Système de chauffage du futur
Le souci d'une utilisation économique des ressources énergétiques conduit aux mesures suivantes :
1. l'optimisation de la fourniture de chaleur aux espaces résidentiels, c'est-à-dire une installation de chauffage bien conçue chauffe les espaces utilisés dans un temps aussi limité que possible, pendant la période où l'espace est effectivement utilisé
2. une meilleure et plus saine utilisation de la chaleur avec une température réduite du fluide à l'entrée de l'environnement chauffé
Cela signifie concrètement réaliser :
1. des systèmes de chauffage capables, avec un contrôle maximal indépendant, de satisfaire les exigences dans l'espace chauffé défini, ce qui conduit à une division de plus en plus fréquente des systèmes de chauffage en zones
2. des systèmes à basse température du fluide (ou plus fréquemment des systèmes mixtes)
Cette pratique montre de plus en plus clairement que la nouvelle orientation du développement technologique dans le chauffage, outre le développement des sources de chaleur elles-mêmes (chaudières), conduira à un perfectionnement de plus en plus poussé des sous-systèmes qui participent au fonctionnement du système de chauffage.
Sous le terme de sous-systèmes de service, on entend l'équipement mécanique, hydraulique et électronique assurant les valeurs correctes de la perte de charge, le bon déroulement de la régulation et la sécurité basée sur les valeurs mesurées des grandeurs pertinentes, la transmission des signaux jusqu'au déclenchement des éléments de commande - il s'agit donc de capteurs, de vannes, d'éléments moteurs électromécaniques, tout cela contrôlé par un interface électronique de plus en plus perfectionné.
Il est nécessaire de souligner ici que le contrôle intégré du système de production de chaleur fait partie d'une surveillance globale de tous les circuits de service dans les habitations et représente une nouvelle méthode de conception des espaces résidentiels : le circuit n'est plus un "élément étranger" de l'appartement, mais devient une composante harmonieuse de la maison.
Tout l'équipement accessoire, qui était auparavant préparé directement sur place d'installation, comme les répartiteurs, les pompes, les vannes et le câblage électrique, est aujourd'hui, grâce à des solutions éprouvées et implantées comme le contrôle par relais, progressivement remplacé par des ensembles fournis par le fabricant de la chaudière, qui présentent ces avantages :
1. ils sont spécifiquement développés pour assurer une connexion optimale à un appareil déterminé et garantissent la meilleure performance et l'utilisation maximale des possibilités de l'appareil concerné
2. ils simplifient considérablement l'installation
3. ils réduisent fortement la dimension des composants de l'installation
On peut affirmer avec certitude que l'avenir des installations de chauffage tend de plus en plus vers la modularité. Des exemples peuvent être vus aussi bien dans le chauffage central que dans les systèmes autonomes.
Dans le premier cas, l'utilisation des systèmes modulaires croît, offrant aux concepteurs et installateurs la possibilité d'adapter la performance du système aux besoins du bâtiment en reliant des "paquets" de production de chaleur dans la quantité demandée.
Ces modules équivalents ont l'avantage de l'adaptabilité et presque tous les éléments mécaniques et électroniques nécessaires à leur fonctionnement correct et sécurisé sont intégrés directement en eux. L'installation se limite alors au raccordement de l'appareil aux connexions hydrauliques et au système de fumisterie.
Dans le cas des installations autonomes, on observe une intégration progressive des répartiteurs traditionnels, des pompes circulatrices, des vannes, contrôlés électroniquement et installés dans des unités compactes. Autrefois, tous ces appareils nécessitaient des espaces propres à leur installation, car ils étaient volumineux et peu esthétiques. Aujourd'hui, on utilise des ensembles de distribution intégrés (par exemple, un répartiteur hydraulique zoné DIM lmmergas).
Ces ensembles modulaires possèdent une interface très précisément conçue pour le raccordement à la chaudière, comme l'illustre le schéma suivant.
Les deux systèmes électroniques de commande communiquent et contrôlent ensemble toute la distribution de chaleur en fonction des horaires, des circuits et des températures demandés.
On peut affirmer que ces unités connectées constituent véritablement un "logiciel", c'est-à-dire le cerveau pensant du système de chauffage.
Cela est le contraire absolu de la conception législative actuelle d'une "distribution" ; perçue physiquement et thermodynamiquement comme un tout déterminé, duquel la chaleur est simplement libérée. Une telle approche est trop simpliste.
D'autre part, ce point de vue exige une révision radicale à la fois de la conception fondamentale du système et des méthodologies de calcul.
L'efficacité d'un tel système conçu ainsi et l'effet de l'interaction entre la source de chaleur et le système de contrôle des flux thermiques exigent une analyse et une étude détaillée sur place. Leur interaction mutuelle doit être évaluée de manière synergique, et non séparément, comme le stipule la législation actuelle.
Une telle évaluation exige un équipement de test et, bien sûr, un protocole d'essai permettant de simuler le fonctionnement du système dans des conditions aussi proches que possible des conditions réelles. Dans ce contexte, l'ingénieur devient le personnage central, car, grâce aux simulations, certains phénomènes pertinents pour l'évaluation réelle des propriétés du système de chauffage pourraient être mis en évidence. Nous croyons que c'est précisément cela qui pourrait être un tremplin et un matériau pour la future législation concernant les calculs des propriétés des systèmes de chauffage, dont l'avenir semble déjà proche.


