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Clapet anti-retour intermédiaire vs. clapet anti-retour final : quelle est la différence et où utiliser chacun

Vanne anti-retour intermédiaire vs. vanne anti-retour terminale : quelle est la différence et où utiliser chacune

Lorsque le client souhaite protéger son logement contre le retour d’eau de la canalisation, il se concentre généralement sur le diamètre de la vanne dont il a besoin. C’est une question importante – mais avant cela, il y en a une autre qui détermine l’ensemble du concept d’installation : doit-on utiliser une vanne anti-retour intermédiaire ou une vanne anti-retour terminale (bouchante) ? Cela dépend beaucoup plus qu’il n’y paraît au premier abord. Le mauvais choix peut signifier soit une protection inopérante, soit une installation inutairement compliquée, ou encore une vanne que vous ne pourrez jamais vérifier ou nettoyer correctement.

Dans cet article, je détaillerai les deux types – ce qu’ils sont en termes de construction, où ils sont utilisés, leurs forces et faiblesses respectives, et surtout : quel scénario précis correspond à chaque type. J’ajouterai également quelques exemples tirés de commandes réelles, car c’est justement dans la pratique que l’on voit où les gens font des erreurs.

Qu’est-ce qu’une vanne anti-retour de canalisation – les bases avant la comparaison

Pour que la comparaison ait un sens, nous devons d’abord clarifier le principe de base. Une vanne anti-retour de canalisation est une soupape unidirectionnelle insérée dans un tuyau ou dans une fosse. Elle permet à l’eau usagée de s’écouler dans un seul sens – hors du bâtiment vers l’égout – mais se ferme automatiquement lorsque la pression de l’eau commence à agir dans le sens inverse (c’est-à-dire lorsque la canalisation est surchargée et que l’eau commence à revenir dans le bâtiment).

Le mécanisme est simple : la vanne (ou clapet) est suspendue à un axe dans la partie supérieure ou centrale de la section du tuyau. Elle s’ouvre normalement sous l’effet du débit d’eau. Lorsque le débit s’arrête ou se retourne, la vanne tombe sous son propre poids (ou avec l’aide d’un ressort) et ferme la section. Aucune électricité, aucun électronique – un dispositif mécanique pur.

Les vannes diffèrent par leur diamètre (DN 50, DN 75, DN 110, DN 125, DN 150, DN 200 et plus), leur matériau (acier inoxydable, PP, PE, fonte) et surtout par le type d’installation : intermédiaire ou terminale.

Débit normal Vanne ouverte Retour d’eau La vanne se ferme axe Principe de fonctionnement d’une vanne anti-retour – coupe d’un tuyau

Vanne anti-retour intermédiaire – qu’est-ce que c’est et comment ça fonctionne

La vanne anti-retour intermédiaire (également appelée « vanne de passage » ou « inline ») est un raccord inséré dans le cours du tuyau. Elle possède donc deux bouches – une entrée et une sortie – et se connecte des deux côtés du tuyau du même diamètre. L’eau usagée la traverse de manière continue, la vanne est située au milieu du parcours et, en temps normal, ne limite aucunement le débit.

D’un point de vue constructif, le corps de la vanne est généralement en PE ou PP (pour les modèles en plastique), ou en fonte ou en acier inoxydable pour les diamètres plus grands. À l’intérieur se trouve la vanne elle-même – habituellement en acier inoxydable ou en caoutchouc durci – suspendue à un axe. La surface d’étanchéité est généralement en caoutchouc souple, assurant l’étanchéité même en présence de légères impuretés dans l’eau usagée.

Les vannes intermédiaires disposent d’un orifice d’équilibrage ou de révision – soit un bouchon ouvert avec un couvercle, soit une plaque de révision permettant de vérifier l’état de la vanne sans démonter l’ensemble de l’installation. C’est un avantage pratique considérable par rapport à la situation où la vanne est enterrée profondément dans le béton sans aucune possibilité d’accès.

Où est généralement installée une vanne anti-retour intermédiaire

La vanne anti-retour intermédiaire est conçue pour être installée dans le cours d’un tuyau horizontal d’eaux usées, c’est-à-dire sur une section horizontale entre les canalisations montantes et la fosse de révision ou la connexion au réseau d’égout public. On la trouve le plus souvent :

  • Dans la dalle de fondation ou sous le sol du rez-de-chaussée – insérée dans le béton de manière à ce que le couvercle de révision soit orienté vers le haut et accessible via une plaque de sol
  • Dans une fosse ou une cuve d’égout – où l’espace suffisant permet l’installation et l’entretien ultérieur
  • Dans les sous-sols – si le tuyau suit librement ou est posé dans un lit en béton, la vanne intermédiaire est facilement accessible
  • Dans les cuves de drainage – où elle est combinée à d’autres éléments du système d’égout

Un exemple typique parmi les produits disponibles est la vanne anti-retour intermédiaire DN 110, adaptée au diamètre le plus courant des canalisations domestiques. Pour les toilettes et les canalisations principales de collecte, on trouve la vanne anti-retour intermédiaire DN 125, et pour les bâtiments plus grands ou les canalisations de collecte, la vanne anti-retour intermédiaire DN 200.

révision couvercle Côté entrée Côté sortie Corps de la vanne (PE/PP) Vanne intermédiaire – insérée dans le parcours du tuyau

Vanne anti-retour de fin de ligne – qu’est-ce que c’est et comment ça fonctionne

La vanne anti-retour de fin de ligne (également appelée « vanne de fermeture » ou « vanne de fin de tuyau ») est construite différemment : elle ne possède pas de collier de sortie pour un tuyau supplémentaire. Elle s’installe à l’extrémité d’un tuyau qui débouche dans une fosse, une chambre d’inspection, un bassin de rétention ou directement dans l’environnement extérieur. La vanne ferme la conduite – l’eau s’écoule par la vanne et continue à s’écouler par gravité. En cas de retour d’eau, la vanne se ferme.

Les vannes anti-retour de fin de ligne sont couramment en acier inoxydable, fonte ou plastique. Leur construction typique est simple : une bride ou un collier, sur lequel est monté le lobe de la vanne. Le lobe est suspendu sur un axe supérieur et s’ouvre vers l’avant. Lorsque l’écoulement cesse, le lobe retombe et ferme l’extrémité de la conduite.

Où est généralement installée la vanne anti-retour de fin de ligne

La vanne anti-retour de fin de ligne est utilisée dans des situations où le tuyau se déverse dans un espace ouvert et la vanne constitue l’élément final. Les emplacements typiques sont les suivants :

  • Objet de débouchage dans un récepteur (ruisseau, rigole, lac) – tuyaux d’assainissement ou de dérivation, où la vanne empêche le retour d’eau en cas de montée du niveau du récepteur
  • Fin de tuyau débouchant dans une fosse ou une chambre – lorsque l’espace suffisant est disponible pour le lobe pivotant
  • Débouches de drainage – lorsqu’un drainage est connecté à un canal d’évacuation ou à une fosse d’inspection
  • Systèmes d’évacuation sous pression négative – où le passage d’une zone sous pression négative à une zone gravitationnelle est résolu par une vanne

Détail constructif important : la vanne anti-retour de fin de ligne a besoin d’un espace libre suffisant devant l’extrémité du tuyau pour l’ouverture du lobe – habituellement au moins équivalent au diamètre DN. Cela doit être pris en compte lors de la conception de la fosse ou de l’objet de débouchage.

Principales différences constructives – aperçu

Vanne continue vs. Vanne de fin de ligne – comparaison Caractéristique Continue Fin de ligne Nombre de colliers 2 (entrée + sortie) 1 (seulement entrée/sortie) Position dans le système Dans le cours du tuyau À la fin du tuyau Accès d’entretien Souvent oui (couvercle) Direct (visible) Installation Dans le tuyau (encastrement) À l’extrémité du tuyau Espace libre devant la vanne Pas nécessaire Nécessaire (ouverture du lobe) Utilisation typique Assainissement domestique Débouches, fosses, drainage Longueur du corps 200–600 mm (selon DN) Seulement l’épaisseur de la bride/corps Résistance au débit Légèrement plus élevé (corps de la vanne) Faible (débit libre) Les valeurs sont indicatives et dépendent du fabricant et du produit spécifique

Exemples pratiques : où utiliser précisément chaque type

La théorie est une chose, la réalité des commandes en est une autre. Au cours de mes années d’expérience, je tombe souvent sur quelques situations typiques où les gens hésitent ou font un mauvais choix. Voici quelques scénarios concrets :

Scénario 1 : Maison individuelle dans une zone inondable – protection de l’assainissement en rez-de-chaussée

Situation courante : une maison individuelle, rez-de-chaussée, les toilettes et le lavabo sont connectés à un tuyau commun DN 110 qui traverse les fondations pour rejoindre le réseau d’égouts. En cas de fortes pluies, l’assainissement est surchargé et l’eau revient. Le client souhaite une protection.

Ici, le bon choix est clair : vanne continue DN 110, installée dans le tuyau horizontal des fondations, avec un couvercle d’entretien accessible via un panneau stratifié dans le sol. La vanne est intégrée dans le cours du tuyau, le tuyau continue au-delà – c’est exactement la définition d’une vanne continue. Un produit comme vanne anti-retour continue DN 110 est spécialement conçu pour ce cas.

Erreur fréquente : le client achète parfois une vanne de fin de ligne, car elle est plus économique. Mais la vanne de fin de ligne ne possède pas de collier de sortie – elle ne peut pas être facilement intégrée dans le cours du tuyau. Soit il faut créer des raccords spéciaux autour d’elle, soit (ce qui arrive souvent en pratique) la vanne est mal installée et ne fuit pas.

Scénario 2 : Débouché de drainage vers une fosse d’inspection

Le client dispose d’un drainage autour des fondations, qui collecte l’eau souterraine et la dirige vers une fosse d’inspection, d’où elle est connectée à un ruisseau ou à l’assainissement. Il souhaite empêcher le retour d’eau du ruisseau vers le drainage en cas de niveau élevé.

Ici, une vanne de fin de ligne est adaptée à l’extrémité du tuyau de drainage, là où la conduite débouche dans la fosse ou directement dans le récepteur. La vanne ferme la fin de la conduite, le lobe s’ouvre dans l’espace libre de la fosse. Lorsque le niveau dans la fosse monte, le lobe se ferme et l’eau ne peut pas revenir dans le drainage.

Si une vanne de passage était utilisée ici, elle devrait être installée quelque part avant la fosse – ce qui aurait moins de sens, car le tuyau devrait continuer encore plus loin derrière la vanne, ce qui n’est pas le cas pour un objet d’évacuation.

Scénario 3 : W.C. en sous-sol (W.C. dans une cave)

Équipement de sous-sol (toilette, douche ou lave-linge) dans une cave située en dessous du niveau de raccordement à l’égout – la situation est plus complexe ici, car l’eau usée doit d’abord être pompeée vers le haut, puis évacuée par gravité. La vanne anti-retour fait ici partie du tuyau sous pression derrière la pompe.

Dans ce cas, une vanne de passage (ou une vanne anti-retour spéciale sous pression) est généralement installée derrière la pompe d’éjection sur le tuyau d’éjection, afin de s’assurer que, lorsque la pompe s’arrête, l’eau ne revienne pas dans la cuve de collecte du sous-sol. Il s’agit généralement d’un diamètre faible – DN 50 ou DN 75 – mais le principe d’installation en passage reste le même.

Scénario 4 : Fosse de drainage avec plusieurs raccordements

Un terrain plus grand, plusieurs branches de drainage débouchant dans une fosse de contrôle centrale. Le client souhaite s’assurer qu’en cas de surcharge d’une branche, il n’y ait pas de retour d’eau vers les autres branches de drainage.

Ici, des vannes de fin de ligne devraient être installées sur chaque collet d’entrée de la fosse – c’est-à-dire à l’endroit où chaque tuyau de drainage entre dans la fosse. Les vannes protègent mutuellement les différentes branches. La fosse peut avoir un diamètre de 315 mm ou 400 mm. Pour les fosses, il convient également d’utiliser les couvercles de fosse 315 ou les couvercles de fosse 400 adaptés, qui permettent un accès pour l’entretien.

Scénario 5 : Immeuble d’appartements, tuyau d’évacuation commun DN 200

Un immeuble d’appartements plus grand, avec un tuyau d’évacuation principal DN 200, qui traverse le sous-sol et se raccorde au réseau public. Le gestionnaire souhaite protéger l’ensemble du bâtiment contre un retour de débordement.

Solution : une vanne de passage DN 200 installée dans le tuyau horizontal avant le raccordement au réseau public, idéalement dans une fosse, où l’accès est possible pour l’entretien régulier. La vanne anti-retour de passage DN 200 est spécialement conçue pour cette dimension. Attention : pour les DN 200 et plus, il est important de garantir un accès facile, car le nettoyage et l’entretien sont plus exigeants et doivent être effectués régulièrement.

Aspects hydrauliques : pertes de charge et débit nominal

Les vannes anti-retour ne sont pas des dispositifs hydrauliquement neutres. Chaque vanne introduit dans le système une certaine résistance locale – cela dépend de la conception, de l’angle d’ouverture de la pale et de la vitesse du débit.

Une vanne de passage présente généralement un plus grand résistance au débit qu’une vanne de fin de ligne, car l’eau doit traverser l’ensemble du corps de la vanne, y compris le mécanisme lui-même. Cela est généralement négligeable pour une canalisation domestique ordinaire avec un débit gravitationnel, mais sur des longues distances de tuyauterie ou avec une pente faible, cela peut provoquer des dépôts ou une évacuation insuffisante. C’est pourquoi il est recommandé d’installer des vannes de passage avec une pente suffisante du tuyau – au minimum 1 à 2 % (1 à 2 cm par mètre de longueur).

Une vanne de fin de ligne à l’évacuation dans l’espace libre présente une plus faible résistance au débit, car il n’y a pas de colonne d’eau supplémentaire derrière la vanne. La pale peut s’ouvrir pleinement (généralement à 90° ou plus) et l’eau s’écoule librement.

Lors de la conception du système, il faut toujours vérifier que la vanne, lors d’un débit maximal prévu (par exemple, en cas de crue, ou lors du fonctionnement maximal de la pompe), ne crée pas une résistance telle qu’elle n’arrête pas le retour d’eau, mais le ralentit seulement. La vanne doit toujours être dimensionnée pour un DN égal ou supérieur à celui du tuyau concerné.

Matières et durée de vie : ce qui compte dans les conditions réelles

L’environnement de canalisation est agressif : eau avec des matières fécales, graisses, produits de nettoyage, et parfois aussi des produits chimiques domestiques. La vanne doit résister à tout cela sur une longue période – idéalement pendant 20 ans ou plus, sans changer le joint.

Le corps de vanne en PE ou PP résiste à la plupart des produits chimiques de déchets domestiques, est léger et facile à manipuler. L’inconvénient est une résistance mécanique plus faible sous la charge du sol ou en cas d’installation inappropriée (par exemple, sans lit en béton).

La acier inoxydable (AISI 304 ou 316) pour la pale de la vanne est aujourd’hui le standard de fait pour toute vanne de qualité. Résistante à la corrosion, mécaniquement solide, facile à nettoyer.

Le joint en caoutchouc EPDM est le choix le plus courant – résistant à une large plage de températures (de -30 °C à +120 °C), chimiquement résistant et élastique même après des années d’utilisation. Le caoutchouc nitrile (NBR) est utilisé là où il y a un risque de contact avec des huiles ou des hydrocarbures.

La cause la plus fréquente de panne d’une vanne n’est pas le matériau du corps, mais le recouvrement du siège de la vanne – dépôts de graisse, fibres ou autres impuretés empêchent la fermeture correcte de la pale et la vanne cesse d’étanchéifier. C’est pourquoi les vannes de passage avec un orifice d’inspection ont un grand avantage – elles peuvent être nettoyées sans excavation. Vous en saurez plus sur ce problème dans l’article Pannes fréquentes des vannes anti-retour : pourquoi la vanne ne fuit plus ou ne se ferme plus.

Emplacement typique des vannes dans une maison (section) Maison familiale ±0,000 m WC K1 Fosse K2 Drainage Égout K1 = Vanne de passage (dans le tuyau sous le plancher) K2 = Vanne de fin de ligne (à l’évacuation dans la fosse)

Legislation et normes : ce que dit la STN et la pratique européenne

L'installation de clapets anti-retour dans l'assainissement n'est pas seulement une question de choix technique, mais aussi de normes. Dans le contexte slovaque, les principales réglementations sont les suivantes :

  • STN EN 13564-1 : Fermetures anti-retour pour bâtiments – Exigences. La norme définit les catégories de fermetures selon le niveau de protection (type A, B, C, D) et les conditions dans lesquelles chaque type est obligatoire.
  • STN EN 1253 : Bouches de sol et ouvertures de visite – pertinentes lors de l'installation de clapets dans les sols.
  • Décret n° 532/2002 Z.z. (Loi sur la construction, exigences techniques pour les bâtiments) : Parle de l'obligation de protéger les installations d'assainissement contre le retour d'eau dans les zones à risque accru d'inondation.

La norme STN EN 13564 divise les fermetures anti-retour en classes selon leur fonction : des clapets simples (classe I) aux fermetures combinées avec fermeture manuelle (classes II, III) jusqu'aux systèmes avec actionneur électrique (classe IV). Pour une protection domestique ordinaire, la classe I ou II suffit – c'est-à-dire un clapet anti-retour gravitationnel, éventuellement avec fermeture manuelle complémentaire.

Lors des rénovations dans une zone inondable (Q100 ou Q500), les assureurs et les concepteurs peuvent exiger un niveau de protection plus élevé – en pratique, cela signifie un clapet combiné avec fermeture manuelle et accès de maintenance.

Installation : ce qui doit être correct dès le début

Le choix technique du clapet est la moitié du succès. L'autre moitié est l'installation correcte. Quelques points qui sont dans la pratique les principales sources de problèmes :

Pente du tuyau pour le clapet intermédiaire

Le clapet intermédiaire doit être installé dans un tuyau avec une pente correcte – au minimum 1 %, idéalement 2 %. Si la pente est inférieure, l'eau s'arrête devant le clapet et l'eau stagnante provoque un dépôt. Si le tuyau n'a pas de pente ou est même en contre-pente, le clapet fonctionne, mais se bouchera bien plus rapidement.

Sens d'installation

Sur le corps du clapet est toujours indiqué le sens du débit (par une flèche). Installer le clapet à l'envers est l'une des erreurs les plus fréquentes lors d'une installation DIY. Un clapet installé à l'envers empêche le débit normal et s'ouvre encore davantage en cas de retour d'eau. Un procédé détaillé se trouve dans l'article Installation d'un clapet anti-retour d'assainissement pas à pas.

Accès pour l'entretien

Si un clapet intermédiaire est coulé dans le béton sans aucun accès, il devient une bombe à retardement. Après cinq ans, la graisse et les dépôts sur le siège du clapet s'accumulent au point que le clapet ne tient plus – et vous le découvrirez seulement lors d'une inondation. Le couvercle de visite doit toujours être accessible : soit via une trappe de sol, soit via le couvercle d'une fosse de vidange. Ici, une combinaison correcte du clapet et de la fosse avec un couvercle adapté est utile.

Profondeur d'enterrage et recouvrement

Un clapet intermédiaire coulé dans le béton des fondations doit être protégé contre le gel – à une profondeur d'enterrage supérieure à 0,8 m (selon la région), le gel n'est pas un problème, mais dans une maison de jardin avec un réseau d'assainissement peu profond, il faut prévoir une calorifugeage.

Protection combinée : quand une seule klapka ne suffit pas

Dans le cas d'un risque accru (bâtiment bas, zone historiquement inondable, forte pente du terrain vers le réseau d'égouts), une seule klapka peut ne pas suffire. La pratique professionnelle parle de double protection : deux klapky l'une derrière l'autre, ou une klapka combinée avec un fermeture électromécanique.

Un double clapet intermédiaire (deux klapky installées dans le tuyau l'une derrière l'autre à une distance d'environ 0,5 à 1 m) multiplie la fiabilité – si le siège d'une est souillé et ne tient plus, l'autre prend le relais. Cette solution est courante pour les installations en sous-sol ou les bâtiments situés dans une zone Q100 inondable.

Pour une vue d'ensemble plus détaillée sur l'endroit et la raison d'installer un clapet, je vous recommande l'article Protection contre l'inondation par le réseau d'égouts : quand et pourquoi installer un clapet anti-retour.

Choix correct du diamètre DN : base avant de choisir le type

Avant de décider du type de clapet, il faut être clair sur le diamètre. Les tuyaux d'assainissement dans les maisons individuelles ont les dimensions typiques suivantes :

  • DN 50 : lavabos, évier, douches (évacuation sans WC)
  • DN 75 : lave-linge, bidoche, bouches de sol
  • DN 110 : WC, monte-eaux, tuyaux de collecte dans une maison plus petite
  • DN 125 : tuyaux de collecte dans une maison plus grande ou un appartement
  • DN 150 : bâtiments plus grands, cours de garage, parkings
  • DN 200 : immeubles d'appartements, bâtiments commerciaux plus grands

Le clapet doit toujours avoir le même ou un diamètre plus grand que le tuyau – il ne doit jamais être rétréci ! Un calcul plus détaillé et les règles sont disponibles dans l'article Quel diamètre DN de clapet ai-je besoin pour mon système d'assainissement.

Questions fréquentes (FAQ)

Puis-je installer un clapet intermédiaire verticalement (dans un tuyau vertical) ?

La plupart des clapets anti-retour gravitationnels sont conçus pour une installation horizontale (allongée). Dans un tuyau vertical, la lame du clapet ne pourrait pas s'adapter correctement par son propre poids. Si vous avez besoin d'un clapet dans un tuyau vertical (par exemple, après une pompe de refoulement), recherchez un type spécial avec fermeture par ressort, conçu pour une installation verticale. Vérifiez toujours la fiche technique du produit spécifique.

Quelle est la différence entre un clapet anti-retour et un clapet à fermeture ?

Le clapet anti-retour (flap valve) a une lame tournant autour d'un axe – s'ouvre vers l'extérieur. Le clapet à fermeture (check valve ou vanne à boisseau sphérique) a un autre mécanisme de fermeture : une bille, un disque ou une membrane. Dans l'assainissement, on utilise des clapets, car ils sont plus résistants aux salissures et aux grands diamètres. Les clapets à fermeture sont plus courants dans les tuyaux sous pression (eau potable, tuyaux de refoulement de pompe). Les deux remplissent la même fonction – un débit unidirectionnel – mais pour des applications différentes.

Est-ce qu'un clapet DN 110 est compatible avec une tuyauterie DN 110 de chaque fabricant ?

En principe oui, car le DN (Diamètre Nominal) est une norme européenne et le diamètre extérieur/intérieur des tuyaux doit correspondre à la norme. Dans la pratique, des écarts mineurs peuvent survenir avec des tuyaux bon marché non conformes aux normes, ou avec des tuyaux d'anciens systèmes (par exemple, les tuyaux en maçonnerie ont d'autres tolérances). Avant l'achat, vérifiez toujours pour quel type de tuyau (PE, PP, PVC, en maçonnerie) le clapet est conçu et quel type de raccord est utilisé (extrémité lisse, joint en caoutchouc, soudure).

Combien de fois faut-il nettoyer et contrôler le clapet ?

La fréquence recommandée pour un clapet anti-retour domestique est d'au moins une fois par an, idéalement à l'automne avant la saison hivernale, lorsque le risque d'événements orageux et de surcharge du réseau d'assainissement est le plus élevé. Contrôle visuel (regarder par l'ouverture de visite, vérifier le mouvement libre de la lame), éventuellement nettoyage du siège des dépôts graisseux. Plus de détails sont disponibles dans l'article Entretien et nettoyage du clapet anti-retour d'assainissement – combien de fois et quoi vérifier.

Quand est-il obligatoire d'installer un clapet anti-retour par la loi ?

La législation slovaque n'impose pas directement à chaque propriétaire de maison individuelle l'installation d'un clapet. L'obligation peut découler de : (a) la documentation de projet lors d'une nouvelle construction dans une zone inondable, (b) les conditions de l'assureur (beaucoup d'assureurs refusent de couvrir les dommages causés par un retour d'eau sans clapet), (c) la décision du gestionnaire du réseau d'assainissement. En pratique, un clapet est presque toujours obligatoire dans une zone inondable lors de l'obtention du permis de construire.

Puis-je installer le clapet à l'extérieur, derrière la maison, et non sous le sol ?

Oui, on peut installer le clapet dans une fosse ou une chambre de visite derrière la maison. D'un point de vue hydraulique, il est préférable d'installer le clapet le plus près possible de la maison – cela réduit la longueur de tuyau exposée au risque de retour d'eau. Si le clapet est installé loin de la maison (par exemple, dans une fosse d'entrée à la limite du terrain), une partie du tuyau entre le clapet et la maison reste non protégée. D'un point de vue d'accès pour l'entretien, une fosse est plus avantageuse qu'un clapet coulé dans le béton sous le sol.

Conclusion : comment se décider en deux étapes

Le choix entre un clapet intermédiaire et un clapet final n'est pas compliqué, si l'on suit une méthode. Première étape : déterminer où le clapet se trouve physiquement dans le système. Est-ce au milieu du tuyau, où la conduite continue ? Dans ce cas, c'est un clapet intermédiaire. Est-ce à l'extrémité du tuyau, où la conduite débouche dans un espace libre, une fosse ou un récipient ? Dans ce cas, c'est un clapet final.

Deuxième étape : vérifiez le diamètre DN du tuyau et choisissez la bonne taille. Pour les canalisations domestiques, le diamètre DN 110 est le plus courant – idéalement couvert par une clapet anti-retour DN 110. Pour les conduits d’évacuation plus grands ou les bâtiments à plusieurs étages, optez pour une clapet DN 115 ou une clapet DN 200.

Ne vous contentez pas d’investir dans la clapet – pensez aussi à l’accès. Une fosse de visite équipée d’un couvercle 315 ou d’un couvercle 400 vous garantit que vous serez effectivement en mesure d’entretenir et de contrôler la clapet – et que la protection de votre maison fonctionnera non seulement la première année, mais pendant toute la durée de vie de l’installation.

Si vous n’êtes pas sûr du bon choix pour votre cas particulier, consultez aussi l’article Comment choisir la bonne clapet anti-retour – diamètre, type et emplacement ou le récapitulatif des réponses aux Questions fréquentes sur les canalisations en PE, la drainage et les clapets anti-retour.

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