Comment choisir un système solaire pour l'eau chaude
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Le soleil peut couvrir une grande partie des coûts d'échauffage de l'eau chaude sanitaire – surtout du printemps à l'automne, lorsque le soleil brille longtemps et intensément. Le système solaire n'est donc pas une technologie exotique réservée aux maisons passives, mais une solution éprouvée et facilement disponible que n'importe quelle famille peut aujourd'hui commander et installer, à condition d'avoir un toit adapté. La question ne se pose donc pas en général en termes de « si », mais de « comment exactement cela doit être fait » – combien de capteurs, quel ballon d'eau chaude sanitaire, quelle régulation et quelles canalisations choisir, pour que le système fonctionne de manière fiable et durable sans compromis inutiles.
Précisément le choix des composants individuels est l'endroit où les erreurs sont le plus fréquemment commises. Un ballon sous-dimensionné signifie que la chaleur excédentaire en été n'a nulle part où aller, une pompe ou un groupe de pompage mal dimensionné ou mal réglé, quant à lui, empêche la chaleur du capteur d'être évacuée suffisamment rapidement. Une fixation mal choisie des capteurs peut menacer leur durée de vie en cas de vents forts, et des raccords bon marché et étanches mal faits se feront sentir plus ou moins tôt par une fuite du fluide caloporteur. Cet article examine donc le système solaire composant par composant – du capteur sur le toit jusqu'à la circulation du circuit – afin que vous sachiez exactement sur quoi vous concentrer lors du choix et ce que vous pouvez réellement attendre de chaque composant.
Il est important de préciser dès le début ce que le système solaire n'accomplit pas. Ce n'est pas une source d'énergie thermique autonome et indépendante sur l'année entière – en hiver, lorsque le soleil est rare et que la consommation d'eau chaude reste cependant présente, le système solaire a toujours besoin d'une source complémentaire (chaudière, pompe à chaleur) pour réchauffer l'eau à la température souhaitée. Comment cette coopération fonctionne exactement est abordée dans un article séparé Chauffage solaire comme complément à la chaudière. Dans ce texte, nous nous concentrons sur la manière de construire pas à pas un système solaire fonctionnel et fiable.
Qu'est-ce qu'un système solaire pour l'eau chaude et quels sont les attentes réalistes
Le schéma montre les quatre composants fondamentaux qui doivent fonctionner ensemble dans un système solaire.
Un système solaire pour l'eau chaude, plus précisément une installation solaire à eau chaude, se compose de quatre composants fondamentaux qui doivent fonctionner comme un tout : des capteurs solaires installés sur le toit (ou sur la façade, ou au sol), un ballon solaire avec un échangeur de chaleur, un groupe de pompage et une unité de régulation. Les capteurs chauffent le fluide caloporteur – un mélange d'eau et d'un antigel qui doit résister au froid en hiver et aux fortes températures en été. Ce fluide circule dans un circuit fermé, transmet sa chaleur dans l'échangeur du ballon et retourne aux capteurs pour être réchauffé à nouveau.
L'ensemble du processus est géré automatiquement : lorsque la température sur les capteurs est supérieure à celle du ballon d'une valeur prédéfinie, l'unité de régulation active la pompe circulatrice. Lorsque la différence diminue (par exemple le soir ou en cas de nuages), la pompe est à nouveau désactivée, afin que la chaleur de l'eau déjà chaude dans le ballon ne revienne pas vers le capteur refroidi. Le système fonctionne donc de manière autonome, sans intervention manuelle – après la configuration des paramètres, il évalue en permanence les températures et réagit en conséquence.
Il est essentiel de bien calibrer ses attentes. Dans les conditions de l'Europe centrale, un système solaire couvre typiquement une grande partie des besoins d'eau chaude sanitaire en avril à septembre, contribue partiellement en mars et octobre, et sert principalement d'appoint pour l'eau froide entrante en hiver. Le système complète donc, ne remplace pas entièrement la chaudière ou la pompe à chaleur – mais même ainsi, il permet d'économiser une part significative des coûts d'échauffage de l'eau sur l'année, car l'été dure suffisamment longtemps pour que l'investissement se justifie progressivement.
Capteurs plats ou capteurs à vide – lequel choisir en Slovaquie
Comparaison des principales caractéristiques des capteurs plans et des capteurs à vide.
La première décision fondamentale lors du choix d’un système solaire est le type de capteur. Sur le marché, on trouve principalement deux types : les capteurs plans et les capteurs à vide (ou tubulaires). Un article technique détaillé comparant ces deux types se trouve à l’adresse Capteurs plans vs. capteurs à vide, ici nous en donnons un aperçu synthétique.
Les capteurs plans possèdent une surface d’absorption recouverte de verre trempé, montée dans un châssis isolé en aluminium. Leurs principaux avantages sont un prix d’acquisition plus faible, une installation plus simple et surtout une meilleure résistance mécanique – le verre trempé résiste bien aux chutes de grêle ainsi qu’aux contraintes mécaniques liées aux fortes variations de température. Pour une famille moyenne souhaitant couvrir le chauffage de l’eau chaude principalement pendant les mois de printemps à automne, les capteurs plans sont dans nos conditions climatiques généralement suffisants et économiquement plus avantageux.
Les capteurs à vide (ou tubulaires) sont constitués d’un ensemble de tubes en verre sous vide, dans lesquels l’absorbé est protégé par une isolation sous vide contre les pertes thermiques. Grâce à cela, ils atteignent une plus grande efficacité surtout à des températures extérieures basses et avec une faible intensité de rayonnement solaire – c’est-à-dire précisément dans les conditions où les capteurs plans perdent le plus de performance (journées nuageuses, mois de printemps ou d’automne précoces, régions plus froides). Cet avantage a toutefois un prix : les capteurs à vide sont plus chers à l’achat et à l’entretien, et mécaniquement plus fragiles – une seule tube endommagée ne met généralement pas tout le capteur hors service, mais son remplacement nécessite une intervention de SAV.
La recommandation pratique est la suivante : si l’objectif principal est un couvertage économique et fiable de la consommation d’eau chaude en été, optez pour des capteurs plans. Si la priorité est un gain solaire maximal même hors saison estivale (par exemple, lorsqu’il s’agit d’un chauffage solaire plus important que le simple chauffage de l’eau chaude sanitaire) et si le budget le permet, les capteurs à vide sont capables de remplir cet objectif mieux.
Euroster 813 Solar – 108,94 €
Régulation solaire (unité de commande), qui compare la température du capteur et celle du ballon et, selon la différence réglée, active le circulateur de la pompe de la chaîne solaire. Quel que soit le type de capteur choisi, chaque système solaire a besoin exactement de cette unité de commande.
Ballon solaire – le cœur du système, qui détermine le confort
Tandis que le capteur produit la chaleur, le ballon doit être capable de l’accepter, de la conserver et de la restituer au bon moment. Le ballon solaire se distingue d’un simple chauffe-eau par le fait qu’il possède au moins un échangeur de chaleur supplémentaire connecté au circuit solaire – le plus souvent un échangeur en spirale placé dans la partie inférieure du réservoir, où la température de l’eau sanitaire est la plus faible, ce qui permet d’utiliser le gain solaire même avec un rayonnement solaire modéré. Beaucoup de ballons solaires disposent d’un deuxième échangeur, placé plus haut, connecté à une chaudière ou à une autre source principale de chaleur – celui-ci réchauffe l’eau à la température souhaitée lorsque le gain solaire est insuffisant.
Le principe de chauffage est indirect : le fluide solaire circule exclusivement dans son propre circuit fermé (capteur – tuyauterie – échangeur dans le ballon – retour au capteur) et n’entre jamais en contact direct avec l’eau sanitaire. Grâce à cela, il peut contenir une solution antigel sans aucun risque de contamination de l’eau qui sort ensuite du robinet. C’est précisément cette circulation séparée qui rend impossible de remplacer simplement un ballon solaire par un chauffe-eau ordinaire équipé d’une spirale additionnelle – il faut une conception réfléchie avec une surface d’échange suffisante et un positionnement correct des raccords.
Le choix de la bonne taille du ballon est l’une des questions les plus fréquentes lors de la conception d’un système – un volume trop faible signifie que le réservoir se surchauffe rapidement en journée ensoleillée et que le gain solaire supplémentaire n’a plus nulle part où se stocker, tandis qu’un volume trop grand allonge le temps nécessaire pour que l’eau se réchauffe de manière perceptible. Un guide complet pour le choix de la taille et du type appropriés de ballon se trouve dans l’article Quel ballon solaire ai-je besoin – nous vous recommandons de le lire avant d’acheter des capteurs, car le ballon est généralement le composant le plus difficile à modifier après l’installation.
Unité de commande et pompe de circulation – le cerveau et la circulation du système
L’unité de commande (ou régulation solaire) est l’élément qui décide quand le système doit fonctionner. À l’aide de capteurs installés sur le capteur et dans le ballon, elle compare en permanence les deux températures. Dès qu’il y a une différence prédéfinie (généralement quelques degrés Celsius) entre le capteur et le ballon, l’unité de commande active la pompe de circulation du circuit solaire et le fluide se met en mouvement. Dès que la différence tombe en dessous d’un seuil plus bas, la pompe s’arrête – cela empêche la chaleur du ballon déjà chauffé de fuir vers l’extérieur par le capteur refroidissant, par exemple le soir ou en cas de couverture nuageuse soudaine.
Cette logique explique pourquoi même un système solaire simple et petit a besoin d’une régulation de qualité et bien réglée – sans cela, la pompe fonctionnerait soit inutilement (en consommant de l’électricité et en usant le système), soit, au contraire, ne s’activerait pas au moment où cela serait pertinent. Des régulations comme l’Euroster 813 Solar (mentionné ci-dessus) sont donc des composants standard même pour les installations plus petites.
L’unité de pompe est le composant physique assurant effectivement la circulation du fluide. Dans un seul bloc compact, elle contient généralement la pompe de circulation, des vannes de fermeture (pour l’entretien, afin de ne pas vider tout le circuit), des manomètres et des thermomètres pour surveiller les valeurs de fonctionnement, ainsi qu’une soupape de sécurité protégeant le circuit contre une pression excessive. L’aspect compact facilite considérablement à la fois l’installation et, en cas d’intervention de SAV ultérieure – tous les éléments importants sont accessibles en un seul endroit au lieu d’être dispersés dans tout le réseau.
Unité de pompe solaire ZP2-12 ECO – 750,55 €
Unité de pompe complète – pompe de circulation, vannes, manomètres et soupape de sécurité intégrés – assurant la circulation du fluide solaire entre le capteur et le ballon.
Une comparaison détaillée des différents types d’unités de commande et d’unités de pompe, y compris ce à quoi il faut faire attention lors du choix selon le nombre de capteurs et la longueur du réseau, se trouve dans l’article Unités de commande et pompes de circulation des systèmes solaires.
Tuyauterie et isolation du réseau – comment le fluide voyage du toit vers le bas
Entre le capteur sur le toit et la pièce technique, où se trouve le ballon, doit courir un réseau de tuyauterie capable de résister aux hautes températures et aux variations de pression. En pratique, on utilise deux solutions principales. La première est le tuyau en cuivre ou en inox classique, qui est soudé ou raccordé par sertissage et isolé manuellement avec une isolation thermique résistante aux rayons UV (sur les sections extérieures) et aux hautes températures.
La deuxième solution, de plus en plus populaire, est le tuyau flexible 2 en 1 pré-isolé – un tuyau double, flexible, dans lequel l’alimentation et le retour sont conduits ensemble dans un seul revêtement déjà isolé. L’avantage majeur est la rapidité d’installation : puisque le tuyau est isolé dès la fabrication, il n’est pas nécessaire d’isoler davantage sur le toit ou lors du passage à travers la structure du toit ou la gaine – ce qui réduit le temps d’installation et diminue le risque d’isolation mal faite dans des endroits difficilement accessibles.
Tuyau solaire flexi 2 en 1, 10 m – 308,75 €
Tuyau double gain isolé préfabriqué (amenée et retour dans une même gaine) pour l'installation rapide d'une conduite entre le capteur solaire et la pièce technique – sans isolation supplémentaire nécessaire sur le toit.
Pour les raccordements courts directement au capteur ou dans la pièce technique, on utilise souvent un tuyau inox souple, dit ondulé, qui supporte bien les températures élevées du fluide solaire et qui peut être facilement façonné même dans des espaces restreints, sans nécessiter de soudures. Un exemple est le Tuyau inox, ondulé (3,81 €) – un élément de raccordement peu coûteux, mais important, utile en pratique comme complément au réseau principal, et non comme remplacement complet. Plus le réseau est long et plus la trajectoire est complexe (plus de courbes, de passages, de différences de hauteur), plus il est pertinent de considérer le tuyau flexi isolé préfabriqué au lieu de l'installation d'éléments individuels de tuyauterie et d'isolation sur place.
Un aperçu complet des types de tuyauterie, des méthodes de raccordement et des erreurs courantes lors de la mise en place du réseau est disponible dans l'article séparé Tuyauterie solaire et tuyaux ondulés en inox – comment ça fonctionne.
Fixation des capteurs solaires – toiture inclinée, toiture plate, façade
Peu importe la qualité du capteur, du réservoir ou de la régulation que vous choisissez, tout le système tient (littéralement) sur une fixation fiable. Les capteurs sont fixés à l'aide d'une structure de montage spécialisée, choisie selon le type de toiture et de couverture. Sur une toiture inclinée, la structure s'adapte au type de couverture spécifique – les tuiles, les panneaux métalliques ou les bardeaux ont chacun leur propre système d'ancrage et de poutres, respectant le profil et la méthode de pose de la couverture concernée.
Sur une toiture plate, on utilise un autre type de structure – un support réglable qui incline le capteur à l'angle souhaité, généralement d'au moins 15°. Cet angle minimum n'est pas arbitraire : à un angle plus faible, de l'eau, de la poussière et des impuretés pourraient s'accumuler sur la surface du capteur, car l'eau de pluie ne s'écoulerait pas assez rapidement d'une surface presque horizontale pour assurer un nettoyage efficace. Une alternative pour les terrains disposant d'espace suffisant est la fixation sur une façade ou directement sur le sol à l'aide d'une structure portante propre – ces variantes conviennent particulièrement bien là où la toiture n'est pas bien orientée vers le soleil ou là où sa structure n'autorise pas l'installation.
Une règle fondamentale à souligner : la structure de montage doit correspondre exactement aux dimensions et aux points d'ancrage du capteur spécifique choisi. En pratique, il n'existe pas de structures universelles « pour tout » – une structure mal dimensionnée peut signifier une fixation insuffisante et un risque de dommages en cas de vents forts ou de charge de neige.
Jeu de fixation pour capteurs solaires sur toiture plate jusqu'à 15°, pour capteur KS 2100F 1,82m² – 117,34 €
Structure de montage pour fixer un capteur plat sur une toiture plate avec un inclinaison réglable – exemple typique de solution adaptée aux dimensions exactes d'un capteur spécifique.
Un examen détaillé des différents types de fixation, y compris des recommandations pour les couvertures de toiture spécifiques, est disponible dans l'article Fixation des capteurs solaires – toiture inclinée, toiture plate, façade.
Vase d'expansion, remplissage et pression dans le circuit solaire
Le circuit solaire est un système fermé sous pression – comme un circuit de chauffage classique, il a besoin d'une vase d'expansion. Son rôle est de compenser la dilatation volumique du fluide calorigène, qui varie au cours de la journée de la température froide du matin à la température élevée de l'après-midi ensoleillé et vice-versa. Sans vase d'expansion, ces variations de volume provoqueraient des fluctuations de pression excessives dans le circuit, ce qui solliciterait les raccords, l'échangeur et la pompe elle-même.
Le remplissage et le dégazage du circuit solaire s'effectuent via des robinets de remplissage à l'aide d'une pompe à main ou électrique, de la même manière que lors du remplissage d'un circuit de chauffage classique. Il est important de réaliser un dégazage complet – les bulles d'air dans le circuit réduisent l'efficacité du transfert de chaleur et, à des températures élevées, peuvent provoquer un bruit de pompe. Le fluide solaire (mélange d'eau et de liquide antigel) se dégrade naturellement avec le temps en raison du chauffage répétitif à haute température, c'est pourquoi l'inspection de son état et, le cas échéant, son remplacement font partie de l'entretien régulier.
Cette zone – remplissage, pression, dégazage et pannes courantes telles que la baisse de pression ou le bruit de la pompe – fait partie des sujets auxquels les propriétaires de systèmes solaires s'adressent le plus fréquemment au SAV. Un aperçu complet des procédures et des pannes typiques est disponible dans l'article SAV, remplissage et pannes courantes des systèmes solaires.
Combien coûte un système solaire et comment choisir la bonne combinaison
Prix indicatifs des composants du système solaire mentionnés dans l'article.
Le prix d'un système solaire complet comprend le prix des capteurs, du réservoir, de l'unité de commande, du groupe de pompage, du réseau de tuyauterie, de la structure de montage et, enfin, de l'installation elle-même. Parmi les composants mentionnés dans cet article, on peut avoir une idée approximative des éléments de moindre importance : la régulation solaire (par exemple Euroster 813 Solar) coûte environ 109 €, le groupe de pompage (ZP2-12 ECO) environ 751 €, le tuyau flexi isolé pour un tronçon de dix mètres environ 309 € et la structure de montage pour toiture plate environ 117 € – à cela, il faut ajouter le prix des capteurs et du réservoir eux-mêmes, qui constituent la plus grande part du budget et varient selon le nombre de capteurs et la capacité du réservoir.
En choisissant une combinaison précise de composants, il est utile de suivre l'ordre logique de la conception : d'abord déterminer la consommation d'eau chaude dans le foyer et en déduire le volume nécessaire du ballon d'eau chaude sanitaire (voir Quel ballon solaire ai-je besoin), puis choisir le type et le nombre de capteurs selon la surface et l'orientation du toit disponibles (voir Capteurs solaires plats vs. capteurs solaires à vide), ensuite régler le montage selon le type de toiture spécifique, et enfin choisir la régulation, le groupe de pompage et les tuyaux selon la longueur et la complexité du tracé. Si vous ne faites pas l'installation vous-même, mais que vous la faites réaliser par une entreprise professionnelle, le déroulement exact des étapes, depuis la préparation jusqu'au démarrage, se trouve dans l'article Installation d'un système solaire – procédure pas à pas. Même si vous ne faites pas l'installation vous-même, il est utile de savoir ce qui doit être inclus dans une réalisation correcte, afin de pouvoir vérifier.
Exemples concrets de la pratique
Exemple 1 : maison familiale avec toit pentu et foyer de quatre personnes. Maison familiale orientée sud, toit à deux versants avec couverture en tuiles creuses, pente d'environ 35°. Foyer de quatre personnes avec une consommation moyenne d'eau chaude d'environ 160 à 200 litres par jour. Dans ce cas, une solution typique consiste en des capteurs solaires plats (plus résistants mécaniquement, plus avantageux en prix, suffisants pour une couverture principalement estivale), un ballon solaire avec deux échangeurs (solaire et raccordement au chauffage), et une structure de montage adaptée exactement à ce type de tuiles. L'unité de commande Euroster 813 Solar assure l'activation automatique de la pompe selon la différence de température, le groupe de pompage ZP2-12 ECO permettant la circulation entre le toit et la pièce technique située dans la cave. Comme la pièce technique est ici située dans la cave, donc relativement éloignée du toit, une tuyauterie flexible isolée d'avance est utile pour un long tronçon vertical, ce qui réduit le temps d'installation et diminue le risque de pertes thermiques sur une longue distance. En été, un tel ensemble couvre généralement la majeure partie de la consommation d'eau chaude sans besoin de chauffage supplémentaire, en transition partiellement, en hiver il sert principalement d'échauffement préalable de l'eau froide d'entrée.
Exemple 2 : chalet de loisirs avec toit plat et utilisation saisonnière. Chalet principalement utilisé de printemps à automne, avec toit plat (sans possibilité de pente) et occupation limitée à deux à trois personnes pendant le séjour. Dans ce cas, une structure de montage avec pente ajustable pour toit plat (par exemple jusqu'à 15°) est nécessaire, ce qui assure également un nettoyage naturel du capteur par la pluie sans que l'utilisateur ait à s'en occuper régulièrement. Comme il s'agit d'une utilisation saisonnière avec une exploitation principalement estivale, c'est précisément ici que le système solaire se révèle le plus avantageux – la demande d'eau chaude est la plus élevée exactement pendant la période où le gain solaire est le plus important. Un volume de ballon plus petit suffit en raison du faible nombre de personnes, et un tracé plus court (la pièce technique est proche du toit) permet d'utiliser un court tronçon de gainage inox ondulé au lieu d'une tuyauterie flexible, ce qui économise une partie du budget sans perte de fonctionnalité.
FAQ – questions fréquentes sur le choix d'un système solaire
Est-ce que le système solaire remplace complètement mon chaudière ou ma pompe à chaleur ?
Non. Le système solaire complète, il ne remplace pas un fournisseur d'énergie thermique principal. Il couvre au maximum le chauffage de l'eau chaude sanitaire en été, en hiver et pendant les périodes de faible rayonnement solaire, un chauffage supplémentaire par la chaudière ou la pompe à chaleur est nécessaire.
Quelle est la différence entre un capteur solaire plat et un capteur solaire à vide en termes de foyer ordinaire ?
Les capteurs solaires plats sont moins chers et plus résistants mécaniquement (par exemple contre les grêlons) et suffisent habituellement pour le chauffage de l'eau chaude sanitaire dans nos conditions climatiques. Les capteurs solaires à vide ont une meilleure efficacité à basses températures extérieures et avec un rayonnement faible, mais sont plus chers et plus fragiles. Détails dans l'article Capteurs solaires plats vs. capteurs solaires à vide.
Pourquoi le ballon solaire ne peut pas être un simple chauffe-eau ?
Le ballon solaire dispose en plus d'au moins un échangeur de chaleur connecté au circuit solaire, par lequel l'eau est chauffée indirectement – le fluide solaire circule séparément et ne rentre pas en contact avec l'eau d'usage. Un simple chauffe-eau ne possède pas cette structure.
Ainsi, l'unité de commande décide quand activer et désactiver la pompe circulatrice.
Comment l'unité de commande sait-elle quand activer la pompe ?Elle compare la température du capteur et celle du ballon à l'aide de capteurs. Lorsque le capteur est plus chaud que le ballon d'une différence définie, l'unité de commande active la pompe circulatrice du groupe solaire. Lorsque la différence baisse, la pompe est désactivée pour empêcher la chaleur de revenir au capteur refroidi.
Est-ce que le tuyau flexible isolé d'avance vaut le coup par rapport au tuyau en cuivre classique ?
Oui, pour des tracés longs ou complexes – le tuyau flexible 2 en 1 possède l'aller et le retour dans un seul revêtement isolé, donc il n'est pas nécessaire de l'isoler séparément sur le toit ou dans la gaine, ce qui réduit le temps d'installation. Pour des tracés courts, on utilise souvent un tuyau inox ondulé.
Est-ce que le capteur sur le toit doit absolument être incliné à un certain angle ?
Sur un toit pentu, l'inclinaison du capteur copie celle du toit. Sur un toit plat, on utilise une structure ajustable, généralement avec une pente d'au moins 15°, afin que le capteur puisse se nettoyer naturellement par l'eau de pluie.
Pourquoi le circuit solaire a-t-il besoin d'un vase d'expansion ?
Le circuit solaire est fermé, à pression, et le fluide caloporteur change de volume selon la température. Le vase d'expansion compense cette dilatation volumétrique à haute température, ce qui protège le circuit contre une pression excessive.
À quelle fréquence faut-il contrôler ou remplir le fluide du système solaire ?
Le fluide solaire se dégrade naturellement au fil du temps à cause des réchauffages répétés à haute température, c’est pourquoi il est utile de vérifier régulièrement son état et, si nécessaire, de le remplacer, de la même manière que le contrôle de la pression dans le circuit. Les pannes courantes et les procédures de SAV sont décrits dans l’article SAV, remplissage et pannes courantes des systèmes solaires.
Est-il possible d’ajouter un système solaire à une maison déjà équipée d’une chaudière ?
Oui, c’est une configuration courante et recommandée – le système solaire se connecte à un ballon solaire doté d’un deuxième échangeur relié à la chaudière existante, qui réchauffe l’eau lorsque le gain solaire est insuffisant. En savoir plus dans l’article Chauffage solaire comme complément à la chaudière.
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