée, tout en vérifiant qu'aucun air ne s'échappe plus des vannes de dégazage, mais uniquement du fluide. Le circuit est prêt pour une utilisation permanente uniquement lorsque le système est complètement dégazé et que la pression correspond à la valeur recommandée par le fabricant (cette valeur varie généralement en fonction de la différence de hauteur entre le capteur et la pièce technique). Le processus complet de remplissage, ainsi que les pannes les plus fréquentes pouvant survenir à ce stade ou plus tard pendant le fonctionnement, sont décrits dans l'article SAV, remplissage et pannes courantes des systèmes solaires.
Étape 7 : Mise en service et ce à surveiller les premiers jours
Après le remplissage et le dégazage, suit le contrôle final de tout le système. On vérifie l'étanchéité de toutes les connexions des canalisations, le réglage correct de la différence de température sur l'unité de régulation (c'est-à-dire à quelle différence de température entre le capteur et le ballon la pompe doit s'activer et s'arrêter) et le fonctionnement de la soupape de sécurité.
Les premiers jours de fonctionnement, il est utile de surveiller le système – notamment si la pompe s'active et s'arrête aux intervalles attendus selon l'ensoleillement, si le ballon atteint bien la température d'eau attendue et si la pression dans le circuit solaire reste stable. Une baisse de pression au cours des premières semaines après l'installation peut indiquer une petite fuite à l'une des connexions, qui n'a peut-être pas été détectée lors du premier remplissage. Il est plus facile et moins coûteux de la détecter et de la réparer dès le début, plutôt que de l'aborder plusieurs mois plus tard.
Il est également recommandé de noter les paramètres initiaux de l'unité de régulation et la pression dans le circuit, afin d'avoir une valeur de référence en cas de contrôle ultérieur ou d'intervention de SAV. En général, les systèmes solaires n'exigent pas d'entretien régulier coûteux, mais une vérification annuelle approximative de l'étanchéité, de la pression et de l'état du fluide caloporteur prolonge leur durée de vie et leur fiabilité.
Exemples concrets de la pratique
Comparaison de deux installations réelles décrites dans l'article – maison existante et construction neuve.
Maison familiale avec toit pentu, chaudière gaz existanteMaison familiale avec toit en ardoise orienté au sud et chaudière gaz existante, qui assurait jusqu'alors le chauffage de l'eau chaude sanitaire et le chauffage pendant toute l'année. Le propriétaire a décidé d'ajouter deux capteurs plats sur le toit dans le but de réduire la consommation de gaz pour le chauffage de l'eau, notamment en été. L'installation s'est déroulée dans l'ordre correspondant aux étapes ci-dessus : d'abord, une structure d'installation adaptée au type de toit et aux dimensions des capteurs a été fixée aux chevrons sous les ardoises, puis les capteurs ont été installés et raccordés à court tronçon de tube ondulé inoxydable au réseau principal. Le réseau entre le toit et la pièce technique dans la cave a été réalisé avec un tube flex 2v1 préisolé, car le tracé passait par une charpente déjà finie et une isolation supplémentaire du tuyau classique sur place aurait allongé inutilement l'installation. Dans la pièce technique, un ballon solaire avec deux échangeurs a été installé – l'un raccordé au circuit solaire, l'autre à la chaudière gaz existante – l'unité de pompage et l'unité de commande. Après le remplissage et le dégazage du circuit, le système couvrait en été la majeure partie des besoins en eau chaude, la chaudière ne s'allumant pratiquement pas pour le chauffage de l'eau chaude sanitaire et ne servant que comme secours en cas de temps couvert prolongé.
Maison familiale avec toit plat, construction neuve
Construction neuve d'une maison familiale avec toit plat, où le système solaire a été planifié dès le projet, conjointement avec une pompe à chaleur comme source principale de chaleur. Comme le toit plat exige une inclinaison des capteurs à un angle approprié, une structure d'installation ajustable pour toit plat avec une inclinaison d'environ 15° a été utilisée, ce qui garantit en outre que la surface des capteurs se nettoie naturellement de la poussière et des saletés lors de la pluie. En raison de la courte distance entre le toit (la maison n'avait qu'un seul niveau) et la pièce technique, une solution combinée a été choisie – un court tronçon près des capteurs a été réalisé avec un tube ondulé inoxydable en raison de la facilité de manipulation lors du raccordement final à la structure de passage sur le toit, le reste du tracé avec un tube flex préisolé. Le ballon a été conçu avec un échangeur pour le circuit solaire ainsi qu'un échangeur, ou une préparation pour la pompe à chaleur comme source complémentaire de chaleur en dehors de la saison estivale. Comme il s'agissait d'une construction neuve, l'installation électrique pour les capteurs de l'unité de commande a été préparée dès la maçonnerie brute, ce qui a considérablement simplifié l'installation de l'unité de pompage et de l'unité de commande – il suffisait de raccorder les câbles déjà préparés et de régler la différence de température souhaitée sur l'unité de commande.
Prix indicatifs des composants sélectionnés du système solaire mentionnés dans l'article.
Questions fréquentes sur l'installation d'un système solaire
Est-il possible d'installer un système solaire sur une chaudière existante, ou faut-il le prévoir uniquement lors d'une construction neuve ?
Oui, un système solaire peut être facilement installé sur une chaudière existante sans nécessiter de modifier la chaudière elle-même. La condition est un ballon solaire avec deux échangeurs – l'un pour le circuit solaire, l'autre pour le raccordement à la chaudière existante – ou éventuellement le remplacement du ballon d'origine par un tel ballon, si la maison n'avait pas de ballon solaire auparavant.
Faut-il absolument disposer d'un toit pentu orienté exactement au sud pour que le système ait un sens ?
Une orientation exacte au sud n'est pas une condition nécessaire, mais il est vrai que plus l'orientation est proche du sud et moins la surface est ombragée par des bâtiments ou des arbres pendant la journée, plus la performance du système est élevée. Sur un toit plat, l'orientation du capteur peut être ajustée indépendamment de l'orientation du toit lui-même grâce à la structure d'installation.
Quelle est la différence entre un tuyau classique et un tube flex 2v1 en termes d'installation ?
Le tuyau en cuivre ou inoxydable classique doit être isolé séparément sur place après le raccordement, ce qui allonge le temps d'installation, notamment sur le toit et dans les gaines. Le tube flex 2v1 préisolé a déjà les conduites d'aller et de retour intégrées dans un seul revêtement isolé, donc il n'est pas nécessaire de l'isoler séparément – il suffit de le tirer à travers le tracé déjà préparé.
Pourquoi utilise-t-on une inclinaison d'au moins environ 15° sur un toit plat ?
Cette inclinaison garantit que l'eau de pluie puisse naturellement laver la poussière et les saletés sur la surface du capteur (effet auto-nettoyant), ce qui aide à conserver à long terme l'efficacité du capteur sans nécessiter un nettoyage manuel fréquent. Avec une inclinaison plus faible ou un capteur posé à plat, les saletés et l'eau pourraient rester plus longtemps sur la surface.
Comment l'unité de commande sait-elle quand allumer la pompe ?
L'unité de commande compare la température mesurée par le capteur sur le capteur avec la température mesurée par le capteur dans le ballon solaire. Si le capteur est plus chaud que le ballon d'une différence prédéfinie, l'unité allume la pompe de circulation dans l'unité de pompage. Dès que la différence diminue en dessous de la limite définie, la pompe s'arrête.
Pourquoi le fluide solaire ne rentre-t-il pas en contact direct avec l'eau chaude que j'utilise ?
Le ballon solaire chauffe l'eau sanitaire de manière indirecte, via un échangeur de chaleur. Le fluide caloporteur circule dans un circuit solaire fermé séparé de l'eau sanitaire et ne transmet la chaleur qu'à travers la paroi de l'échangeur, sans jamais se mélanger à l'eau.
Que se passe-t-il si on oublie de purger le circuit solaire après l'installation ?
Un circuit insuffisamment purgé peut contenir des poches d'air, le plus souvent dans les points les plus hauts du tracé, près des capteurs solaires thermiques. Celles-ci gênent la circulation fluide de la liquide caloporteur, réduisent le rendement du transfert de chaleur et peuvent provoquer un bruit du circulateur. C'est pourquoi, après le remplissage du circuit, on vérifie toujours soigneusement qu'il ne s'écoule plus que du liquide par les robinets de purge, et non de l'air.
Est-il nécessaire d'avoir une alimentation électrique directement près des capteurs solaires sur le toit ?
Non, seul le circulateur dans l'unité de pompage et l'unité de commande elle-même, situées dans la pièce technique, sont alimentés électriquement. Uniquement le câble du capteur de température mène vers le capteur solaire thermique, pas un câblage électrique de puissance.
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